Hubert Rouy
Hubert Rouy.

 

TERRITOIRE. Les journalistes de Traces Ecrites News ont reçu hier, 18 décembre 2014, un droit de réponse d'Hubert Rouy, le dirigeant de la société SEGER qu'ils sont tenus légalement de publier. Il concerne la décision de la ville de Dijon sur le projet de cité internationale de la gastronomie.

 

« Votre article du 16 décembre, signé par Didier Hugue sur la Cité de la Gastronomie, reprend les propos méprisants tenus lors du conseil municipal de Dijon du 15 décembre pendant lequel a eu lieu la délibération sur les projets présentés pour la future Cité de la Gastronomie de Dijon.

Les mots employés, « défiguration », « illusoire », « difficilement acceptable »… à propos de sa candidature lors de cette réunion, incitent SEGER à réagir et à vous demander un droit de réponse reprenant les rectifications ci-après énoncées.

 

1. Le marché n’est pas attribué. Les candidatures présentées répondaient à un « appel à manifestation d’intérêt » (AMI), (mode de présélection des candidats destiné à établir une liste restreinte de candidats appelés ultérieurement à répondre à un appel d’offre restreint) et non à un appel d’offre, deuxième étape de la procédure qui viendra ensuite.

 

2. La présentation de la candidature SEGER n’était pas succincte. Elle était précise, détaillée et complète tout en respectant les termes de l’AMI de la Ville de Dijon qui précisait : « aucune réponse ne devra être accompagnée de propositions dessinées ni de proposition d’équipe de maîtrise d’œuvre ». Il n’y a eu aucune réunion de présentation et d’explication des éléments constituant la « candidature SEGER Caisse d’Epargne ».

 

3. Côté densification, les deux projets sont très proches. Dans l’écoquartier prévu par les deux projets, l’un envisage de construire 640 logements. SEGER propose de construire 60 000 m² de plancher ce qui correspond à 700 logements. L’argument d’une « densification difficilement acceptable » dans la candidature SEGER n’est donc pas recevable, pas plus que le terme de « défiguration ». Il est également faux de sous-entendre que la place accordée au logement serait au détriment du projet de la Gastronomie puisque les 26 000 m² demandés pour la Cité de la Gastronomie dans l’AMI sont exactement respectés par le projet SEGER.

 

4. L’offre de prix SEGER est beaucoup plus généreuse. Alors que son concurrent propose la somme de 12 millions d’euros pour le rachat du site de l’ancien hôpital général, SEGER et son partenaire financier en offrent 20 millions. Soit deux tiers de plus ! Le rapport municipal parle d’une « offre d’acquisition foncière illusoire » concernant le projet SEGER, sans se demander si cette offre avait été fixée de manière raisonnable par SEGER et son partenaire financier et sans prendre en compte le fait qu’il était considérablement plus avantageux pour le vendeur du site, lui même sans relation avec la collectivité.

 

Pourquoi autant de mépris ?

 

A ces éléments factuels, ajoutons le ton méprisant dont ont fait preuve certains intervenants à l’égard de SEGER lors de cette réunion (projet « succinct », « difficilement acceptable », « défiguration ») alors que le projet concurrent a été, comme l’article de Traces Ecrites en rend compte, présenté de façon flatteuse.

 

SEGER, entreprise née à Dijon il y a 40 ans, filiale du groupe Sorefi, dont le siège social est basé à Dijon et entourée dans ce projet de plusieurs partenaires nationaux avec implantation régionale, ne comprend pas pourquoi on cherche ainsi à dégrader son image et sa réputation. Sans le moindre argument sérieux ni raison objective.

 

Hubert Rouy,

Fondateur du groupe Sorefi et de sa filiale SEGER

 

Le droit de réponse est de droit, l’article 13 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse dispose en effet :


Le directeur de la publication sera tenu d’insérer dans les trois jours de leur réception, les réponses de toute personne nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique quotidien sous peine de 3750 euros d’amende sans préjudice des autres peines et dommages-intérêts auxquels l’article pourrait donner lieu [en application de cette disposition, la demande de droit de réponse doit être adressée au « directeur de publication » à défaut de quoi la rédaction est recevable à la refuser : [Cass. civ. 29 avril 1998 94-14139]] .


En ce qui concerne les journaux ou écrits périodiques non quotidiens, le directeur de la publication, sous les mêmes sanctions, sera tenu d’insérer la réponse dans le numéro qui suivra le surlendemain de la réception. Cette insertion devra être faite à la même place et en mêmes caractères que l’article qui l’aura provoquée, et sans aucune intercalation.

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