Holcim expérimente le clinker de ciment tout recyclé sur son site alsacien d’Altkirch. Le spécialiste nancéien de la nacelle élévatrice France Élévateur passe sous pavillon américain. Métalliance va livrer trois engins pour creuser le métro de Singapour. Le Pays de Montbéliard n’ira pas incinérer ses déchets dans le Territoire de Belfort. La justice valide l’élection de François Pélissier à la tête de la CCI de Meurthe-et-Moselle.

 

• Holcim expérimente le clinker de ciment tout recyclé sur son site alsacien d’Altkirch

Le géant cimentier suisse Holcim qui a fusionné avec le français Lafarge annonce la mise au point d’un clinker (*) entièrement formé de minéraux recyclés, dont le site d’application est l’usine d’Altkirch (Haut-Rhin). Cette première mondiale selon Holcim-Lafarge ouvre au groupe la voie à un « béton 100 % recyclé » qui sera fabriqué à partir de cet automne. La conception de ce clinker innovant, œuvre surtout du centre de R&D de l’Isle d’Abeau en Rhône-Alpes, résulte d’un savant cocktail de déchets, intégrant des cendres de bois et des résidus de traitement de minéraux, indique le groupe. Pilier industriel de la petite ville d’Altkirch à l’entrée de laquelle il passe tout sauf inaperçu, le site Holcim y emploie 85 salariés. M.Noyer

(*) composant principal du ciment

 

PVFmars

 

• Le spécialiste nancéien de la nacelle élévatrice France Élévateur passe sous pavillon américain

france elevateur
France Elévateur avait inauguré en 2020 une nouvelle ligne d’assemblage de fourgons-nacelles. © FE Groupe

« C’est certainement le meilleur partenaire possible », commente Charles Goffin, PDG de France Elévateur à Flavigny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle) dans l’agglomération de Nancy. L’américain Time Manufacturing Company a en effet annoncé au début de l’été l’acquisition de son homologue lorrain, fabricant de nacelles élévatrices. Créée en 1984, France Elévateur était détenue majoritairement depuis 2014 par la société française de capital-investissement Elaïs Capital. Au fil des ans, ses dirigeants ont bâti un groupe, baptisé FE Group, totalisant 450 salariés et composé des entités France Elévateur, FE Benelux, FE Deutschland et de l’espagnol Movex, une société rachetée en mars 2021. Le repreneur basé à Waco (Texas) emploie plus de 2.600 collaborateurs dans le monde dans la production de plateformes élévatrices principalement destinées aux secteurs des services publics d'électricité, des télécommunications, des infrastructures et de la foresterie. « Les deux entreprises ont une longue histoire et une solide réputation d'excellence en matière de recherche et d'ingénierie dans les plateformes élévatrices, et elles sont complémentaires tant sur le plan géographique que sur celui des marchés », conclut Charles Goffin. P. Bohlinger 

 

parcmulhouse

 

• Métalliance va livrer trois engins pour creuser le métro de Singapour

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Les Véhicules Multi-Services (VMS) de Métalliance, commandés pour le métro de Singapour, sont destinés à transporter diverses charges
(rails, bennes, racks, fûts, toupies, grues, nacelles…) dans un tunnel en construction. © Métalliance

C’est un nouveau marché qui s’ouvre pour Métalliance, filiale du fabricant d’engins de manutention Gaussin basé à Héricourt (Haute-Saône). La société de Saint-Vallier à côté de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), a reçu une commande de trois engins mobiles souterrains qui serviront à creuser l’extension de la huitième ligne de métro de Singapour, Cross Island. La première machine devrait être mise en service, sur place, en mai 2023. Les modèles seront électriques pour limiter l’empreinte carbone du projet. Ils serviront au transport de voussoirs et de béton, ainsi qu’à la logistique. L’entreprise Métalliance connue pour avoir inventé le train sur pneus est spécialisée dans l’étude et la réalisation d’équipements industriels et d’engins mobiles. M.Vollot

 

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• Incinération de déchets : Montbéliard n’ira pas dans le Territoire de Belfort

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Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont préféré la rénovation du four de l'usine montbéliardaise
au transfert des déchets à Bourogne. © PMA

Le très « chaud » dossier de l’incinération des déchets ménagers de l’agglomération de Montbéliard a rendu son verdict le 11 juillet. Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont retenu le scénario d’une rénovation du four de l’usine montbéliardaise arrivant en fin de vie, et ils ont écarté par conséquent le transfert des volumes concernés, soit 26.000 tonnes annuelles, à l’usine d’incinération du syndicat de traitement Sertrid à Bourogne dans le Territoire du Belfort qui tourne à 60.000 tonnes contre une capacité annuelle de 85.000. De quoi rallumer la « guerre » avec Belfort dont les élus ne cachent pas leur critique du choix opéré. La vieille rivalité et le climat de défiance ne peuvent être sous-estimés. Mais des arguments techniques et économiques sont  très recevables. « Le coût d'exploitation présenté par le Sertrib n'intégrait pas de prospective sur les investissements lourds nécessaires à Bourogne que la chambre régionale des comptes qualifiait dès 2016 d'usine commençant à vieillir. Cette solution aurait abouti à des coûts d'incinération proches de ceux de l'option rénovation de notre four », avance Daniel Granjon, vice-président collecte et traitement des déchets de PMA. Et, « point le plus important compte tenu de la fluctuation des prix de l'énergie », selon l'élu, l'usine montbéliardaise est couplée contrairement à la terrifortaine à un réseau de chaleur, celui qui alimente le quartier de la Petite Hollande (7.000 habitants) et plusieurs équipements.  La rénovation représentera un montant de 25 millions d’€ pour des travaux prévus sur l'année 2024. M.Noyer 

besançon

 

• La justice valide l’élection de François Pélissier à la tête de la CCI de Meurthe-et-Moselle

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François Pélissier, 59 ans, est reconduit pour un troisième mandat. © François Pélissier

À la suite d’un feuilleton judiciaire, François Pélissier, 59 ans, conserve son fauteuil de président de la Chambre du commerce et de l’industrie de Meurthe-et-Moselle (CCI 54). Le 21 juillet 2022, la cour administrative d’appel de Nancy a validé les résultats du scrutin contesté par la liste « Tous CCI 54 » portée par Christine Bertrand, ancienne patronne du Medef de Meurthe-et-Moselle. Invoquant des irrégularités présumées lors de l’élection organisée du 27 octobre au 9 novembre 2021, « Tous CCI 54 » avait déposé un recours en invalidation. Le tribunal administratif de Nancy avait donné raison aux requérants dans un jugement du 27 janvier 2022. La cour administrative d’appel a inversé la décision, considérant qu’il n’y avait eu ni manœuvre, ni fraude. Elle a certes relevé deux irrégularités : diffusion d’un communiqué de presse du premier vice-président de la CCI 54 et envoi d’un courrier électronique appelant à voter pour la liste de François Pélissier. Mais elle a estimé qu'elles n’avaient pas altéré la sincérité du scrutin à l’issue duquel François Pélissier avait remporté la totalité des sièges. Ph.B

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