La fermeture des magasins Printemps de Strasbourg et de Metz induit 277 suppressions de postes. Vitibot perfectionne son robot de travail dans les vignes. Nestlé Waters injecte 17 millions d’€ sur son site d’embouteillage de Contrexéville. En Moselle, Seifert Logistics achève une plateforme logistique de 41.000 m² à proximité de Smartville. L’activité du lorrain France Elévateur décolle grâce au marché des télécoms. Les Transports Bouché s’étendent à Phalsbourg. Demathieu Bard construit des maisons 3D en béton à Reims.


• La fermeture des magasins Printemps de Strasbourg et de Metz induit 277 suppressions de postes

Le plan de fermeture de sept magasins en France présenté par le groupe Printemps le 10 novembre aux partenaires sociaux impacte lourdement le Grand Est. Les enseignes de Strasbourg et de Metz fermeront en effet leurs portes d’ici à janvier 2022. A l’échelle de la région, cela représente la suppression de 277 postes, soit 119 salariés du groupe et 158 démonstrateurs employés dans les magasins par les marques.
« Une nouvelle fois, les salariés paient de leur personne les mauvais choix stratégiques de nos dirigeants qui avaient tout misé sur le luxe et la clientèle internationale », a déclaré Jean-Jacques Liebert, délégué syndical du groupe, à l’attention des actionnaires du Printemps, le fonds Disa, aux mains d’investisseurs qataris.
A Strasbourg, Printemps avait achevé en 2013 un chantier de 20 millions d’€ d’investissement destiné à moderniser sa façade et restructurer ses espaces intérieurs. Le nouveau maire de Metz, François Grosdidier, a invoqué pour sa part un « cataclysme » et pointé du doigt « un développement périphérique largement supérieur à la moyenne nationale et la création d’une offre excédentaire à Metz intra-muros avec Muse. » P.B.


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• Vitibot perfectionne son robot de travail dans les vignes

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Cette lame et ses capteurs, ajoutée au robot emjambeur permet de biner la terre avec précision entre les pieds de vigne. © Vitibot


La société Vitibot basée à Reims, spécialisée en robotique, reçoit le Bronze aux Trophées de l'innovation Vinitech-Sifel, salon en ligne qui s’achève ce 3 décembre au soir, pour sa solution alternative à l'usage des herbicides. La société de robotique qui s’est fait une spécialité des robots enjambeurs viticoles, a développé des « Interceps électriques » pour son robot de travail des sols.
Doté d'une lame bineuse plate inclinée légèrement vers l’avant, l’outil permet un travail de précision entre les pieds de vigne grâce à des capteurs qui détectent ces derniers, évitant éventuelles projections d'huiles hydrauliques sur la végétation et les risques de contaminations.
Une application mobile enregistre les paramétrages et permet au viticulteur de connaître avec exactitude la configuration de sa parcelle (poids manquants, positionnement des poteaux).  Le robot électrique Bakus de Vitibot avait été remarqué en début d’année par le trophée de l’innovation du Grand Est. L’engin est capable d’assurer le désherbage mécanique des vignes en totale autonomie. C.P.

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• Dans les Vosges, Nestlé Waters injecte 17 millions d’€ pour produire davantage d’eaux aromatisées

 

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Nestlé Waters a injecté plus de 50 millions d’€ dans l’outil industriel de ses sites de Contrexéville et de Vittel, dans les Vosges. © Nestlé Waters


Les eaux minérales de Vittel et de Contrex accélèrent le déploiement de leurs gammes aromatisées. Le groupe Nestlé Waters, propriétaire des deux marques, a en effet annoncé ce 1er décembre un investissement de 17 millions d’€ sur son site d’embouteillage de Contrexéville (Vosges). Concrètement, le groupe suisse va implanter en fin d’année prochaine une nouvelle ligne de production d’une capacité de 18.000 bouteilles par heure dédiée à ses produits Bio Vittel Up, Vittel Fruits infusés bio et Contrex Green.
« En installant cette ligne aseptique, nous serons en mesure d’accélérer le lancement de nos innovations sur le segment très porteur des eaux aromatisées », commente Sophie Dubois, directrice générale de Nestlé Waters France.  La production de ces produits spécifiques a été relancée par le groupe en 2017. Elle était jusqu’à présent réalisée par un sous-traitant du sud-est de la France à partir d’eaux puisées dans les nappes vosgiennes.
Depuis 2019, Nestlé Waters a investi plus de 50 millions d’€ afin de moderniser ses usines vosgiennes de Vittel et de Contrexéville qui emploient 931 personnes. Le groupe a dans le même temps engagé un plan de départs volontaires portant sur la suppression de 120 emplois. P.B.

 

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• En Moselle, Seifert Logistics achève une plateforme logistique de 41.000 m² à proximité de Smartville

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Le prestataire a investi 30 millions d’€ en prévision de l’assemblage d’un SUV Mercedes à Hambach (Moselle) ; projet mis au placard cet été par Daimler. © Eifert Logistics


L’allemand Seifert Logistics mettra en service d’ici la fin de l’année à Hambach (Moselle) la seconde tranche d’une vaste plateforme logistique. Au total, le groupe familial de 2.000 salariés a investi 30 millions d’€ dans la construction de 41.000 m² de stockage et 1000 m² de bureaux. La première tranche avait été inaugurée en janvier dernier.
Le prestataire logistique avait en effet décroché en 2019 l’appel d’offres de Daimler portant sur la gestion des composants d’un SUV Mercedes prévu pour être assemblé à Smartville. Au moment où le constructeur automobile a annoncé sa volonté de céder son usine mosellane, le 3 juillet dernier, Seifert Logistics était déjà engagé dans la construction de la tranche 2 de sa plateforme. Luc Wanner, président de la filiale Seifert Automotive France qui emploie une centaine de personnes en Moselle, reconnait que « cette annonce impacte la stratégie de notre groupe. »
Il compte cependant profiter de ses bâtiments pour développer un portefeuille de nouveaux clients. Seifert Logistics s’est notamment manifesté auprès du repreneur de l’usine Smart, Ineos Automotive qui prévoit l’assemblage sur place d’un 4X4 inspiré du Land Rover Defender. Le logisticien compte également sur la concrétisation à Hambach du projet d’usine d’assemblage de panneaux photovoltaïques porté par le norvégien Rec Solar. P.B.

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• L’activité du lorrain France Elévateur décolle grâce au marché des télécoms

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La nouvelle ligne de France Elévateur assemble chaque semaine 15 à 18 fourgons-nacelles d’une portée de 12 mètres. © France Elévateur


Le déploiement de la fibre optique en France porte l’activité du fabricant de nacelles élévatrices France Elévateur. Courant octobre, cette entreprise Flavigny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle) a orchestré la montée en cadence de sa nouvelle ligne d’assemblage dédiée aux fourgons-nacelles d’une portée de 12 mètres.
Les opérateurs de cette quatrième ligne assurent le montage et le carrossage de 15 à 18 ensembles par semaine. La mise en service de la ligne, ainsi que le passage de la production à deux équipes hebdomadaires s’est accompagnée de quarante recrutements en CDD.
L’entreprise créée en 1984 et détenue majoritairement depuis 2014 par la société de capital-investissement Elaïs Capital, a bouclé son exercice en juin dernier sur un chiffre d’affaires de 60 millions d’€, soit une progression de 25% par rapport à juin 2019, avec 350 salariés. France Elévateur s’appuie sur un bureau d’études de 25 personnes qui planche actuellement sur un bras élévateur à nacelle d’une portée record de 40 mètres pour le compte de RTE (Réseau de transport d’électricité). P.B.

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• Les Transports Bouché s’étendent à Phalsbourg

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Daniel Gehringer, diirigeant des Transports Bouché va installer des locaux à température dirigée à l'occasion de leur agrandissement. © Traces Ecrites


Le transporteur-logisticien Bouché étend ses capacités d’entreposage à son siège de Phalsbourg (Moselle). Il va investir 10 millions d’€ dans la construction d’un bâtiment supplémentaire de 12.000 m2 qui l’amènera à un total de 30.000 m2 (dont 3.000 m2 loués hors du site). L’extension s’accompagne de la création de 45 emplois, pour atteindre un effectif de près de 200 salariés.
« Nous investissons pour continuer à bien peser sur le marché local que nous avons développé, en diversification de quelques clients historiques comme le fabricant d’emballages Amcor à Sarrebourg, Depalor à Phalsbourg… », indique le directeur Daniel Gehringer, qui a repris en 2016 la majorité du capital à la famille fondatrice Bouché.
Le permis pour les nouvelles surfaces a été déposé fin novembre, dans le but d’en lancer les travaux au printemps prochain pour une mise en service à l’été 2022. L’entreprise, au chiffre d’affaires de 14 millions d’€ l’an dernier, vise de la croissance externe pour sa partie transports, « notamment pour acquérir la compétence de température dirigée », précise son dirigeant. M.N.

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• Feu vert pour les maisons 3D en béton à Reims

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Fabrication de béton avec une imprimante 3D.


Le bailleur social reimois Plurial-Novilia a décroché en novembre, le Sésame qu’il attendait pour son projet innovant de construction de maisons en impression 3D béton : l’Atex (appréciation technique d’expérimentation) lui a été octroyé par le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment). Cette décision permet en effet l’assurabilité du projet.
Il va ainsi pouvoir démarrer en janvier les travaux des logements sociaux individuels concernés, à Reims (Marne) dans l’écoquartier Réma’Vert qu’il développe lui-même. L’impression de la matière est assurée par la société française d’impression 3D XtreeE, à partir d’une conception du cimentier Vicat. La pose des murs sur le site revient à l’entreprise de construction Demathieu Bard. M.N

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