Merck crée plus de 100 emplois en Alsace. Mahle-Behr Rouffach sous l’œil de l’Etat. Toujours une pénurie de codeurs et développeurs selon Syntec Numérique Grand Est. Alentis, une nouvelle start-up de biotechnologies en Alsace. Le point sur le programme d’investissements de PSA Mulhouse. Les Trophées RSE 2019 de l’association Idée Alsace. Le siège de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne inauguré à Metz. Le Ceser collecte les bonnes idées en matière de transition écologique.


• Merck crée plus de 100 emplois à Molsheim

 
Le groupe pharmaceutique allemand Merck poursuit la montée en puissance de son site de Molsheim (Bas-Rhin) qu’il avait hérité de son rachat de l’américain Millipore. Il a démarré le processus de recrutement de 130 personnes qui vont augmenter d’autant ses effectifs locaux, pour les porter à près de 1.700 à la fin de l’année prochaine. 
Ces créations sont liées à l’extension d’activité dans les milieux de culture pour le contrôle de l’environnement, dont les « boîtes de Pétri « (petites boîtes pour les manunipulations) constituent l’exemple le plus connu.
Ce développement déjà bien entamé, qui comprend de nouvelles salles blanches et cinq lignes de production supplémentaires, représente un investissement de 20 millions d’€. Il fait de Merck Molsheim le « centre d’excellence » en R&D et production pour cette spécialité, appartenant à la division biomonitoring (tests et essais pour le contrôle microbiologique des industries pharmaceutique, agro-alimentaire et cosmétique), l’une des trois spécialités de Molsheim avec la purification d’eau et les équipements spécifiques (chromatographie, filtration) de la pharma.
Dans un bassin d’emploi à chômage très faible, autour de 5 %, les recrutements induisent une mobilisation multiple, pour la centaine de postes d’opérateurs concernée. Pôle Emploi et sa méthode de recrutement par simulation, le Greta, la faculté de pharmacie de Strasbourg, le centre de formation en salles blanches Ease de Strasbourg-Illkirch, la Région Grand Est et l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), à laquelle Merck est affiliée, conjuguent leurs apports techniques et financiers afin de construire un parcours sur-mesure selon un contrat de professionnalisation de six mois aboutissant à un Certification de Qualification Professionnelle (CQP). Les 15 premiers stagiaires embauchés en CDI ont reçu leur diplôme fin novembre.

 

bpalc


• Mahle-Behr Rouffach sous l’œil de l’Etat

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© Traces Ecrites

Les syndicats de l’usine Mahle-Behr de Rouffach (Haut-Rhin) théâtre d’un nouveau plan social, ont été reçus début décembre à Bercy, par le délégué interministériel aux restructurations d’entreprises, Marc Glita. Celui-ci a rappelé « le devoir du groupe en terme de revitalisation du bassin en terme d’emplois » et « qu’il suivra de près l’évolution du site au niveau des investissements pour en assurer la pérennité », rapporte Denis Pieczynski, délégué UNSA. L’Etat promet aussi de veiller à un PSE (plan de sauvegarde des emplois) assurant de réelles possibilités de reconversion. 

Mais quant à faire revenir le groupe allemand de climatiseurs automobiles sur sa décision de tailler une fois de plus dans les effectifs, c’est une autre affaire. Mahle-Behr a annoncé, fin octobre, la suppression de 235 emplois sur 640. La négociation du PSE a été engagée début novembre et doit se poursuivre jusqu’à février, pour un échelonnement des départs de mars 2020 à juin 2021.
L’œil de l’Etat sur ce dossier s’explique aussi par le fait que l’usine a été pionnière nationale des accords de compétitivité, en 2013, ce qui n’a pas empêché la disparition de 500 emplois depuis.

 

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• L’initiative Numéric’Emploi de Syntec Grand Est généralisée au plan national

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Syntec Numérique Grand Est pointe une pénurie de codeurs et développeurs. © Pixabay


Par une convention signée fin novembre pour la période 2019-2021, le syndicat professionnel Syntec Numérique, le conseil régional du Grand Est et son agence d’innovation Grand E-Nov ont défini ou reconduit une liste d’actions pour accompagner les entreprises de la région dans leur transformation numérique : créer un cluster régional, renforcer les dispositifs de soutien à l’innovation et à l’accès aux marchés, cibler les PME et TPE, etc. 

Le volet principal concerne l’emploi et la formation, dans la droite ligne de l’initiative Numéric’Emploi de Syntec Grand Est qui a fait ses preuves depuis 2013, quant à la capacité à cartographier les besoins de main d’œuvre et de qualification et de susciter les actions de recrutement et formation correspondantes. Le programme débouche sur des taux d’embauches de 80 % des candidats. Le rattrapage par rapport à des régions plus avancées n’est toutefois pas encore opéré, observe Syntec Numérique, en pointant par exemple une pénurie de codeurs et développeurs.
Programme pionnier, Numéric’Emploi est repris par Syntec Numérique au niveau national, en vue de sa généralisation en France.


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Alentis, une biotech prometteuse de plus en Alsace

Une nouvelle start-up de biotechnologies émerge en Alsace. Alentis Development se lance dans le développement de médicaments pour le traitement des maladies chroniques du foie, comme la fibrose hépatique, et le cancer CHC (carcinome hépatocellulaire). « Les options thérapeutiques actuelles se révèlent insuffisantes avec pour conséquence une mortalité élevée, or Alentis a pour ambition de surmonter les obstacles existants en ciblant de nouveaux mécanismes d’action en utilisant des technologies dérivées des patients », expose Conectus, la Satt (société d’accélération du transfert de technologies) alsacienne qui, conformément à sa vocation, a contribué à faire passer ce projet du stade de la recherche à celui de la création d’entreprise. 

La nouvelle société est fondée par le professeur strasbourgeois Thomas Baumert. Elle s’est installée cet automne à Strasbourg (Bas-Rhin), comme filiale d’Alentis Therapeutics active depuis mars dernier à Bâle. Elle planifie pour 2021 le lancement du développement clinique d’un premier composé pour le traitement de ces maladies hépatiques.



• PSA Mulhouse investit pour rebondir

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PSA poursuit les investisments dans son usine de Mulhouse, à hauteur de 213 millions d'€. ©Traces Ecrites

En présentant son PMT (plan moyen terme) lors du comité social et économique (CSE) de décembre, la direction de l’usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) a confirmé et précisé les investissements dont le site va bénéficier de 2020 à 2022. Ils se montent à 213 millions d’€, répartis ainsi : 125 millions dans les unités terminales de montage pour préparer puis lancer, courant 2021, la production d’un nouveau véhicule ; 88 millions pour les unités en amont, de forge-fonderie (71 millions d’€) et de mécanique (17 millions).
Pour ses usines qui travaillent pour tout le groupe PSA, le fil conducteur est la transition écologique : production des trains arrière des véhicules hybrides-rechargeables de PSA en train d’être lancés, nouveaux carters de moteurs, « adaptation aux normes anti-pollution », expose la direction.
Le nouveau véhicule en 2021 est attendu avec impatience pour faire repartir la production à la hausse. Après 235.000 cette année, l’activité tombera sous les 100.000 unités l’an prochain, sous l’effet de l’arrêt de production sur place de la Peugeot 2008.

 Les Trophées RSE 2019 de l’association Idée Alsace

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Les serres connectées de MyFood pour la production de fruits et légumes. © MyFood
C’est un rendez-vous qui s’est bien installé dans le paysage du Grand Est. Le Forum du développement durable initié et toujours organisé par l’association Idée Alsace fait se rencontrer et débattre les acteurs régionaux du sujet à Strasbourg. Comme chaque année, la manifestation a décerné ses « trophées RSE » (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Quatre dossiers ont été primés, parmi les 36 réceptionnés.
En « partenariat territorial », le fabricant de matériel d’entretien de voirie Noremat à Ludres (Meurthe-et-Moselle) l’emporte grâce à son nouveau système de récupération de l’herbe coupée au bord des routes.
La « transition et solidarité » 2019 échoit à La Recyclerie qui a créé à Strasbourg (Bas-Rhin) une boutique de récupération et reprise d’articles de cuisine qui constitue aussi un lieu de sensibilisation à l’écologie pour ses habitués.
La société MyFood a été désignée « start-up engagée », au regard de son activité de serres connectées qui assure une production autonome de fruits et légumes.
Quant au trophée « qualité de vie », il  a été décerné au vosgien JC Logistique. Ce loueur de matériel et d’échafaudages pour le BTP et l’industrie, membre du groupe de construction Livio, a instauré la semaine de travail de 4 jours sans paralyser son organisation, et il en retire un taux d’absentéisme revenu à zéro.


• Le siège de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne inauguré

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Vue aérienne du siège de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne à Metz : au centre de l’ilôt restauré par les architectes GHA (Greff Hypolite Architectes) et PPM Architecture, une cour intérieure vitrée qui accueille des expositions temporaires ouvertes au public. © Lorn’Verif juin 2019

Après presque dix ans de travaux, consécutifs à la fusion des Banques Populaires d’Alsace et de Lorraine-Champagne Ardenne, le siège de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne situé à Metz a été inauguré le 10 décembre, là où la banque mutualiste était née, en 1923, rue François de Curel.
Baptisé « Le Charlemagne », l’immeuble de 25.000 m2  regroupe en fait neuf bâtiments rénovés ou partiellement reconstruits dans le quartier impérial de Metz, face à la gare. 700 collaborateurs sont désormais réunis (les activités du siège étaient auparavant réparties sur plusieurs sites) dans ce lieu qui conjugue restauration historique et aménagements les plus modernes.
Tandis que les façades ont conservé leur identité et la charpente de la coupole de l’ancien hôtel Métropole a été reconstruite à l’identique avec ses ouvertures en oeil de boeuf, l’enveloppe optimise les économies d’énergie avec la certification NF HQE - Haute Qualité Environnementale - niveau « exceptionnel » en phase de conception et de programmation. C.P.

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Le Ceser invite au débat citoyen sur la transition écologique

Le Conseil économique, social et de l’environnement (Ceser) du Grand Est lance une plate-forme numérique pour faire émerger dans la société civile les bonnes idées en matière de transition écologique. Jusqu’au 15 mars 2020, les contributions sont attendues sur le site https://cartodebat.fr/cesergrandest, sur les thématiques de l’eau, de la biodiversité, de la santé, de l’air-climat-énergie et de la cohésion sociale et économique (voir le tutoriel qui explique comment procéder ici).
La consultation se fait sous forme classique de chat, ouvert à tout contributeur francophone peu importe sa région (la transmission d’expériences d’autres régions est bienvenue !). Elle offre notamment la possibilité de réagir à un mot-clé ou à un terme d’un rédacteur précédent. On peut s’inscrire comme personne individuelle ou comme organisation.
Le Ceser en tant qu’institution n’interviendra pas dans les échanges. Il restituera les travaux et en dressera la synthèse, dans le but de concrétisations ensuite par les institutions compétentes. Il compte en particulier sur les entreprises pour nourrir le débat par leurs expériences concrètes.

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