Blue Paper investit 15 millions d’€ à Strasbourg. Avec le rachat du Laboratoire Lescuyer, Lehning poursuit sa diversification en dehors de l’homéopathie. Trafic en baisse de plus de 10 % sur le semestre au port de Strasbourg. Le fret résiste à l’EuroAirport. Bpifrance cède sa participation dans Novafer, leader de la maintenance des wagons de fret ferroviaire
. Fonds lorrain de consolidation mobilise 6 millions d’€ en vue de recapitaliser les PME. 
Une plateforme pour accélérer les innovations en santé numérique. 

Todapharma a lancé les tests sérologiques Covid-19.



• Blue Paper investit 15 millions d’€ à Strasbourg


Le papetier Blue Paper à Strasbourg se prépare à six semaines d’arrêt, à partir du 10 octobre, pour des opérations de modernisation et de maintenance. L’entreprise remplace les rouleaux en fonte qui servent à sécher le papier. Un équipement qui date de 1990 et qui commençait à montrer des signes d’usure. L’investissement pour acquérir 26 nouveaux rouleaux s’élève à 11 millions d’€. L’usine profite de cet arrêt de production pour réaliser des travaux de maintenance sur la chaudière biomasse et la station d’épuration. Des travaux chiffrés à 4 millions d’€.
Le nouvel équipement de la sécherie de la machine à papier permettra au site strasbourgeois de gagner en productivité, passant d’une capacité de production de 400.000 tonnes de papier par an à 440.000 tonnes. L’usine qui tourne habituellement 7 jours/7 toute l’année, a anticipé deux mois de stockage pour continuer à servir ses clients.
Coentreprise du groupe belge VPK Packaging et du groupe allemand Klingele Packaging, le site alsacien fournit du papier aux fabricants de carton dans toute l’Europe. L’usine emploie 160 salariés et a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 147 millions d’€. Un chiffre qui sera moindre cette année, du fait de l’arrêt de production. J.G.




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• Avec le rachat  du Laboratoire Lescuyer, Lehning poursuit sa diversification en dehors de l’homéopathie

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Isabelle de Carmantrand, la dirigeante de Laboratoire Lescuyer aux côtés de Stéphane Lehning qui dirige le laboratoire qupi orte son nom. © Groupe Lehning


Le déremboursement total de l’homéopathie à compter du 1er janvier 2021 n’inquiète pas outre mesure Groupe Lehning à Sainte-Barbe (Moselle). Certes, ce spécialiste des produits de santé naturelle a vu le jour en 1935 autour de cette spécialité médicale, mais il s’est depuis largement diversifié, comme en témoigne l’acquisition de Laboratoire Lescuyer annoncée ce 7 septembre.  Basée à La Rochelle, cette société de 50 personnes (14 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2019) produit et commercialise des compléments alimentaires en vente directe, en grande partie sur internet.
Stéphane Lehning, président du groupe éponyme, insiste sur « la qualité supérieure » des compléments alimentaires de Laboratoire Lescuyer dont le produit phare, l’anticholestérol Limicol, a démontré son efficacité dans une étude clinique.  Propriété depuis 2016 d’Isabelle de Carmantrand, des fonds Abénex, de Ouest Croissance et de Bpifrance, la société de Charente-Maritime pourra bénéficier des réseaux de distribution de Lehning notamment à l’international.
Cette opération de croissance externe porte le groupe lorrain à 370 salariés pour un chiffre d’affaires total de 70 millions d’€, dont 5% dans les médicaments homéopathiques. Il s’agit de sa quatrième opération de croissance externe après les acquisitions du parisien Rocal (homépathie), de l’auvergnat Phytosynthèse (santé animale par les plantes) et du brésilien Apis Flora (transformation des produits de la ruche). P.B.

 

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• Bpifrance cède sa participation dans Novafer, leader de la maintenance des wagons de fret ferroviaire

 
Bpifrance a annoncé fin août dernier la cession de sa participation dans Novafer à Creutzwald (Moselle), le leader français de la maintenance du matériel de fret ferroviaire. Cette recomposition se fait au profit de la société Finafer qui renforce ainsi sa position d’actionnaire majoritaire. Présente depuis 2013 au capital de Novafer, la banque publique d’investissement a contribué au développement de l’entreprise fondée en 1961 en vue d’assurer la réparation des wagons accidentés des houillères de Lorraine.  
« Malgré les épreuves, nous avons fait le choix de développer de nouvelles activités et d’investir significativement. C’est une bonne démonstration d’un partenariat vertueux » se réjouit Alexis Chevrière, président de Novafer.

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Le groupe emploie plus de 200 personnes au travers de ses filiales Lormafer et SteelWag. © Philippe Bohlinger


Au cours de ces six dernières années, l’entreprise a mis en place des équipes mobiles d’intervention, développé une activité de garage et d’entretien hors site, accompagné la reprise des activités de maintenance de wagons d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) en 2018. Le chiffre d’affaires du groupe qui emploie plus de 200 personnes au travers de ses filiales Lormafer et SteelWag, a ainsi progressé de plus de 75% sur cette période pour s’établir à 25 millions d’€ en 2019. Cette politique de croissance s’est traduite par plus de 8 millions € d’investissement dans l’outils industriel, indique Bpifrance. P.B.

 

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• Fonds lorrain de consolidation mobilise 6 millions d’€ en vue de recapitaliser les PME

Le Fonds lorrain de consolidation (FLC) se tient prêt à intervenir dans les prochains mois auprès des PME affectées par les conséquences de la crise sanitaires. Le fonds a été réactivé en juin dernier par ses actionnaires, la région Grand Est, Bpifrance, l’ensemble des chambres de commerce et d’industrie régionales et plusieurs poids lourds économiques du territoire (ArcelorMittal, Arkema, Total, etc.). 
Créé il y a dix ans en vue de renforcer les fonds propres de PME disposant de bons fondamentaux, mais fragilisées par la crise financière de 2008, le FLC était en cours de liquidation. « Par bonheur, les actionnaires n’avaient pas été perdants et il restait de l’argent en caisse que nous avons décidé collectivement de réactiver », évoque François Werner, le co-président de l’Institut lorrain de participation (Groupe ILP) en charge du pilotage de ce fonds.
Le FLC dispose de 6 millions d’€ à investir pour des tickets se situant entre 150.000 et 500.000 € auprès d’entreprises ayant besoin d’un nouvel appel d’air après avoir sollicité le prêt garanti par l’Etat (PGE). « Il ne s’agit pas d’un fonds d’urgence, mais d’un outil de recapitalisation dont la vocation sera davantage d’intervenir au dernier trimestre 2020 en soutien aux entreprises fragilisées par la perte de gros clients, des incidents de paiement ou des défaillances de sous-traitants », avertit le co-président de Groupe ILP. P.B.

 

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 • Trafic en baisse de plus de 10 % sur le semestre au port de Strasbourg

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Le recul le plus marqué du fret en vrac concerne le transport des matériaux de construction. © F. Zvardon


Le port de Strasbourg, deuxième port intérieur français, a subi sans surprise une baisse de trafic à l’issue du premier semestre, de 11,2 % pour les vracs représentant un trafic total de 3,42 millions de tonnes et de 8,5 % pour les conteneurs. Mais il observe un rebond après le pic de la crise sanitaire qui atténue le recul sur l’ensemble de l’année. Pour les conteneurs, 173.000 EVP (équivalents vingt-pieds) ont été manutentionnés de janvier à juin 2020.
A 36.500 EVP, le conteneur fluvial est même presque stable en comparaison de la première partie de 2019 (-0,5 %). Le conteneur ferroviaire limite sa baisse à  3,3 % (34 900 EVP), ayant notamment bénéficié de la libération de sillons de trafic voyageurs, alors que la route diminue plus nettement, à -12,6 %
Dans le vrac, le recul le plus marqué concerne le poste principal : le transport des matériaux de construction a chuté de 19,3 % pour s’établir à 1,66 million de tonnes. Les produits pétroliers, par contre, n’ont pratiquement pas baissé (-0,7 %, à 626 000 tonnes), de même que les céréales (-2 %, à 644 000 tonnes). M.N.

 

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• Le fret résiste à l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse-Fribourg

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Livraison de masques en provenance de Shangaï le 5 avril 2020.


En contraste avec l’écroulement du trafic passagers, l’activité fret a été préservée de la crise sanitaire à l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse-Fribourg. Elle a même augmenté, à l’issue du premier semestre, de 3,8 % par rapport à la même période en 2019, pour atteindre 55 546 tonnes. « Comme la plupart du fret avionné est réalisé par des avions dédiés,  nous avons été moins impactés que d’autres plates-formes par l’arrêt des vols passagers qui embarquent de la marchandise dans leurs soutes », explique Gian Carlo Alessi, responsable fret de l’EuroAirport.
Certains phénomènes induits par le coronavirus ont été favorables, du point de vue statistique. « L’importation de masques a été conséquente, bien qu’elle soit difficile à quantifier avec précision. Quant au secteur pharmaceutique, un de nos points forts, il résiste bien aux crises, de manière générale », ajoute Gian Carlo Alessi.  L’e-commerce a enregistré également une légère progression.
La croissance du premier semestre résulte du transport camionné (+ 5,5 %, à 23 807 tonnes) et du cargo aérien (total de 9.382 tonnes, soit + 34,5 %). Pour celui-ci la seconde rotation hebdomadaire de Turkish Airlines, depuis août dernier, compense le départ dans le même temps de Korean Air vers Zurich. Seul l’express affiche une baisse, de 7  % (total de 22.357 tonnes) mais l’EuroAirport invite à la relativiser : « Certes, la demande de biens de consommation et d’équipements a diminué, mais on observe surtout une évolution du portefeuille des clients vers des colis plus légers. Dès lors, il y a un recul au niveau des tonnages, mais pas au niveau des volumes transportés », estime Gian Carlo Alessi. L’EuroAirport reste toutefois prudent quant au bilan que présentera le fret du  second semestre. M.N.


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• Inesia, une plateforme pour accélérer les innovations en santé numérique

L’association PRIeSM, spécialisée en e-santé et en intelligence artificielle, vient de créer Inesia, à Strasbourg, une plateforme mutualisée d’accompagnement aux projets d’innovation en santé numérique. Cette plateforme vise à accélérer le développement de projets innovants par trois leviers fondamentaux : la mutualisation des technologiques les plus sécurisées et innovantes ; l’appui d’experts pour le développement de solutions numériques ; l’accompagnement de projets qualifiés ou labellisés permettant aux porteurs de consacrer leurs ressources à leur cœur de projet.
« Centrée sur une infrastructure de données neutre, indépendante et souveraine, Inesia accélère des projets pilotes en e-santé et en intelligence artificielle. Nous nous voulons facilitateurs et catalyseurs dans une démarche éthique associant partage et co-construction, au bénéfice de l'amélioration du bien-être et de la santé des citoyens », affirme Gaston Steiner, le président de PRIeSM.

Installée au cœur de l’Europe, Inesia s’inscrit dans un écosystème de santé unique. Strasbourg, avec son campus Nextmed et le programme Territoires de Santé de Demain (TSD) porté par l’Eurométropole, offre une grande dynamique aux projets de santé. Inesia rassemble déjà plus de 30 projets engagés dans le programme TSD et s’adosse à des partenaires de référence en Europe. J.G.

 

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tado• Todapharma a lancé les tests sérologiques Covid-19

Le laboratoire strasbourgeois spécialiste des tests de diagnostic rapides distribue depuis le 11 juillet son test Toda Coronadiag + dans les pharmacies.
Ce test permet de réaliser un diagnostic en quelques minutes, à partir d’une goutte de sang obtenue au niveau du doigt grâce à une lancette inclue avec le kit. Validé par le Centre National de Référence (Institut Pasteur) et le Ministère des Solidarités et de la Santé, le test Toda Coronadiag + présente une spécificité de 100% et une sensibilité de 100% pour les anticorps IgG et les anticorps IgM à partir du 14ème jour et jusqu’au 19ème jour.
Ces deux types d’anticorps sont produits par le système immunitaire pour lutter contre le coronavirus et permettent d’identifier la protection immunitaire des patients ayant été infectés par le Covid-19. J.G.

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