Le formulateur de résines Interdesco déménage, en Côte-d'Or, de Gevrey-Chambertin à Pouilly-en-Auxois. Imasonic, Digital Surf et AR Electronique, trois trentenaires dynamiques à l’ENSMM. Le groupe Galilé incube des innovations technologiques. AFULudine accélère avec Airbus et Groupama FDJ. Stemcis rejoint Hybrigenics et obtient le feu vert de la FDA pour ses kits de lipofilling. Marc Becker, nouveau président du Pôle Véhicule du Futur. Mathilde Faglin rejoint la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté.

 

• Le formulateur de résines Interdesco déménage de Gevrey-Chambertin à Pouilly-en-Auxois, en Côte-d'Or


L’entreprise rachetée à Eurovia, en 2017, par CH Investissements va s’installer sur la zone d’activités Les Portes Bourgogne à Créancey (Côte-d'Or), à proximité du péage autoroutier de l'A6.  Le fabricant de résines pour les sols et les systèmes d’étanchéité, actuellement locataire, se construit une usine de 6.800 m2 dont 2.700 m2 d’entrepôts et 900 m2 de bureaux.
Interdesco se rapproche des installations industrielles de son actionnaire. Benoît Chavet, son PDG, préside aussi les sociétés PR Industrie qui fabrique des additifs pour les enrobés bitumineux et la Sociéte Européenne de Résines d’Étanchéites de Pigments et de Peintures (Serepp), toutes les deux à Arnay-le-Duc. Il n’a pas souhaité en dire davantage sur cet investissement qui pourrait être opérationnel dans le courant de 2020. 

Selon une délibération d’octobre 2018 de la communauté de communes Pouilly-en-Auxois Bligny-sur-Ouche qui octroie à l’entreprise une avance remboursable à l’immobilier, la construction représente un investissement de l’ordre de 8 millions d’€. Il s’agit d’une installation classée qui comprendra des silos de stockage de polymères de 13 mètres de hauteur. C.P.

Imasonic, Digital Surf et AR Electronique, trois trentenaires dynamiques à l’ENSMM

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Les équipes dirigeantes des trois entreprises, lors de leur aniversaire commun, le 21 novembre, à l'ENSMM. © Suricate Photographie/Johann Cour 
Trois frois 30 ans, ça se fête. Toutes trois issues du savoir-faire microtechnique bisontin hérité de l’horlogerie, toutes trois parties prenantes d’un « comité des microtechniques » initié par le Conseil économique et social régional ayant préfiguré le pôle Microtechniques, Imasonic, Digital Surf et AR Electronique avaient choisi de fêter, ensemble, leur 30e anniversaire.
Les festivités ont eu lieu ce 21 novembre à l’ENSMM, l’école d’ingénieurs… microtechnique de Besançon qui forme une bonne partie des salariés des trois entreprises, lesquels avaient pris place dans le grand amphithéâtre. Pas de cours magistral ni de conférence au programme ce soir-là mais une petite performance théâtrale concoctée par la compagnie bisontine Keichad. Après s’être plongés dans l’histoire et le savoir-faire des trois sociétés, les trois comédiens, qui avaient carte blanche, ont déroulé avec beaucoup d’humour une sorte de mise en abîme de ce triple anniversaire, fausses vidéos historiques à l’appui.
À l’issue du spectacle et avant de réunir salariés et invités autour d’un buffet, dans le grand hall de l’école, les neuf dirigeants des trois entreprises sont montés sur scène le temps d’une séance photo. « Cet anniversaire, c’est une façon de promouvoir les microtechniques et l’industrie, de montrer ce qu’on est devenus, de remercier les politiques qui nous ont suivi et de rencontrer nos salariés », expliquait alors Céline Fleury-Mathieu, directrice générale d’Imasonic. « Nous avons des points communs : un ancrage local, des savoir-faire, et nous sommes toutes les trois tournées vers l’international sans avoir aucun client de proximité. » M.C.

 

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• Le groupe Galilé incube des innovations technologiques

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Les lauréats du concours 2019 Galilé 6971A (avec leur diplôme) et leurs partnaires. © Galilé.

Voilà plusieurs années que le groupe bourguignon Galilé s’emploie, avec son concours rebaptisé concours d’innovation 697IA (pour intelligence artificielle) à identifier des start-up qui révolutionneront l’industrie, afin de les accompagner tout au long de leur développement. Le 5 novembre dernier dans les salons de l’Hôtel des Arts et Métiers à Paris, en présence d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et d’Oliver Dassault, président d’honneur, une nouvelle promotion de 4 jeunes entrepreneurs a été distinguée parmi 139 dossiers, et 14 finalistes.
Aucune start-up de la région Bourgogne où Galilé a son siège (Chalon-sur-Saône), mais deux parisiennes, une lyonnaise et une bretonne. Dans l’ordre des prix :  Bioxegy s’inspire du biomimétisme (le vivant) pour imaginer des technologies ; Revcoo, qui a mis au point un carburant de synthèse, à bilan carbone nul, avec un procédé de capture d’air cryogénique ; Dataswati, dont l’algorithme permet la remise à plat des processus industriels pour améliorer leur efficacité. Enfin le prix coup de cœur « Farman » (du nom d’une filiale de Galilé) revient à Push4M pour ses « muscles mécaniques » qui réduisent  la consommation d’énergie. C.P.

 

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•  AFULudine accélère avec Airbus et Groupama FDJ

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Fabrice Lallemand (en haut à droite) avec lesreprésentants de l'équipe cycliste Groupama FDJ. © AFULudine

La start-up créée en 2016 dans le laboratoire de chimie de l’Université de Franche-Comté, à Besançon, et installée depuis fin 2018 au Centre d’activités nouvelles du Grand Dole (Jura), en périphérie de la cité de Pasteur, n’en finit pas de décoller. Après avoir levé 1,2 million d’€, au printemps, puis étoffé son équipe pour atteindre 15 salariés aujourd’hui, AFULudine qui a mis au point un lubrifiant sans huile suscite l’intérêt d’acteurs de poids : Airbus et l’équipe cycliste Groupama FDJ.
Le constructeur aéronautique européen a en effet retenu la petite entreprise de chimie verte pour intégrer le Bizlab, son « accélérateur de start-up », dont le cinquième programme a été lancé le 4 novembre. La sélection était rude : sur 704 projets issus de 59 pays, 22 seulement ont été retenus. Parmi les critères de sélection figurent les synergies possibles avec la stratégie industrielle d’Airbus en matière de développement durable. Le programme d’accélération va durer six mois, et AFULudine y prend part sur le site de Toulouse – l’un des quatre campus d’Airbus avec Hambourg, Bengalore et Madrid.
Le programme est tout autre avec l’équipe Groupama FDJ. Là, les travaux portent sur la compréhension « des mécanismes de frottements engendrés par le couple pignon-chaîne lors d’une course en ligne », explique Fabrice Lallemand, chimiste et président fondateur de la start-up qui monte. La dernière phase de recherche sur vélos de route, en conditions réelles, démarre maintenant. M.C. 

 

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stemcisdeux• Stemcis rejoint Hybrigenics et obtient le feu vert de la FDA pour ses kits de lipofilling


DMS Group, qui avait fait de l’entreprise bisontine Stemcis, reprise en 2015, sa filiale DMS Biotech, est depuis peu actionnaire à 80% de l’entreprise Hybrigenics cotée sur le marché Euronext. Et Stemcis, spécialisée dans l’injection de cellules souches adipeuses, a naturellement pris place dans le périmètre d’Hybrigenics.
Ce jeu de poupées gigognes entre groupe et filiales est une bonne nouvelle pour l’équipe de Besançon, selon son nouveau directeur général. « Avec cette arrivée sur le marché boursier, trois choses vont accélérer pour nous », estime Julien Gauthier, qui a pris la succession de Régis Roche début 2019. « La société sera mieux valorisée, elle aura par ailleurs une meilleure visibilité sur les marchés et elle pourra lever des fonds pour accélérer ses développements de nouveaux produits pour de nouvelles indications. »
L’autre bonne nouvelle de l’automne, pour Stemcis, c’est l’autorisation de la FDA (Food and drug administration) pour la commercialisation, sur le marché américain, de ses dispositifs destinés au « lipofilling » (en photo). Une technique chirurgicale maison d’autogreffe de tissu adipeux que l’entreprise bisontine va commercialiser par l’intermédiaire de sa filiale Adip’sculpt. « Le marché américain, c’est le plus gros marché de l’esthétique, il nous faudra trouver le bon partenaire, cela pourrait prendre un peu de temps », ajoute le dirigeant qui ne cache pas viser aussi les marchés brésilien et japonais. M.C.

 

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becker• Marc Becker, nouveau président du Pôle Véhicule du Futur


Retour aux sources pour le pôle Véhicule du Futur qui est né en Alsace. Après un Franc-comtois, Denis Rezé, dirigeant d'Eurocade à Dampierre-lès-Bois (Doubs), qui aura fait deux mandats (6 ans), le pôle de compétitivité se choisit un président alsacien.
Marc Becker, président de l’équipementier Schaeffler France est aussi le directeur des trois sites de l’hexagone (2.200 salariés), dont celui d’Haguenau (Haut-Rhin) qui produit des roulements à billes et à aiguilles pour l’industrie automobile ainsi que des systèmes de guidage linéaires destinés à la machine-outil, à la robotique et au médical.
Cet homme 60 ans né à Wissembourg, dans le Bas-Rhin, est diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Belfort, devenue UTBM, et a obtenu un certificat d’aptitude à l’Administration des Entreprises (IAE) de Strasbourg. Avant de rejoindre le groupe allemand en 2006, il fut directeur technique chez INA Roulements S.A.
Marc Becker est également président des Entrepreneurs Dirigeants Chrétiens d'Alsace du Nord, président du conseil de l'IUT de Haguenau, membre du Conseil d'administration de l'IRT M2P à Metz et vice-Président de l'entreprise alsacienne d'insertion Mobilex.
Le Pôle du Véhicule du Futur s'emploie à accompagner la filière automobile dans ses mutations technologiques, en Alsace, et Bourgogne-Franche-Comté avec tout dernièrement, le ralliement du pôle automobile de Magny-Cours, dans la Nièvre. C.P.

mathildefaglin• Mathilde Faglin intègre la Banque du Développement Régional de la Caisse d’Epargne

La Caisse d’épargne de Bourgogne Franche-Comté s’offre une recrue de choix en la personne de Mathilde Faglin qui intègre la Banque du Développement Régional (BDR Invest et BDR IT), service tout spécialement chargé d’investir en fonds propres dans les entreprises. Directrice de participations, cette jeune femme de 38 ans, s’occupe d’accompagner les dirigeants aussi bien matière d’innovation que de transmission.
Après une école de commerce avec une spécialité finances, Mathilde Faglin obtient un master 2 en diagnostic d'entreprise à l'IAE de Lyon 3.
Elle travaillait auparavant chez Invest PME (groupe Siparex), dont sept années à Besançon, avant de créer en 2015, le bureau dijonnais de cette société régionale de gestion de fonds, spécialisée pour les PME en amorçage, création, développement, transmission et redéploiement. D.H.

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