Saurea distingué par EDF pour son moteur photovoltaïque autonome. Eurogerm embauche, asseoit son leadership national mais se replie à l’export. Le Dijonnais Crossject séduit le Département américain de la Défense. La Compagnie de Burgondie à Shanghai. Un accident grave dans l’usine Verallia de Chalon-sur-Saône. La desserte de la zone d’activités SaôneOr à Chalon-sur-Saône est ouverte. Coccigo, une plateforme de financement participatif local.


• Saurea invente le moteur photovoltaïque autonome

Produire de l’électricité solaire sans connexion au réseau d’électricité, sans électronique ni batterie, c’est la solution trouvée par la jeune entreprise d’Auxerre (Yonne), Saurea pour Solar AUtonomous REliable Applications. Elle vient de recevoir le prix du public du « Prix start-up EDF Pulse », concours organisé par l’énergéticien pour valoriser des innovations dans les domaines du bien-être connecté, du travail 4.0 et des territoires durables. Avec à la clé, 50.000 €. « Une belle visibilité et un coup de pouce pour poursuivre notre développement », commente Isabelle Gallet-Coty, présidente de Saurea et ingénieur en physique appliquée.
Il s’agit d’un moteur photovoltaïque autonome qui fonctionne grâce à l’énergie solaire et dans la limite de la durée de vie d’un panneau photovoltaïque, c’est-à-dire une vingtaine d’années. Les applications sont multiples et particulièrement adaptées aux zones isolées, que ce soit les pays émergents ou sur notre continent, les zones de montagne. 
Le premier moteur commercialisé, depuis juin, d’une puissance de 130 watts – « la force de motricité humaine » – permet de faire fonctionner des pompes à eau pour l’irrigation des cultures et de ventiler des bâtiments.
Imaginé en 2013 par Alain Coty, le beau-père d’Isabelle Gallet-Coty qui développe l’entreprise avec son époux, Gilles, et leur fille, Louise, le moteur photovoltaïque a bien d’autres utilisations possibles : la brumisation des murs végétalisés ou des terrasses de café, l’arrosage des espaces verts, le brassage des eaux d’épuration ou des bassins d’élevage… Il participe aussi à des mix énergétiques en association, par exemple, avec une ventilation VMC qui prend le relais à la nuit tombée.
Saurea prépare pour le 1e trimestre 2020, une seconde levée de fonds après celle de 2018 de 305.000 €, afin de renforcer ses ressources commerciales, notamment à l’international, et valoriser les cinq brevets associés à cette innovation. C.P.

 

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• Eurogerm embauche, asseoit son leadership national mais se replie à l’export

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Robotisation du conditionnement. © Eurogerm.


Une fois n’est pas coutume, le chiffre d’affaires du Dijonnais Eurogerm ne s’affiche pas en croissance. Seul recul depuis la création du spécialiste des ingrédients et additifs pour la boulangerie et la pâtisserie il y a 30 ans, il fléchit de 1,7% sur le premier semestre 2019. « Trois clients ont réduit leurs commandes pour l’Afrique », explique sobrement Jean-Philippe Girard, le fondateur et PDG.

yannicklemoteuxYannick le Moteux devient directeur général adjoint

A 52 ans, l’ancien directeur administratif et financier du groupe Titanobel, fabricant d’explosifs implanté notamment à Pontailler-sur-Saône (Côte d’Or), prend un poste plus large chez Eurogerm, englobant les finances, les ressources humaines, les systèmes d’information et le juridique.
« Il travaillera aux côtés de Benoît Huvet, le directeur général délégué, qui se consacrera ainsi beaucoup plus au développement », explique Jean-Philippe Girard, PDG.
Diplômé de l’Institut Supérieur du Commerce et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires, Yannick le Moteux bénéficie d’une très bonne expérience industrielle, ayant été également directeur financier dans l’industrie pharmaceutique et agrochimique (Isochem/groupe SNPE).

Le marché national sourit en revanche à l’ingrédientiste qui y progresse de 2,6% et conforte sa position de numéro un français du secteur. L’activité globale s’établit donc à 54,3 millions d’€, contre 55,3  pour la même période de l’exercice précédent. Les efforts d’investissement avec l’ouverture de 4 filiales étrangères : Allemagne, Italie, Liban et Colombie, les recrutements liés (1,1 million), ainsi que le renforcement industriel - 1,5 million cette année et 3,5 millions en 2018 – obère le résultat opérationnel et les bénéficies qui s’élèvent néanmoins à 3,6  et 2,4 millions (- 29% chacun).
L’EBITDA, c'est-à-dire le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, demeure bien orienté à 5 millions d’€, tout comme la trésorerie nette de 15 millions, en progression de 2,9 millions. D.H.

 

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• Le Dijonnais Crossject séduit le Département américain de la Défense

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© Crossject.


Crossject, laboratoire pharmaceutique dijonnais spécialisé avec son auto-injecteur sans aiguille dans les médicaments à administrer en situation d’urgence, signe un accord de coopération en recherche et de développement avec le Département américain de la Défense (DOD), compétent en matière défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire.
Ce dernier porte sur l’auto injecteur Midazolam, adapté aux crises d’épilepsie. « Il y a un intérêt commun évident dans la protection des troupes contre les attaques réalisées avec des agents neurotoxiques. La Food and Drug Administration (FDA) et le DOD harmonisent leurs efforts pour favoriser le développement et l'utilisation de certains produits pharmaceutiques spécifiques, comme le nôtre », se félicite Patrick Alexandre, président du directoire de Crossject. D.H.

 

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• Un accident grave dans l’usine Verallia de Chalon-sur-Saône

veralliaHier 23 octobre après-midi, à l’usine Verallia (ex-Saint-Gobain) qui fabrique plusieurs millions de bouteilles de vin de bourgogne à Chalon-sur-Saône, a eu lieu un accident grave qui a déclenché le pronostic vital pour un salarié de la société de maintenance ERAT. L’employé de l’entreprise de sous-traitance, âgé de 35 ans, est tombé dans une trémie contenant des poussières et des produits chimiques. Il a été évacué vers le CHU de Lyon.
Selon la préfecture de Saône-et-Loire, deux autres salariés ainsi que six sapeurs-pompiers ont été conduits à l’hôpital de Chalon-sur-Saône : ils souffrent de brûlures légères provoquées par des poussières chaudes, en portant secours à la victime. Au total, 52 pompiers étaient sur place ainsi que la cellule de risques chimiques. Des investigations étaient en cours hier soir pour déterminer la nature des produits. 
Verallia, spécialiste de l’emballage en verre appartenait à Saint-Gobain jusqu’en 2015. Il est maintenant sous contrôle du fonds américain Apollo, auquel est associé Bpifrance, et est entré en bourse sur Euronext début octobre. L'entreprise est très présente dans les régions de vignobles, l'un de leurs marchés, comme ici à Épernay (Marne). C.P.
MIS À JOUR 24 OCTOBRE :  La préfecture de Saône-et-Loire fait savoir que l'ouvrier tombé dans la trémie est décédé le 24 octobre au matin à l'Hôpital Edouard Herriot à Lyon. 22 personnes (sapeurs-pompiers, salariés, policiers) ont par ailleurs subi un contrôle à l'hôpital de Chalon-sur-Saône. Pour sa part, l’unité départementale de la Direction Régionale Environnement Aménagement Logement (DREAL) examine, en lien avec l’entreprise, les causes de l’accident et les conditions d’une poursuite en sécurité du fonctionnement de l’installation.

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Rémi Marlin, directeur général de la cave des Vignerons de Buxy (au premier plan) ici au salon Vinexpo Shanghai, en compagnie de ses collègues de la compagnie de Burgondie. © Rémi Marlin.

La Compagnie de Burgondie, union des caves viticoles coopératives de Bally Lapierre, des Vignerons de Buxy, de Viré, d’Azé, du Château de Chénas, du Château des Loges et des Vignerons des Pierres Dorées, ici sur son stand au salon Vinexpo Shanghai.
Cette union, qui représente 1000 familles de vignerons de Bourgogne et du Beaujolais et 3.200 hectares de vignes, a pour double mission de vendre les vins de ses adhérents à l’international et en grande distribution. Elle commercialise 16 millions de bouteilles vendues et réalise 60 millions d’euros de chiffre d'affaires.

 

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• La desserte de la zone d’activités SaôneOr à Chalon-sur-Saône est ouverte

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La desserte de la zone d'activité SaôneOr, la plus grande de l'agglomération de Chalon-sur-Saône, va être complétée par un accès à l'autoroute A6. © CD 71.

Très attendue des quelque 500 entreprises implantées dans le nord de l’agglomération de Chalon-sur-Saône et des secteurs résidentiels situés à proximité, vu l’ampleur du trafic (26.000 véhicules dont 1.400 poids lourds par jour), la desserte de la zone d’activités Saôneor a été mise en service le 10 octobre dernier. 
Le linéaire de 2 km relie la  RD 906 à hauteur de Champforgeuil et la RD 19 à hauteur de Fragnes-la-Loyère en franchissant, par deux ouvrages d’art, l’autoroute A6 ainsi que la rivière Thalie et le canal du Centre.
Les travaux entamés en 2016 ont coûté 22 millions d’€ TTC, financés pour 36% par le département de Saône-et-Loire, maître d’ouvrage, autant par la Région Bourgogne-Franche-Comté avec des financements de l’État et de la communauté d’agglomération du Grand Chalon. Reste à créer une zone de compensation, 5.500 m2 de pairies alluviales et 3.500 m2 de zones humides au titre de la loi sur l’eau. 

La suite des opérations est réalisée par APRR avec des cofinancements du département et du Grand Chalon. Il s’agit de créer un demi-diffuseur pour accéder à l'autoroute A6. L’arrêté préfectoral de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) devrait intervenir au plus tôt fin 2020 pour une mise en service en 2023, après 24 mois de travaux. Chiffrée à 13,7 millions d’€, cette phase comprend deux bretelles d’environ 800 et 600 mètres, un ouvrage de franchissement de la Thalie et deux gares de péage.
Par ailleurs, Le Grand Chalon poursuit l’agrandissement de SaôneOr avec l’aménagement de la réserve foncière de la commune de Virey-le-Grand. La concertation publique pour la création d’une Zone d'aménagement concerté (ZAC) est en cours. C.P.

 

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• Coccigo, une plateforme de financement participatif local

 
Lancée il y a deux ans en Côte-d’Or, la plateforme de financement participatif Coccigo accueille désormais des projets entrepreneuriaux de Saône-et-Loire. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) de ces deux départements sont les animateurs de l’initiative qui veut rendre ce mode de financement « plus lisible et davantage incarné sur le territoire » .
À ce jour, 139 projets ont fait ou font actuellement appel aux dons des particuliers et des entreprises (plus de 2.000) et ont collecté 210.850 €. Ce sont des « micro-projets », de  services, de commerce et d’artisanat qui lèvent entre 1.000 et 5.000 €. Les CCI font appel à un opérateur national, Tudigo, pour la gestion des campagnes de financement. Les demandeurs déposent leur projet directement sur la plateforme. C.P.

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