Sérieuse menace de délocalisation du haut-saônois Malachowski. Les effectifs d’U-Shin à Nevers divisés par deux. Plus de 450 logements sur le site de l’ancienne usine Jtekt, plus connue sous le nom de Terrot. Le Territoire de Belfort créée une nouvelle offre d'hébergement au Ballon d’Alsace. Sensy veut démocratiser le coaching. La production chute à PSA Sochaux mais reste de haut niveau. Le Pays de Montbéliard à la croisée des chemins de l’incinération. Nouvellement nommés ou élus en Bourgogne-Franche-Comté : Pierre Kloninger, directeur de Suez région Est. 

Bertrand Kauffmann, directeur de l’Insee. Olivier Georges, directeur du Parc naturel régional du Morvan et Philippe Puydarrieux, directeur du Parc national de forêts. Mohamed Si Abdallah, directeur général adjoint de l'ARS. Christian Morel, président du réseau Gastronomie et Promotion des Produits Régionaux. Éric Février, président du Syndicat du Mont d’Or.

 

• Sérieuse menace de délocalisation du haut-saônois Malachowski


Concepteur et fabricant de scellés de sécurité et de serrage, en plastique et aussi métal, à Saulnot (Haute-Saône), Malachowski et ses 17 salariés est menacée de délocalisation dans le Nord de la France.
Après trois générations éponymes aux commandes, l’entreprise créée en 1936, a été cédée en 2011 à Thierry Delesalle qui exploite la société Etigo (ex-Facdem), basée à Tourcoing, fabricant et grossiste en articles pour la sécurisation des biens et des personnes.
Lors d’un comité social et économique (CSE) ce 7 janvier, le dirigeant a annoncé la fermeture du site haut-saônois et le licenciement économique des personnels qui ne voudraient pas rejoindre leur nouvelle affectation. Les raisons : problèmes de compétivité, fin de contrat avec General Electric et stagnation de la production.
Le CFDT, branche chimie et énergie de Franche-Comté, qui soupçonne d’autres motifs, en l'occurence,  « une possible restructuration du patrimoine industriel familial », veut déclencher, le 26 janvier prochain lors du prochain CSE, une étude des comptes par un cabinet spécialisé.
Un rassemblement de soutien aux salariés doit se tenir ce 21 janvier matin à 10h30 devant l’usine. Sera présent Jean-François Ribière, maire de Saulnot (commune de 760 habitants non loin d’Héricourt), étonné et très inquiet, tout comme son collègue de Champey, commune voisine. D.H.






• Les effectifs d’ U-Shin à Nevers divisés par deux

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U-Shin qui emploie 410 personnes à Nevers devrait perdre la moitié de ses effectifs.


Seule unité de production en France de l’équipementier automobile japonais U-Shin (groupe MinebeaMitsumi), l’usine de Nevers (Nièvre) qui fabrique des verrous et des  antivols – elle fut Neiman, ensuite Valeo –, va perdre la moitié de ses effectifs d’ici fin 2022. Le projet de suppression de 220 emplois en France annoncé fin décembre 2020 devrait concerner 215 personnes à Nevers sur un effectif de 410. Le siège social à Créteil, dans la région parisienne, qui emploie une trentaine de personnes, sera touché à la marge.
L’industriel le justifie par un nombre de moins en moins importants de systèmes de verrouillage sur les véhicules. Une production de pièces de rechange « viable » selon la direction, pourrait rester sur place. Le dernier chiffre d’affaires publié de U-Shin France s’élevait à 104 millions d’€ (sur 15 mois de janvier 2019 à mars 2020).
Pour la journée d’action nationale du 4 février, la CGT appelle à un rassemblement devant l'usine. Les négociations sont ouvertes jusqu’à fin mars. C.P.


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• Plus de 450 logements sur le site de l’ancienne usine Jtekt, plus connue sous le nom du premier occupant, Terrot

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La façade style Arc Déco est conservée. © Traces Ecrites


C’était la dernière usine de la fin du 19ème siècle en centre-ville de Dijon, construite pour y fabriquer les motos Terrot, puis occupée à partir de 1959 par Automobiles Peugeot, enfin jusqu’en 2012 par l’équipementier japonais Jtekt. Les 10 hectares vont devenir un quartier d’habitation de plus de 450 logements.
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DIM Lyon, société de développement immobilier de Vinci Construction, en coopération avec le promoteur immobilier Nexity, ont acquis le site pour y réaliser une opération immobilière d’environ 40.000 m² de surface de plancher. L’usine elle-même, 7.000 m² sur quatre étages, est en cours de démolition et de désamiantage pour y aménager des logements ainsi qu’une « cité des aînés ». La façade donnant sur le boulevard Voltaire, datant de 1926, et surmontée de l'emblématique signature « Terrot » ornée de frises végétales dans le style Art Déco, est conservée.
Les bâtiments annexes, plus récents, ont été démolis pour laisser place à des constructions neuves. Nexity y réalise deux programmes, de 120 et 335 logements, ce second comprenant une résidence pour étudiants et jeunes actifs de 152 logements. Cette opération de requalification urbaine a été confiée aux architectes Reichen et Robert & Associés et AA Group-Babylone Avenue et les travaux à l’entreprise générale C3B, filiale locale de Vinci. C.P.

 

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Le Territoire de Belfort veut renouveler le Ballon d’Alsace par l’hébergement

Le renouveau du Ballon d’Alsace passera par son hébergement. La conviction anime le Conseil départemental du Territoire de Belfort, qui passe à l’action. Il lancera au printemps-été un appel à projets à destination d’opérateurs du tourisme pour créer une offre de résidence sur 1.200 m2. Le bâtiment prendra la place du « Domaine des Sapins », constructions d’après-guerre bien plus vastes (4.500 m2) situées dans la montée de Lepuix-Gy. Elles servaient notamment au comité d’entreprise d’Alstom, mais sont devenues des coquilles vides et même « des verrues », selon le président du département Florian Bouquet.
« Nous avons bien voulu racheter cette friche, pour la démolir et poursuivre ainsi la maîtrise du foncier en vue de développer de l’activité toute saison », précise l’élu. Après l’obtention du permis de démolir en cours d’instruction, la déconstruction et le désamiantage interviendront pour un montant de 700.000 € jusqu’à à septembre prochain. Le département avait déjà racheté une partie du patrimoine du Syndicat mixte du Ballon d’Alsace (Smiba) pour réduire la dette de celui-ci, ramenée en cinq ans de 4 à 2,5 millions d’€, signale Florian Bouquet. 
Selon lui, la nouvelle construction, en bois, a vocation à viser un public « familial » et « d'amoureux de la nature » pour capitaliser sur les atouts environnementaux du lieu, seul candidat français de moyenne montagne au label Grand Site. Ce ciblage n’est pas incompatible avec une « montée en gamme », précise-t-il. L’opérateur devrait être désigné début 2022, pour des travaux fin 2024 et en 2025. M.N.

 

• Sensy veut démocratiser le coaching

 

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De gauche à droite : Elodie Boulin et Juliette Fabre, co-fondatrices de Sensy.

 

Deux anciennes du groupe SEB, Elodie Boulin et Juliette Fabre, co-fondent Sensy à Dijon en septembre dernier et lancent leur activité fin 2020. Leur preuve de concept découle du constat que : l’heure de coaching est assez chère (entre 150 et 300 €) ;  près de la moitié des actifs reconnaissent ne pas être toujours à l’aise au travail ; 85% des métiers à l’horizon 2030 n’existent pas aujourd’hui et que les 18-35 devront évoluer dans une dizaine d’univers professionnels différents.
En résumé, mieux vaut s’armer en faisant un point sur soi, ses envies, ses manques, ses aspirations. L’originalité de Sensy est de proposer un coaching en ligne à des tarifs abordables. « Notre première offre s’adresse aux particuliers qui ressentent le besoin de mieux se connaître pour évoluer dans leur vie et/ou leur travail », explique Elodie Boulin.
Un diagnostic en dix questions permet de cerner le besoin et de choisir un coach. Ensuite une formation en e-learning (une heure par semaine durant trois mois) affine tous les points à aborder qui le seront ensuite deux heures par mois, toujours sur un trimestre, avec le coach adapté. Il en coûte 189 € mensuels et, promotion de lancement actuel 159 €. Une formule plus adaptée aux entreprises est en cours d’élaboration.
Intégrées pour deux ans à l’incubateur DECA Bourgogne-Franche-Comté, accueillies au sein de l’accélérateur Village By CA, les deux jeunes femmes séduisent les BFC Angels, dont trois d’entre eux les mentorent pour les épauler dans une levée de fonds au montant encore à déterminer. D.H.

 

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• La production chute à PSA Sochaux mais reste de haut niveau

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L’usine de Sochaux- 7.300 salariés permanents -  toutefois de concentrer la majeure partie de la production française de PSA. © Traces Ecrites.

 

Sans surprise, l’usine PSA de Sochaux (Doubs) a terminé l’année 2020 très loin de ses records de production des exercices précédents. Le site a fabriqué 310.000 voitures, contre 480.000 en 2018 et 515 000 en 2019, conséquence logique des six semaines d’arrêt complet au printemps pendant le premier confinement, et d’un retour à la quasi-normale opéré de façon progressive à partir de la mi-août. « Le chiffre est équivalent au bilan de 2014 mais avec 2.200 salariés de moins », relève le syndicat FO du site, qui qualifie 2020 d’ « année record » mais en terme « d’agilité et de flexibilité dont a dû faire preuve l’ensemble du personnel.  »
L’usine sochalienne de 7.300 salariés permanents continue toutefois de concentrer la majeure partie de la production française du constructeur. Elle a même terminé l’année en trombe, avec les trois jours exceptionnellement travaillés entre Noël et le Nouvel An sur la ligne de montage des modèles à succès, Peugeot 3008 et 5008. Dans le détail, le millésime 2020 se répartit en 48 % de 3008, 30 % de 308, 13 % de 5008 et le solde constitué du Grandland X de la filiale Opel. Le retour à la pleine cadence d’avant-Covid de 2.200 véhicules par jour supposerait de reconstituer l’équipe de travail de week-end. La direction le prévoyait pour la mi-novembre mais l’a ajourné suite à l’annonce du reconfinement. M.N.

 

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Le Pays de Montbéliard à la croisée des chemins de l’incinération


Construire une nouvelle usine, moderniser un four sur deux ou faire brûler les déchets dans le Territoire de Belfort : les trois options sont sur la table des élus de Pays de Montbéliard Agglomération. La communauté d’agglomération est confrontée à l’obsolescence de son usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM), construite en 1988 et exploitée par le groupe Véolia.
Le conseil communautaire du 14 janvier a voté le lancement des études pour trancher à l’automne prochain. L’arbitrage s’opérera entre coût financier et « politique ». Une construction entièrement neuve d’une capacité annuelle de 40.000 tonnes est estimée entre 40 et 50 millions d’€ et la rénovation partielle à 15 millions, alors que le traitement à l’UIOM de Bourogne, près de Belfort, d’une capacité de 85.000 tonnes/an, par le syndicat de traitement Sertrid devrait limiter la dépense à 5 millions d’€, pour le démantèlement de l’usine d’incinération de Montbéliard et la création d’un quai de transfert des déchets.

Les débats du 14 janvier ont confirmé que la perspective de laisser la main au belfortain Sertrid, de manière plus ou moins marquée, ne faisait pas l’unanimité. L’enjeu est également fort pour la chaufferie du quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard qui absorbe 40 % de la vapeur produite par l’actuel incinérateur. Les études doivent affiner le coût des options. Celles-ci reposeraient comme aujourd’hui sur une délégation de service public. M.N.

 

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De gauche à droite et de haut en bas : Pierre Kloninger, directeur de Suez Région Est, Bertrand Kauffmann, directeur de la direction régionale de l’Insee en Bourgogne- Franche-Comté, Mohamed Si Abdallah, directeur général adjoint de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté, Philippe Puydarrieux, directeur du Parc national de forêts et Olivier Georges, directeur du Parc naturel régional du Morvan.


• Pierre Kloninger, directeur de Suez Région Est. Cet homme du sérail, âgé de 38 ans et véritable bébé Suez, succède depuis le 1er janvier à Marc Bonnieux à la direction de la Région Est (Grand Est et Bourgogne–Franche-Comté). Assez capé, avec un diplôme de l’Ecole Nationale du Génie de l’eau et de l’Environnement de Strasbourg (ENGEES) et d’un Master 2 dans le Management de l’Environnement, décroché à ESC de La Rochelle, Pierre Kloninger débute en 2008 à la Lyonnaise des Eaux, devenue Suez, au poste de délégué commercial en Normandie. Il occupe ensuite  la direction de l’agence de Libourne, fait du développement à la direction commerciale France et était depuis 2019, le directeur de l’agence Bordeaux Métropole.

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Bertrand Kauffmann, nouveau directeur de la direction régionale de l’Insee en Bourgogne- Franche-Comté. Agé de 49 ans, chef depuis 2016, du service Études et diffusion de l’Insee en Auvergne-Rhône-Alpes, il succède à Moïse Mayo. Il avait démarré sa carrière en 1996, comme responsable de la cellule statistique à la direction régionale de l’équipement à Metz (DRE Lorraine) et fut en 2011, chef du service Études et diffusion de Nancy (Insee Lorraine

• Olivier Georges, nouveau directeur du Parc naturel régional du Morvan. Quinquagénaire, habitant le Morvan depuis plus de 25 ans, il remplace Philippe Caumont, parti à la retraite. Ingénieur en aménagement du territoire et du développement local, il connaît l’établissement public puisqu’il était le directeur adjoint de 2003 à 2008. Il va s'atteler à mettre en oeuvre la nouvelle charte 2020-2035 qu’ont validé 133 communes.

 

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• Philippe Puydarrieux, nouveau directeur du Parc national de forêts. Ingénieur en chef des ponts, des eaux et forêts, il succède à Véronique Genevey, qui a assuré la direction par intérim du Parc depuis la  création officielle de l'établissement public, du dernier né en 2019, des parcs naturels nationaux, situé sur les territoires de la Côte-d’Or et de la Haute-Marne.

• Mohamed Si Abdallah, directeur général adjoint de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté. Jusqu’alors directeur adjoint de l’ARS des Hauts-de-France, il succède à Olivier Obrecht. Co-fondateur de SOS médecins à  Nancy,  il a occupé le poste de médecin coordinateur à l’Hospitalisation à Domicile de l’agglomération de Nancy, puis de médecin-chef du SDIS de la Meuse. Ses spécialités sont la médecine et biologie du sport, la médecine d’urgence et de catastrophe.

• Christian Morel, nouveau président du réseau Gastronomie et Promotion des Produits Régionaux de Bourgogne-Franche-Comté (GPPR). Exploitant agricole à Saône (Doubs) et élu à la Chambre Régionale d'Agriculture (CRA BFC) avec la responsabilité de la Valorisation des Ressources Locales, il succède à Michel Renevier, à la tête depuis 2015. Comme son nom l’indique, ce réseau d’entreprises et instances professionnelles fait la promotion des produits régionaux auprès du grand public, dans les salons et autres manifestations. En 2020, elle a mis en service un « foodtruck » destiné à sillonner le territoire.


• Éric Février, réélu Président du Syndicat du Mont d’Or. Ses deux axes de travail pour les 3 années à venir : la poursuite et l’achèvement du travail de révision du cahier des charges du fromage Mont d’Or et le maintien des volumes de lait transformés au niveau actuel.

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