Peugeot Japy repris par l’équipementier haut-marnais F2J. Le Crédit Agricole Champagne Bourgogne affiche un excellent ratio de solvabilité. Aux Produits Saugets dans le panier du groupe Arcado. IP-IP, nouvelle coopérative digitale pour les entrepreneurs du numérique
. La fondation du patrimoine s’associe à la restauration du château de Joux. Laurent Gaunard, nouveau directeur général d’Habitat 25. Sylvie Trapon, nouvelle présidente de Nicephore Cité.

 

• Peugeot Japy repris par l’équipementier haut-marnais F2J


En redressement judiciaire depuis le 30 juin (Lire ici l’article de Traces Ecrites News), et mis en liquidation le 30 septembre 2020, Peugeot Japy (groupe Farinia de forge et fonderie) est repris à la barre du tribunal de commerce de Paris par F2J, groupe de mécanique à Chaumont (Haute-Marne). Spécialiste de la rénovation de moteurs de poids lourds et d'engins de travaux publics, le repreneur des actifs de l'entreprise supprime 92 postes sur 236, soit plus d’un tiers des effectifs de l’usine de Valentigney (Doubs) qu'il rebaptise F2J JAPY

« Notre soulagement ne peut être qu’en demi-teinte », résume Marc Sivric, délégué FO, premier syndicat du fabricant d’éléments de boîtes de vitesse qui juge insuffisantes les mesures additionnelles au CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) proposé aux salariés licenciés (une enveloppe de 270.000 €). A ce jour, une quarantaine de salariés seraient volontaires pour partir dans le cadre des mesures d’âge ou d’accompagnement à la reconversion professionnelle.

PSA qui reste le seul client de Peugeot-Japy depuis la perte des marchés de General Motors et de Bosch, s’est finalement engagé, durant la procédure, sur un volume de commandes de 24 à 25 millions d’€ par an, pendant cinq ans. Le contrat devait s'arrêter en avril 2021. C.P.

 

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• Le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne présente un excellent ratio de solvabilité

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A gauche, Jean-Yves Remillet, président du Crédit Agricole Champagne Bourgogne et Emmanuel Vey, nouveau directeur général. © Traces Ecrites


Evoquer les résultats financiers de l’exercice 2019 du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne au quatrième trimestre 2020 n’invite pas à humer la fraîcheur de l’information. Et pourtant l’établissement financier n’a pu le faire avant, crise sanitaire oblige.
En résumé, notons que la banque se porte bien avec un chiffre d’affaires réalisé de 342,9 millions d’€, un bénéfice dégagé de 90,8 millions, toutefois en baisse de 6,6 millions, principalement justifié par un coût du risque (défaillances d’emprunteurs) de près de 19 millions, tout en affichant un insolent ratio de solvabilité de plus de 20%.

La banque aux 599.615 clients, dont 2.000 entreprises, qui fédère 268.398 sociétaires, exploite 154 agences et emploie 1.800 salariés, actualise toutefois son vécu à l’aune d’une année de crise sanitaire destructrice. « Nous nous sommes mobilisés en agence comme à distance pour répondre à toutes les demandes », certifie Emmanuel Vey, nouveau directeur général depuis juillet dernier en lieu et place de Jacques Kermarrec parti en retraite.

Pas moins de 568 ordinateurs portables ont ainsi été distribués aux collaborateurs en télétravail, même si grande majorité des agences sont demeurées ouvertes. Au total, un volume de 2.440 prêts garantis par l’Etat a été accordé pour 366 millions d’€. En terme de solidarité, la banque à attribué 204 tablettes aux Ehpad de l’Aube, de Haute-Marne, de Côte-d’Or et du département de l’Yonne, sa zone géographique d’activité.

Le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne n’oublie pas non plus d’où il vient. L’agriculture souffre aussi du Covid-19, mais également de l’évolution du secteur. « Sachez que sur les 146 millions d’€ accordés en 2016, seulement 50 millions ont été à ce jour remboursés, c’est dire… », constate avec regret Jean-Yves Remillet, éleveur-fromager en Haute-Marne et président de la banque.

La banque coopérative recrute par ailleurs fortement : plus de 110 personnes cette année. « Nous sommes impliqués dans la vie régionale, économique, sociale et humaine, alors quand je pense que pour quelques centimes d’€, des collectivités locales, dont la principale de la région, emprunte chez HSBC, cela me désoblige », ponctue le directeur général, un rien agacé par ce type de comportement. D.H.

 

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• Aux Produits Saugets dans le panier du groupe Arcado

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Une histoire de transmission : le fabricant de saucisses de Morteau, Aux Produits Saugets, est cédé au groupe Arcado. © Aux Produits Saugeais


Leader français de la fabrication de saucisses de Morteau et de Montbéliard, le groupe Arcado  (chiffre d’affaires d’environ 80 millions d’€) grossit encore avec la reprise, en ce mois d’octobre, de l'entreprise Aux Produits Saugets, à Gilley, dans le haut-Doubs. Denis et Bertrand Vonin, deux des fils du fondateur de l’entreprise familiale (chiffre d’affaires de 11 millions d’€, 50 salariés), ont décidé de prendre leur retraite. Xavier Burellier, l’actuel directeur commercial prend le poste de directeur général.

Tout comme Arcado qui commercialise ses produits sous les marques Jean-Louis Amiotte, Morteau Saucisse et Clavière, Aux Produits Saugets fabrique des saucisses de Morteau sous IGP (Indication Géographique Protégée).  Arcado coiffe les sociétés franc-comtoises Jean-Louis Amiotte  (Avoudrey), Morteau Saucisse (Morteau) et Clavière (Dole), ainsi que la société bourguignonne Chambade (Chalon-sur-Saône). Pour absorber sa croissance, Richard et Olivier Paget, les dirigeants avaient accueilli dans leur capital en 2018, le fonds d’investissement MBO Partenaires et Amundi PEF. C.P.

 

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IP-IP, nouvelle coopérative
pour les entrepreneurs du numérique




La CAE (Coopérative d’Activité et d’Emploi) Bourgogne à Dijon, initialement connue sous le nom de L’Envol, grandit. Organisée en communautés de métiers avec notamment Coop’En Bât (pour la filière du bâtiment), elle en accueille une nouvelle, dans le secteur du numérique, baptisée « IP-IP ». Présentée mardi 13 octobre à Dijon, cette dernière s’adresse aux porteurs de projets dans le domaine de la production ou la communication numérique. IP-IP se veut complémentaire des réseaux du digital qui existent déjà et axe sa stratégie sur le développement durable. Elle fait route commune avec Coopilote à Besançon et élargit son implantation géographique à Auxerre (Yonne) où une antenne a récemment ouvert et bientôt en Saône-et-Loire et dans la Nièvre.
Salariés de la coopérative pendant deux ans, les porteurs projets ont été 129 en 2019, toutes filières confondues, à bénéficier d’un accompagnemennt administratif et comptable, sachant que le projet arrivant à maturité, ils prennent leur envol avec un statut classique d’entreprise. « L’avantage de la coopérative d’emploi est de permettre à des porteurs de projet d’oser entreprendre grâce au statut protecteur d’entrepreneur-salarié,  [ Pendant le confinement, les entrepreneurs salariés qui ont vu leur activité réduite voire arrêtée ont pu bénéficier du chômage partiel, ndlr ], et d’évoluer dans un cadre collectif avec la possibilité de construire des projets communs », explique Pascal Olive, directeur. « L’accompagnement s’avère bénéfique car nous constatons que plus en plus, les entrepreneurs parviennent à générer un salaire qui leur permet de vivre de leur activité avant deux ans. » C.P.


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• La Fondation du patrimoine s’associe à la restauration du château de Joux, 30 millions d’€ sur 10 ans

 

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Le Château de Joux près de Pontarlier.© Laurent Lepeule


La Fondation du patrimoine et la Communauté de communes du Grand Pontarlier ont lancé, mardi 13 octobre, une collecte de dons pour la sauvegarde du Château de Joux, classé monument historique. Sélectionné par la mission « Bern, patrimoine en péril », il va aussi bénéficier du loto du patrimoine.

La campagne de travaux s’annonce longue (2020-2030) et coûteuse, environ 30 millions d’€. Elle va commencer en premier lieu par la restauration des ponts-levis et dormant, préalable à la poursuite des visites guidées qui attirent 45.000 visiteurs par an.
La campagne de dons doit compléter les financements publics (Drac, Région, département, communauté de communes) prévus à hauteur de 65% des dépenses. Les donateurs particuliers bénéficieront d’une réduction d’impôt sur le revenu dans la limite de 20% de leur revenu imposable et les sociétés mécènes, à hauteur de 60 % du don, dans la limite de 5% hors taxes de leur chiffre d’affaires.

Perché au-dessus de la Cluse, voie militaire et commerciale frontalière à la Suisse, la forteresse vieille de 1000 ans a été remaniée par le célèbre architecte Vauban, du 18e au 19e siècle. Elle a été prison d’Etat pour les personnes menaçant l’ordre du public, les plus célèbres d’entre eux étant Toussaint L’ouverture qui défendait l’émancipation des noirs (et mourut entre ces murs) et Mirabeau, exilé par sa famille pour dettes. C.P.
Lien du projet : www.fondation-patrimoine.org/

 

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habitatdoubs• Laurent Gaunard devient directeur général d’Habitat 25

 

Directeur général adjoint de l’office public d’HLM Habitat 25 depuis 2015, Laurent Gaunard accède à la direction générale en titre. Diplômé d’un Master 2 en Sciences du Management à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Marseille, il connaît bien le monde des bailleurs sociaux.


Avant de s’établir dans le Doubs, Laurent Gaunard a gravi les échelons de l’OPH de Nice où il est resté une dizaine d’années à la direction financière, puis a intégré l’OPH de Cannes durant 4 années, jusqu’à en devenir le directeur général par intérim.


Habitat 25 exerce sa mission de bailleur social sur l’ensemble du département du Doubs. En moyenne, chaque année, cet office accueille 1.300 nouveaux locataires et construit 100 logements. Sur la période 2017-2020, Habitat 25 aura livré 495 nouveaux logements et en aura réhabilité 576.


traponnicephore• Sylvie Trapon, nouvelle présidente de Nicephore Cité


Vice-présidente du Grand Chalon chargée du numérique, Sylvie Trapon devient la nouvelle présidente de Nicephore Cité, société d’économie mixte dédiée au numérique qui gère une pépinière d’entreprises et des équipements spécialisés dans l’image et le son.

Une belle feuille de route attend la mairesse de Rully depuis 2015. Car ce mandat va voir la concrétisation de l’Usinerie, le nouveau nom de la Cité du Numérique.

A l’automne 2021, sous 4.000 m2 (en partie la restauration du moulin de l'ancienne sucrerie, pour l’autre une extension neuve), cohabiteront l’Institut de l’Image de l’Ensam, le Cnam, et un équipement totem des technologies numériques dans l’industrie animé par l’IUMM de Saône-et-Loire. C.P.

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