BRÈVES ALSACIENNES. Les robinets Horus fusionnent avec Kramer WTS. DowDuPont investit 16 millions d’€ à Cernay. Un centre logistique élargi pour Électis. L’italien FK group prend pied en Alsace. Hager group continue d’embaucher et d’investir dans le Bas-Rhin. 3ma Group reprend partiellement l’activité de Lavauzelle Graphic. Le conseil en ressources humaines ProÉvolution franchit la frontière. Le développement économique, sujet le plus sensible de la future « collectivité européenne d’Alsace »

• Mariage lorrain pour les robinets Horus

 

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Horus est rachetée par Kramer, mais François Retailleau, le propriétaire depuis 9 ans, conserve une partie du capital et la direction générale.

 

Le fabricant de robinets et autres éléments sanitaires Horus basé à Obernai (Bas-Rhin) annonce son rapprochement avec son confrère Kramer WTS installé en Meuse, à Étain. Cette PME, également indépendante, de 30 salariés (chiffre d’affaires de 15 millions d’€) prend le contrôle majoritaire de l’entreprise alsacienne de même taille, dont François Retailleau, le propriétaire depuis 9 ans, conserve le solde du capital et la direction générale.
L’opération doit permettre à Horus (chiffre d’affaires annuel de 5 millions d’€, dont la moitié à l’export, principalement auprès de particuliers et d’hôtels) de « développer de nouvelles gammes, de renforcer les actions marketing et élargir notre segment, toujours dans le premium et dans une stratégie de vente sous marque propre », relève François Retailleau. En ce sens, Kramer lui est complémentaire avec un positionnement dans la grande distribution, sous marque de distributeur.
« Kramer apporte le savoir-faire induit par les exigences spécifiques de son canal de ventes, comme les contrôles hydrologiques très stricts », ajoute François Retailleau. Horus s’appuiera aussi sur les compétences du réseau international d’entreprises dont Kramer fait partie, constitué autour de l’Italien WTS (chiffre d’affaire de 65 millions d’€). M.N.

 

 

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• DowDuPont dope son usine de Cernay


Le groupe chimique américain DowDuPont a décidé d’investir 16 millions d’€ dans son usine de Cernay (Haut-Rhin). Sa division pour l’agriculture, « Corteva agriscience », dotera le site d’une nouvelle unité de conditionnement pour les produits phytopharmaceutiques de protection pour les céréales et les cultures de fruits et légumes, à la matière active d’origine naturelle.

L’atelier de 4.000 m2 entrera en service l’automne prochain. L’investissement inclut la modernisation de trois autres lignes de production et doit s’accompagner de la création d’environ 30 emplois permanents dans les 4 ans à venir. Avec le site de la commune voisine d’Uffholtz, DowDuPont emploie 370 salariés actuellement (hors intérimaires) dans le secteur de Cernay. M.N.

 

 

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• Un centre logistique élargi pour Électis

 

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Electis était présente avec un stand visible sur tout le salon BE 4.0 à Mulhouse, les 20 et 21 novembre 2018. © Traces Ecrites.


Distributeur de matériel d’électricité et de génie climatique (chauffage, ventilation, pompes à chaleur…) pour le bâtiment et l’industrie, Électis a inauguré cet automne son nouveau centre logistique, à son siège de Wittenheim, au nord de Mulhouse (Haut-Rhin). Fruit d’un investissement de 3 millions d’€, l’installation s’étend sur 5.000 m2, le double de surface par rapport aux capacités actuelles.

Elle traduit ainsi l’important développement réalisé ces dernières années par la PME indépendante créée en 1989. Après Wittenheim, Électis a implanté 5 autres agences à Colmar, Strasbourg, Belfort, Épinal et Metz, pour atteindre désormais un effectif d’un peu plus de 100 salariés, pour un chiffre d’affaires qui se situera à 42 millions d’€ fin 2018.
Son activité est notamment montée en puissance grâce à l’essor de l’e-commerce. Électis s’est dotée d’un site de vente en ligne, récemment refondé pour proposer un catalogue plus large, de 450.000 références. Le centre logistique a été conçu pour optimiser les livraisons selon un objectif de délai maximal de 48 heures. M.N.

 

 

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• L’italien FK group prend pied à Mulhouse.

 

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Sergio Gori, président de FK group (2ième à gauche) ; Philippe Chican, président de la filiale FK Europe (3ième à gauche) ; Benoit Basier, président du Pôle Textile Alsace (6ième à gauche) et Philippe Choukroun, le directeur général de l'Agence Attractivité Alsace, juste à ses côtés. © Traces Écrites.

 

L'Agence Attractivité Alsace et le Pôle Textile Alsace ont annoncé, hier 21 novembre sur le salon Be 4.0 de Mulhouse, l'implantation d'un bureau commercial de l'Italien FK group en Alsace. Ce fabricant de machines de découpe de tissus basé à Bergame (ville jumelée avec Mulhouse), installe un bureau pour les marchés français et limitrophes de la zone frontalière (l'Allemagne, la Suisse et le Bénélux) ainsi que le Magreb.

Philippe Chican, bien connu dans le milieux économiques alsaciens pour avoir accompagné des entreprises comme consultant chez Hussor, en devient le président. Il va s'entourer de deux ingénieurs commerciaux, dont un est en cours de recrutement. A terme, une dizaine de techniciens devraient être embauchés pour l'installation et la maintenance des machines chez les clients, des industriels du textile.

FK group Europe (ainsi est baptisée la filiale française) sera hébergée sur le campus textile de Mulhouse, dans le même bâtiment que le Pôle Textile. Ce cluster d'entreprises du textile que préside Benoît Basier, le P-DG de la corderie Meyer-Sansboeuf,  n'est pas étranger au choix de l'Italien. Des synergies sont attendues.

La première machine, de démonstration, sera installée chez Final Advanced Materials, société d'ingénierie spécialiste des matériaux sous haute température. Pour ce dernier, membre du Pôle Textile, la coopération préfigure une prestation à la demande, et pour FK group, un centre de ressources qui pourra s'appuyer sur les compétences du laboratoire de Physique et Mécanique textile de l'UHA. Cette implantation est à mettre au crédit de l'Agence Attractivité Alsace, par l'intermédiaire de sa représentante en Italie. D.H.

 

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• Hager group continue d'embaucher et d'investir dans le Bas-Rhin.

 

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Hager group annonce le doublement de l’atelier de bobines de disjoncteurs d’Obernai. © Hager.

 

Le fabricant d’appareillages électriques solde l’année 2018 avec un bilan positif de 65 embauches dans ses usines d’Obernai (1.900 salariés) et de Bischwiller (400 salariés) où il produit des disjoncteurs et des interrupteurs différentiels. Après le recrutement de 15 personnes en début d’année, Hager group vient de transformer en CDI 50 postes d’intérimaires, essentiellement des opérateurs de production et des conducteurs de machines.
Cette politique d’embauche devrait se poursuivre. Hager Group va centraliser sa logistique sur une plateforme de 24. 000 m², opérationnelle en 2020, dans la zone d’activité Écoparc Rhénan  à Reichstett. L’industriel va également doubler l’atelier de bobines de disjoncteurs d’Obernai avec une nouvelle ligne d'assemblage d'interrupteurs différentiels. Le permis de construire d'un bâtiment de 1.400 m2, dans le prolongment de l'actuel, est en cours d’instruction pour une mise en service espérée en 2020 (travaux au printemps 2019). L'investissement (immoblier et équipements) s'élève à 20 millions d'€.
Le groupe d’origine allemande (siège à Blieskastel, en Sarre, 1.300 salariés) emploie 2.600 personnes en Alsace où il possède un 3ème site à Saverne (350 salariés) pour les éléments électroniques. C’est en perspective du développement de la domotique et des systèmes de gestion de l’énergie qu’il vient de signer un partenariat avec l’INSA Strasbourg (Institut National des Sciences Appliquée) qui dans sa filière DeutschINSA, forme des ingénieurs en génie électrique, mécanique, mécatronique et plasturgie qui maîtrisent la langue et la culture allemandes et françaises. L’industriel qui met des intervenants à disposition de l’école veut ainsi se préparer au développement de nouveaux métiers liés à la digitalisation, l’Internet des objets ou le traitement des données. C.P.

 

 

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• 3ma Group reprend partiellement l’activité de Lavauzelle Graphic

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Le groupe alsacien de marketing 3ma Group rachète une imprimerie Haute-Vienne. © 3ma Group

 

Depuis le 19 octobre dernier, le groupe alsacien de marketing 3ma Group a repris les activités d’imprimerie et d’applications « web to print » de la société Lavauzelle Graphic à Panazol (Haute-Vienne). Cette société de 35 salariés avait été placée en liquidation judiciaire en septembre par le tribunal de commerce de Limoges.

Société de communication multicanal basée à Rouffach, près de Colmar (Haut-Rhin), 3ma Group conserve 4 des salariés de Lavauzelle Graphic dans une agence commerciale à Panazol afin de garder les clients et développer son marché dans les régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin et Occitanie.
3ma Group est présent dans la France entière. Le groupe emploie 200 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 26 millions d’€. Pour l’exercice 2018, l’objectif est d’atteindre 27 millions d’€. J.G.

 

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• Le conseil en ressources humaines ProÉvolution franchit la frontière

 
Le cabinet alsacien de chasseurs de tête et conseil RH annonce pour 2019, une offre transfrontalière avec l’ouverture  d’un bureau en Allemagne. Le recrutement d’une collaboratrice allemande, qui intégrera le comité de direction, est déjà acté. « Son rôle sera de développer les activités de ProEvolution dans l’ouest de l’Allemagne, Bade-Wurtemberg et Bavière essentiellement, et en Suisse alémanique, où les taux de chômage sont particulièrement bas et les besoins en recrutements, forts », indique Marc Sarwatka, dirigeant de Proévolution.
L’entreprise va également créer une startup RH, au sein de l’incubateur KM0 à Mulhouse. Sa mission sera de sensibiliser les industriels et leurs équipes de direction à « l’impact de la digitalisation – cobotique, cybersécurité, réalité virtuelle ou augmentée, etc. sur les salariés et sur leur mode de management. » ProÉvolution qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’€ en 2017, compte 7 bureaux en France, à Mulhouse (le siège), Strasbourg, Paris, Lyon, Toulouse, Le Havre et Rouen. C.P.

 

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• Collectivité d’Alsace : un grignotage dans l’économie ?


Les longues tractations sur l’octroi d’une place spécifique à l’Alsace dans la région Grand Est ont abouti, fin octobre, à l’annonce de la création en 2021 de la « collectivité européenne d’Alsace ». Cet objet juridique inédit et pour l’heure indéfini, constitue la réponse de l’État au « désir d’Alsace » qu’avait décortiqué le préfet de région Jean-Luc Marx dans son rapport préparatoire cet été.

Dans ce cadre, les deux conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin se regrouperont, mais les deux préfectures subsisteront. Ils reprendront toutes leurs compétences actuelles et s’en verront octroyer des supplémentaires : coopération transfrontalière, bilinguisme, attractivité du territoire, transport et culture, énumère la « déclaration commune » de la Région, des départements de l’Etat.
Quid alors du développement économique, sujet le plus sensible ? Pour l’exécutif régional, les choses sont entendues, il reste de son ressort et la collectivité régionale « n’a rien lâché ». A voir quand même. La notion d’ « attractivité du territoire » s’en rapproche et semble l’appeler auprès d’elle – d’ailleurs l’Agence d’attractivité de l’Alsace désormais très en sursis cumule économie et tourisme.

La déclaration précède son listing des nouvelles compétences d’un « notamment » qui semble laisser la porte ouverte à des élargissements. Et au niveau des structures, l’agence de développement économique Adira ressort renforcée. Or, si la Région la cofinancera à même hauteur que les départements, l’Adira exerce une action de proximité qui la met plus en prise avec les départements, et c’est le patron de l’exécutif bas-rhinois qui la préside aujourd’hui. M.N.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Foerster .Yvonnedit :

    Traces Écrites c’est super je m’instruis et je prends connaissance des actualités au plan économique. Continuez. Sincèrement

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