Pour sa troisième édition, le salon Business Industries Dijon, qui se tient au Parc des Expositions et congrès ces 29 et 30 novembre, change de braquet. Trois mille visiteurs sont attendus par quelque 150 exposants (un tiers de plus par rapport à l’édition 2022). Le rendez-vous, organisé par la société Promosalons, est placé sous les thématiques de l’industrie 4.0, de la décarbonation et du recrutement. Environ un quart des exposants proviennent de Bourgogne Franche-Comté. Petit tour d’horizon de ce panel au sein d’un salon qui commence à devenir grand !
• Heller France déménage de Paris à Dijon
Avec le fabricant de fauteuils roulants japonais Whill, Heller est la seconde jolie prise à mettre au crédit de la jeune agence de développement Dijon Bourgogne Invest. La filiale française de l’entreprise allemande, spécialiste des machines-outils CNC (commande numérique par ordinateur) horizontales, déménage à Dijon (Côte-d’Or). « Nous sommes actuellement à Marne-la-Vallée et nous nous installerons, dans les six prochains mois, au Parc Valmy, dans le bâtiment Hélios », résume Yann Ponsard, directeur d’Heller France depuis le 1er avril 2022. Le dirigeant cherchait avant tout la qualité de vie pour ses équipes, ainsi qu'un positionnement géographique suffisamment proche de l’Allemagne et des grandes voies de communication. L'option Dijon s’est dès lors imposée. « J’ai demandé à neuf de mes salariés de choisir un emplacement sur la carte de France, et huit d’entre eux ont choisi Dijon », note le directeur.
Heller France ne vend pas d'équipement, mais gère le marketing, l’installation et le SAV. « Nous sommes rémunérés à la commission sur les machines vendues par notre maison-mère », précise Yann Ponsard. La SAS de 20 salariés réalisera un chiffre d'affaires de 6,4 millions d’€ en 2023. Le groupe Heller, lui, atteint un chiffre d'affaires de 600 millions d’€ pour un effectif de 2.600 salariés. A.Morel
• Silac à Champlitte s’inquiète de la crise de l’immobilier
Basée en Haute-Saône à Champlitte, Silac, spécialisée dans le thermolaquage industriel sur aluminium, emploie 170 personnes. L’entreprise au chiffre d'affaires de 18 millions d’€ est très présente sur le marché des pergolas, des fenêtres et des gardes-corps. Elle manutentionne chaque jour un total de 10.000 barres, soit un poids de 50 tonnes. Malgré cette activité large, elle connaît une période plus compliquée, du fait de la crise que traverse le secteur de l’immobilier, avec lequel elle travaille. Le directeur commercial, Frédéric Louis, s’inquiète de voir des ventes immobilières décalées dans le temps, voire même ne pas aboutir. Mais Silac peut s'appuyer sur son appartenance au groupe Emeraude Participations (chiffre d'affaires de 50 millions d’€) qui possède également SFPI, TLV et Anolaq, présents sur le même secteur d’activité, dans diverses régions de France. L'entreprise haute-saônoise mise sur sa participation au salon pour susciter l'intérêt de nouvelles industries. S. Dolidze
• Polytech conçoit les machines pour la réindustrialisation française
Arrivé depuis six mois à la direction de Polytech à Varennes-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire), Gilles Beaufils mesure régulièrement le différentiel entre les intentions politiques et la réalité du terrain en matière de réindustrialisation. « Les coûts de réindustrialisation restent élevés, il demeure essentiel d’assurer une rentabilité de nos machines vis-à-vis de nos clients », précise-t-il. L’entreprise, qui compte 10 salariés et réalisera cette année un chiffre d'affaires de 2,1 millions d’€ (+15 % en un an), conçoit et fabrique des machines spéciales alliant mécanique de précision, automatisme et robotique. Elle a, par exemple, entièrement automatisé la chaîne d’assemblage d’une célèbre marque de couteaux pliants. « Nos points forts résident dans les processus d’assemblages, par soudure à eau, par résistance, par friction ainsi que les contrôles des pièces produites », complète le dirigeant.
Nous utilisons différents systèmes, dimensionnels ou par vision, pour assurer ce contrôle, qui est déterminant pour nos clients », ajoute-t-il. En moyenne, la société sort une dizaine de machines à l’année. Polytech s’intéresse aujourd’hui au développement de machines plateformes, susceptibles d’être adaptées aisément à différents process, afin d’optimiser ses conceptions et réduire le coût de réalisation. « Nos perspectives sont très bonnes », estime Gilles Beaufils. A.Morel
• Bresse Bourgogne Machine à la conquête de nouveaux clients
117 nouveaux clients en 2023 sur un portefeuille de 714, c’est essentiellement ce que vient consolider au salon dijonnais Bresse Bourgogne Machines. Spécialiste d'équipements (machines de découpe, de profilage) pour le bois en particulier, l’entreprise espère attirer dans ce domaine le secteur industriel « pour les plus petits matériaux, les industries ne sont pas forcément bien orientées pour rechercher la complémentarité de leur production » souligne le directeur Bruno Batilliot, accompagné de son fils Alexis. Située en Bresse à Romenay (Saône-et-Loire), la société au chiffre d'affaires de 1,4 million d’€ installe une centaine de machines par an. Elle a conclu dernièrement un marché avec le groupe Vinci concernant le système d’aération de copeaux et elle travaille sur l’équipement des camions frigorifiques de la marque Lamberet. S.Dolidze
• Le fabricant de pièces uniques BR Microtop peine à recruter
Installé à Grandfontaine, près de Besançon (Doubs), BR Microtop s’est spécialisé dans la fabrication de pièces uniques mécanosoudées, notamment pour l’industrie automobile, qui représente les trois-quarts de son chiffre d’affaires (1,6 million d’€ en 2022/23, exercice clôturé en mars). « J’ai démarré l’entreprise en 2003, avec un premier client à Annecy, qui cherchait à remplacer les cadres cassés de ses machines de thermoformage », explique Frédéric Bertin, PDG. L'effectif a été porté à 10 personne après le rachat de l’entreprise CMAP en 2018. Mais aujourd'hui, BR Microtop fait face à de grandes difficultés de recrutement. « J’ai eu trois départs en retraite que je ne parviens pas à remplacer depuis plus d’un an. Les gens partent travailler en Suisse », analyse-t-il. Pour pallier cette pénurie de main d'oeuvre, le dirigeant lorgne sur une nouvelle opération de croissance externe, ou sur la construction de nouveaux locaux. « Noujs allons investir dans une très grosse machine de 38 tonnes afin de fabriquer des pièces de grandes dimensions, demandées par certains des clients », détaille Frédéric Bertin.
Très flexible, BR Microtop propose des pièces mécanosoudées et usinées, mais aussi… des moules pour les chocolatiers. « C’est une niche, mais j’y tiens. Nous avons réalisé, notamment, un moule à chocolat représentant les quais Vauban et la citadelle de Besançon. C’est un vrai plaisir que voir les tablettes de chocolat ainsi fabriquées avec nos propres moyens », sourit le dirigeant. A. Morel
• Galilé appuie sur la formation de ses salariés et des autres
Le groupe Galilé, qui fédère 35 PME en France depuis la Saône-et-Loire (soit un millier de salariés et un chiffre d'affaires de près de 200 millions d'€), a créé il y a un an Galilée Formation, une société certifiée Qualiopi comme organisme de former qui se déplace dans les industries pour faire apprendre les salariés en condition réelle. Ses secteurs d’intervention concernent trois domaines : le soudage, l’IA (la société possède un docteur dans ce domaine) et la robotique, un sujet en développement. Galilée proposait déjà des formations en interne depuis cinq ans. Le groupe a voulu professionnaliser cette activité en vue de l’ouvrir à d’autres entreprises.
Sur les deux dernières années, 100 personnes ont été formées en interne du groupe et 200 à l’externe, au cumul de 22 sessions. Les ambitions de l'organisme de formation ne s’arrêtent pas là. Il propose également une expertise aux entreprises pour les accompagner lorsqu’elles rencontrent des difficultés liés au procédé de soudage. S. Dolidze









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