Un tête de veau se mange tôt, dès potron-minet.
Un tête de veau se mange tôt, dès potron-minet.

EPICURISME. Une fois n’est pas coutume, laissons-nous aller à un sujet plus léger.

Peu adeptes des cérémonies de vœux, les journalistes de Traces Ecrites News ne rateraient toutefois pas celle organisée par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Côte-d’Or (UMIH).

Elle se déroule dès potron-minet autour, déjà d’un petit-déjeuner café croissants, puis se poursuit avec ... une tête de veau. Le moment est aussi inappréciable qu'incongru quand il est à peine 9 heures du matin.

Pour bien sentir l’ambiance de pareilles agapes : relire cet hymne à un abat de choix, déjà publié sur notre site et sous la plume de notre confrère et ami Dominique Bruillot : La tête de veau et le néfaste food

Il y avait du monde ce jeudi 24 janvier autour de Patrick Jacquier, président général de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Côte-d’Or (UMIH), qui fédère 700 adhérents.

Pas moins d’une centaine de personnes se sont retrouvées, à Dijon, au restaurant Septime que dirige Stéphane Smojver, pour la traditionnelle cérémonie des vœux des restaurateurs, cafetiers, hôteliers et gérants de discothèque.

«Je n’ai jamais vu autant d’élus, cela sent les élections, car d’habitude ils ne viennent pas, faute d’avoir de l’estomac», glisse un patron d’une société de services, habitué des lieux.

De fait, on surveille qui parmi les édiles présents, fait mine de goûter et s’éclipse discrètement. On taira les noms des coupables pour ne citer que les amateurs d’un plat de roi.

Président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat ne donnerait pas sa part aux chiens. Nathalie Koenders, élue de Dijon en redemande plusieurs fois. Et, le sénateur Alain Houpert attaque son assiette largement arrosée au p'tit blanc.

On resterait bien des heures à étudier l'assistance qui, pour une fois, laisse au vestiaire son côté pile. Mais on se prend au jeu et on en oublie le métier pour aborder sans façon une bonne partie des convives.

Et ça rit, ça parle haut, ça s’interpelle, les barrières tombent.

Alors, on se prend à croire que, dans la vie professionnelle, pour une négociation qui s’annonce difficile, un impayé à recouvrir, un client furieux ou des collaborateurs à remotiver…, un seul renfort s’impose : une bonne tête de veau.

Crédit photos : Traces Écrites

   

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