La nouvelle usine du fabricant d’accessoires de câbles et tuyauterie à Hésingue, dans le Haut-Rhin, regroupe en un astucieux et gigantesque agencement ses quatre sites. Les 263 salariés s’y installent progressivement jusqu’à la fin de l’année. Elle sera inaugurée le 1er octobre.

 
Comment réunir quatre usines en une ? Le fabricant d’accessoires de câbles et tuyauterie SES-Sterling résout l’équation à l’occasion de l’entrée en service imminente de son nouveau site à Hésingue (Haut-Rhin). Sur le « Technoparc » en sortie de l’autoroute A 35, son nouveau site regroupe sur 9 hectares de terrain et 40.000 m2 de construction ses différentes phases de process qui se répartissaient jusqu’alors entre des usines distinctes, quelques kilomètres plus loin à Saint-Louis et Huningue. La conception de la construction maintient à ces métiers une certaine autonomie respective et une séparation physique entre chacun d’eux.


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La « clé  de cet équilibre est procurée par la « rue intérieure ». L’industriel et le constructeur de son bâtiment, le groupe GA Smart Building, nomment ainsi l’impressionnant axe central de 300 mètres sur 11 mètres qui parcourt l’usine de long en large. Ils le surnomment aussi la « colonne de vertébrale » ce qui exprime bien sa fonction de lien entre les différents halls qui s’installent de part et d’autre.
On pourrait également faire l’analogie avec une galerie marchande qui donne à voir les magasins sur deux ailes parallèles. « Nous opérons la jonction avec l’histoire récente de l’entreprise : chacune des usines précédentes, situées dans les villes, voisinaient avec des rues. Et cet axe débute par un ample espace à vivre à l’entrée », expose François Minck, directeur général du pôle industrie de GA.



Des AGV,  petits véhicules automatisés de convoyage de pièces

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SES-Sterliing se situe sur le marché très disputé des gaines, attache-câbles et autres accessoires de fixation.  © Mathieu Noyer


Ainsi, chaque atelier se déploie dans « sa » cellule, sans marcher sur les plates-bandes du suivant, mais bien sûr en échangeant avec lui. Se succèdent un hall de préparation des matières, un atelier de transformation du caoutchouc, un autre d’injection plastique. De l’autre côté sur le chemin du retour, se succèdent l’extrusion souple et le tressage et pour boucler la boucle, la salle d’impression des catalogues. Entretemps, le parcours sera passé également par un hall de stockage-logistique largement automatisé de 6.000 m2.   

 

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Les fluides et réseaux d’énergie qui parcourent le plafond ainsi que la distribution électrique contenue dans les armoires latérales assurent les indispensables liens entre les différentes parties. « Dans un projet comme celui-ci, la salle d’où partent ces équipements est le cœur du réacteur », insiste François Minck, directeur général du pôle industrie de GA. Au sol, la rue sera empruntée par les AGV, les petits véhicules automatisés de convoyage de pièces qui se sont notamment imposés dans l’industrie automobile.


Six mois de déménagement précédés de deux ans de préparation

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Impressionnant croisement de fluides au plafond de la rue intérieure qui distribuent les différents ateliers. © Mathieu Noyer


Fruit de 16 mois de travaux d’un montant de 30 millions d’€, le nouveau bâtiment sera inauguré le 1er octobre. Les 263 salariés y prennent place progressivement durant ce second semestre, ils y trouveront également un restaurant d’entreprise.

L’investissement global, avec les équipements de process, atteint 44 millions d’€.  Il doit permettre à SES-Sterling de rester compétitif dans son très disputé marché des gaines, attache-câbles et autres accessoires de protection, d’isolation, repérage conduite ou encore fixation.
Pour l’entreprise de 400 salariés bientôt centenaire (née en 1924) partagée entre la France frontalière – pour toute sa production, complétée à Saint-Louis, Lauw (Haut-Rhin) et Epinal (Vosges) - et la Suisse autour de son siège de Mariastein, ce projet a représenté un saut dans l’inconnu… qu’il espère conclure au mieux.

 

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« Six mois de déménagement ont été précédés de deux ans de préparation », rappelle Daniel Rollier, le directeur général du groupe. « La phase de finition que nous vivons transforme une étape de plaine en une étape de montagne », poursuit-il, en allusion aux multiples détails restant à régler. « Mais je retiens le premier mot que chaque salarié prononce lorsqu’il pénètre pour la première fois dans son nouvel univers de travail, lumineux : Waouh ! »

 

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La nouvelle usine de SES-Sterling regroupe les quatres anciennes sur 40.000 m2 dans le « Technoparc » en sortie de l’autoroute A 35 à Hésingue. © GA

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