Le fabricant d’accessoires de câblage regroupe ses cinq sites à une dizaine kilomètres de leur localisation actuelle, sur la zone d’activités frontalière de l’Allemagne et de la Suisse, à Saint-Louis (Haut-Rhin). Le 24 octobre a eu lieu la première pierre de la nouvelle construction qui présente plusieurs innovations en terme d’environnement et d’organisation. Le déménagement s’annonce gigantesque, sur sept mois jusqu’à fin juin 2021.


C’est un déménagement d’envergure que prépare SES-Sterling : dans un peu plus d’un an, un millier d’équipements vont se déplacer d’une dizaine de kilomètres, des centres-villes de Saint-Louis et Huningue vers le Technoparc, une nouvelle zone d’activités de l’agglomération de Saint-Louis, située sur le territoire de la commune de Hésingue (Haut-Rhin). 
Aux portes d’Allemagne et de la Suisse, « la localisation respecte les conditions que nous nous étions fixé : rester dans un rayon de 10 km autour de Saint-Louis, disposer d’au moins 9 hectares de terrain et bénéficier d’un accès par les transports en commun », énonce Patrick Egéa, président de SES-Sterling.
Avant cette transhumance d’un genre particulier prévue sur sept mois jusqu’à fin juin 2021, il faudra faire sortir de terre un bâtiment de pas moins de 40.000 m2 en mesure d’accueillir les capacités du fabricant d’accessoires de câblage, pour l’heure réparties en cinq sites d’un total de 250 salariés.

 

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Les piliers commencent à s’ériger, signes visibles d’une construction qui a démarré en juillet et que l’entreprise a souhaité matérialiser par une cérémonie de première pierre, le 24 octobre. Elle consacre 33 millions d’€ d’investissements à ce projet « un peu fou, né à l’été 2016 », rappelle Patrick Egea, président de SES-Sterling. 


L’idée était très rationnelle quand même, évidemment : « La nouvelle construction procure des solutions à moindres besoins énergétiques, notamment en énergies fossiles tout en modernisant le fonctionnement », poursuit le dirigeant. In fine, elle doit conjuguer « facilitation de la vie des salariés » avec la réduction des coûts et la propension à l’innovation jugées indispensables pour contrecarrer une concurrence venue notamment d’Asie.

La nappe phréatique refroidit machines et moules

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La construction des 40.000 m2 de la nouvelle usine de SES-Sterling a démarré en juillet.

C’est ainsi que le fabricant d’accessoire de câblages puisera dans la nappe phréatique pour refroidir ses machines et moules. De plus, la construction neuve organisera le hall de production autour d’une large rue de 10 mètres, de part et d’autre de laquelle se déploieront les différents ateliers : préparation des matières premières caoutchouc et plastiques, injection, imprimerie, repérage, extrusion souple, tressage. 

Deux équipements particulièrement de pointe seront installés, précise l’entreprise : une installation de stockage automatisée des produits finis quasi-unique en France (seuls quatre exemplaires sont en service par ailleurs actuellement) et un système centralisé d’aspiration et de distribution des matières premières en granulés. « Toutes les matières qui sont recyclables le seront à 100 % », ajoute SES-Sterling.
Ce process aboutit à fabriquer gaines, pièces injectées et moulées, attache-câbles et autres accessoires de protection, d’isolation et de repérage. En outre, et bien que quelque peu en décalage avec ce cœur d’activité tourné vers l’industrie électrique, SES-Sterling poursuit la fabrication de rubans d’emballages cadeaux, elle est la dernière en France dans ce segment. Elle manifeste ainsi son ancrage dans son histoire qui a transparu aussi lors de la « première pierre », par l’hommage appuyé aux fondateurs, Marcel Hess puis son fils Claude, et l’association de la fille et des petites-filles du créateur à la cérémonie.

 

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Le groupe SES-Sterling a été fondé en 1924 en Suisse. Il s’est établi à peine quatre ans plus tard à Saint-Louis, de l’autre côté de la frontière. Sur un effectif de 410 salariés, 300 sont situés en France, dans le Haut-Rhin. L’entité hexagonale réalise un chiffre d’affaires annuel de 26 millions d’€. 
Le fabricant avait consacré ces dernières années un autre investissement, certes bien plus modeste de 2 millions d’€, à son site Lauwplast de fabrication et logistique de goulottes en plastique, situé à Lauw (Haut-Rhin) dans la vallée sous-vosgienne de la Doller.

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SES-Sterling fabrique des gaines, attache-câbles et autres accessoires de protection, d’isolation et de repérage. © SES-Sterling

 

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Un constructeur choisi sur mesure

 
Patrick Egéa l’a rappelé lors de la première pierre du nouveau site de Saint-Louis : la perspective de construire 40.000 m2 neufs a bien sûr fait saliver les spécialistes régionaux du bâtiment industriel. SES-Sterling n’a eu que l’embarras du choix, qu’il a porté sur G.A. Ce groupe toulousain possède une base décentralisée à Sainte-Croix-en-Plaine (Haut-Rhin) qui compte quelques références récentes significatives en Alsace, comme l’usine SAF… à Hésingue aussi, les nouveaux sites d’Adam Boissons à Guewenheim et Goxwiller, ou en ce moment la construction de la vaste plate-forme logistique de l’allemand Delticom à Ensisheim.
« Étudié en mode BIM (la maquette numérique), le projet a été monté en conception-réalisation avec notre bureau d’études intégré et le cabinet d’architectes CDA partenaire de longue date de G.A. Ceci a permis une réponse complètement sur-mesure à une opération fort particulière », relate Corinne Deiss, chargée d’affaires Est.

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