A l’occasion de la réunion nationale des villes moyennes qui se tiendra ce mercredi et jeudi 28 et 29 septembre, la cité bragarde et son jeune maire veulent montrer aux hôtes professionnels la réalité de sa transformation. Et plaider la pertinence de son approche, basée sur l’appel sans complexe à collaboration aux groupes privés et institutions d’envergure nationale.
Saint-Dizier accueille ce mercredi 28 et jeudi 29 septembre les Rencontres des villes moyennes. Aux élus, techniciens et acteurs socio-économiques qui viendront des quatre coins de la France, la sous-préfecture de Haute-Marne veut montrer les aménagements qu’elle a engagés pour remettre en valeur son centre et ses bords de Marne, et plus généralement le modèle qu’elle a choisi pour entreprendre sa redynamisation.
Celui-ci s’incarne dans un axe directeur de Quentin Brière, l’actuel maire et président de la communauté d’agglomération de Saint-Dizier Der & Blaise : « L’alliance avec les grands nationaux ».
Sans complexe donc, la cité qualifiée par son premier magistrat lui-même d’« archétypale des souffrances de la désindustrialisation », étiquetée « loin de tout : des métropoles, des TGV, etc. » et réceptable d’un malaise social « qui s’est incarné par un fort mouvement des gilets jaunes et l'importance du vote RN » part donc à l’assaut des sièges parisiens pour exister et réexister.
Pour quels résultats ? Quentin Brière mentionne en premier lieu « Muse », le tout récent (ouvert le 10 septembre) musée immersif qui projette à distance des expositions de la RMN (Réunion des musées nationaux) Grand Palais. Saint-Dizier constituant la première déclinaison nationale de ce concept, débattu mais dont l’élu est convaincu de la pertinence pour l’accès à la culture au plus grand nombre de Français, où qu’ils résident.
Par ailleurs, Saint-Dizier va devenir ville-pilote du « design actif » pour le sport, concept qui aboutit à aménager l’espace public pour inciter à la pratique sportive. Une désignation du comité d’organisation des JO de Paris 2024. « Nous sommes allés boir ses responsables sur la base de leur volonté déclarée de ne pas faire des Jeux Olympiques un rendez-vous uniquement francilien. Alors, nous leur avons dit : montrez-le en venant à Saint-Dizier ».
En attendant de choisir début 2023 des urbanistes « de renom » qui accompagneront la requalification des espaces et du patrimoine bâti de la ville, celle-ci accueille donc ces Rencontres qui incarnent aussi le fil conducteur du maire. L’élu l’analyse ainsi par le fait que le rendez-vous national de cette semaine s’organisent d’un think tank du groupe Vinci, La Fabrique de la Cité.
Des signaux de reprise de l’immobilier

Jeune politique qui se classe divers droite, propulsé maire et président d’agglomération à seulement 31 ans en 2020, trois ans après son installation dans la cité bragarde en venant de Lyon, Quentin Brière n’en oublie pas pour autant l’héritage de son prédécesseur pendant 25 ans, François Cornut-Gentille pour son patient travail de rénovation urbaine et de redynamisation. Ni l’intérêt de s’appuyer sur le programme national Action Cœur de Ville, en concours financiers et surtout en ingénierie de projets.
Les « chantiers » sont encore nombreux à lancer ou terminer, à commencer par celui des infrastructures de transport. L'téta actuel crée la congestion, en l’absence persistante d’un contournement de la ville par la RN4. Par ailleurs, la population continue de décliner, à 22.500 habitants contre 25.000 en 2015 et plus de 35.000 dans les années 1970 au temps glorieux des fonderies. Mais des « signaux » clignotent, assure le jeune maire. Le plus important, selon lui, étant « la hausse de 20 % des transactions immobilières en deux ans » qui viendrait traduire dans les faits « l’aspiration à vivre hors des grands pôles urbains » jaillie de la crise sanitaire.























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