La prévention en entreprise se décline en de multiples métiers que la 1ère édition du salon de la prévention, sûreté, sécurité et cyber protection organisé par la CCI de Haute-Saône les 6 est 7 décembre dernier à Vesoul a réuni avec près d'une centaine d'exposants, entreprises et organismes de formation. Quelques exemples de solutions et conseils recueillis sur les stands et lors de conférences.


• La qualité de vie au travail en route chez FCI Amphemol

amphemolC’est une démarche qui vient du Québec et fait ses premiers pas en France, bien que le bien être au travail à laquelle se réfère la Qualité de Vie au Travail (QVT) soit inscrite dans l’ISO 45.000. L’Afnor en a fait une expérience pilote en Franche-Comté qui fera des petits, espère Claire Nicolas, déléguée régionale. La finalité, concilier la vie professionnelle et privée et instaurer les conditions d’une bonne ambiance et de relations de travail sereines.
Fabricant de connecteurs électroniques dans le parc Lafayette à Besançon, Amphemol FCI fait partie de ces quelques expérimentateurs avec Gemdoubs et Stanley (Jura). 
L’entreprise qui a vécu beaucoup soubresauts ces dernières années – un rachat en 2016, des plans sociaux, une vague de réembauches et des départs massifs à la retraite, des surcharges cycliques de travail  et un ressenti récurrent de la pénibilité –, avait besoin de retrouver de la sérénité.
L’action démarre en 2018 avec la mobilisation dans un groupe de travail, « le comité coeur », réunisant la direction, des représentants du personnel et des salariés volontaires afin de gagner l’intérêt de l’ensemble de l’effectif. Un questionnaire, avec un 50% de retour  « décevant » selon Nathalie André, responsable développement RH  et Maude Charpy, responsable Hygiène, Santé, Sécurité, Sûreté, Environnement, débouche sur plusieurs pistes d’amélioration. Parmi elles, le bruit et le management, et des aspirations comme la possibilité de pratiquer une activité physique sur le lieu de travail.
Les animatrices du projet avaient profité de la semaine de la qualité de vie au travail en juin pour faire tester plusieurs activités sportives aux salariés qui avaient constaté l’opportunité de connaître des collègues (près de 400 salariés en 3 X 8). Pour commencer, une « télé des bonnes nouvelles » a été installée dans le hall de l’usine qui diffuse les initiatives des salariés et des informations sur l’entreprise. D’autres actions sont très prochainement dévoilées au personnel. C.P.

 

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• EITE surveille l’espace public et les biens des communes et des entreprises

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Laurent Geze, gérant de EITE et Tom Weber, responsable d’affaires Sûreté. ©Traces Ecrites

Le dernier gros contrat de Électricité Industrielle et Tertiaire de l’Est (EITE) illustre une activité croissante de l’entreprise d’électricité implantée dans le nord Franche-Comté. La société du groupe Coteb Entreprise (Vinci) a sécurisé les accès des sites de Dijon et de Besançon du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Une centralisation des données sur un serveur unique contrôle l’accès des personnels (3.000 utilisateurs) et des véhicules (une centaine) de la vingtaine de bâtiments de la collectivité, les premiers avec des badges, les seconds via des télétags. Budget  : 350.000 €.
Cette année, EITE a également uniformisé le parc de caméras (au nombre de 280) des parkings municipaux de Besançon et des bornes escamotables des zones piétonnes avec un serveur centralisé.
« Nous commençons à faire des installations dans les petites communes, par souci de prévention ou lorsque des cambriolages ont été constatés », expliquent Laurent Geze, gérant et Tom Weber, responsable d’affaires Sûreté. La tendance sur l'espace publics des communes, outre des caméras numériques, « de meilleure résolution et plus faciles à consulter », va vers des caméras directionnelles capables de lire des plaques d’immatriculation.
Pour les entreprises, ce sont des caméras thermiques qui signalent les intrusions par infrarouge (déclenché par la chaleur d’un corps), associées à un haut parleur qui décourage l’imposteur de franchir un espace clos.
L’entreprise de 50 salariés installée en Haute-Saône, à Brevilliers et Vesoul, et réalise désormais 30% de son activité dans la sécurisation des bâtiments et la vidéoprotection dans le nord Franche-Comté principalement, entend maintenant s’implanter sur le marché bourguignon. C.P.

 

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• Nat@Sens (re)dispose les espaces de travail pour rendre les gens heureux

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Nathalie Hyenne distille joie et plaisir au travail. © Traces Ecrites.

Si vous faites appel à Nathalie Hyenne, cette spécialiste de l’aménagement de bureau et thérapeute de formation, installée à Montbéliard, risque de bouleverser votre environnement de travail.
Pour elle, la distribution de l’espace doit rimer avec fluidité, éclairage naturel, lumière perpendiculaire au plan de travail, qui lui-même doit pouvoir se régler en hauteur pour alterner les positions.
Quant au siège, il se doit de bouger au niveau de l’assise comme du dossier et rouler pour éviter les risques de lombalgie. Nous l’aurons compris, elle sait dénicher le mobilier qui évite migraines et troubles musculosquelettiques (TMS), mais pas que. Grâce à ses qualité de décoratrice, Nathalie Hyenne multiplie aussi les ambiances de travail différentes, un rien zen pour offrir un bien précieux : le plaisir de travailler avec sérénité. D.H.

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Position de travail debout avec une planche au sol qui permet de bouger pour éviter de bloquer trop longtemps les lombaires. © Traces Ecrites

 

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• EGS brouille les cartes des voleurs

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Publicité pour le brouillard opacifiant et le marqueur codé de la société Protect. © Traces Ecrites

Voleurs de tout poil, ne tentez plus l’aventure ou alors… EGS, installateur de systèmes de protection situé à Villersexel (Haute-Saône), mais également Epinal et Dijon, propose un générateur de brouillard opacifiant, doublé au besoin d’un liquide marquage codé. Quèsaco ?
En cas d’intrusion et de déclenchement de l’alarme, le cambrioleur est plongé en quelques secondes au coeur d’un brouillard d’un telle densité, blanc, sec et tenace qu’il ne voit plus rien pour dérober. Reste qu’il peut s’enfuir.
Pour le relier au lieu de son méfait, on peut aussi l’asperger d’un liquide marquage codé. Ce dernier, constitué à 95% d’eau et de différentes concentration de terres rares, est invisible à l’œil nu. Il subsiste huit à dix semaines et n’est détectable qu’avec une lumière spécifique. Le concept vient du Danemark et est issu du monde du spectacle.
Hervé Chapus, dirigeant d’EGS (15 salariés, chiffre d’affaires de 1,9 million d’€), propose aussi d’autres nouveautés comme une barrière infrarouge sans fil rechargeable grâce à des panneaux solaires. « Mais, au-delà des équipements, notre avenir repose sur le service », assure le dirigeant. D.H.

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Hervé Chapus, dirigeant d'EGS. © Traces Ecrites

 

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• Jet1oeil et soit rassuré pour ta boîte...

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Rien n'échappe à Jet1oeil et son système de vidéo surveillance. © Jet1oeil

Les sociétés d’installation de vidéo surveillance sont légion. Les matériels, aujourd’hui très performants, permettent de suivre les déambulations d’une fourmi égarée dans vos bureaux ! La société bisontine Jet1oeil installe évidemment ces solutions, mais va plus loin depuis cinq ans en éditant ses propres logiciels et en les commercialisant auprès d’autres.
« Placer une vidéo est assez facile, mais en installer plusieurs à chaque fois au bon endroit est un métier », indique Marie Poncet, attachée commerciale. « En outre, gérer les données et retrouver un événement en juste quinze clics, sans avoir à visionner des heures de bandes fait partie de notre valeur ajoutée. »
Et très fructueuse même, tant l’entreprise qui exploite aussi une agence à Dijon surfe sur une croissance à deux chiffres. L’activité arrêtée à 1,54 million d’€ l’an dernier devrait friser les 2 millions cette année. Jet1oeil emploie 17 personnes, dont 4 ingénieurs au développement. D.H.

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Marie Poncet, attachée commerciale de Jet1oeil sur son stand au salon de la Prévention de Vesoul. © Traces Ecrites

 

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• Des lunettes de sécurité qui ressemblent à s’y méprendre à des lunettes de vue

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Pierre-Yves Gaume, développeur commercial chez Essilor sur le stand des Opticiens mutualistes de Haute-Saône. ©Traces Ecrites

Les Opticiens mutualistes de Haute-Saône avait invité le fabricant de verres optiques Essilor qui dispose d’un site de production à Dijon et dans la Meuse, pour faire le point sur le port de lunettes en milieu de travail. « Il y a encore trop d’accidents oculaires, un taux de 33 pour 1.000 car 80% des protections sont des coques en plastique qui répondent aux normes, mais protègent insuffisamment des projections de copeaux métalliques, de solvants ou contre la lumière des lasers  », expose Pierre-Yves Gaume, développeur commercial chez Essilor. « Le but d’une projection optique est son port continu, aussi le plus performant est une paire de lunettes avec correction ou non et traitement du vert adapté au risque. »
Ça c’est pour l’atelier. Dans le bureau, la fatigue oculaire qui engendre des maux de tête se constate de plus en plus à cause de la lumière bleue (une partie de la lumière spectrale) des écrans et de l’éclairage Led, explique Pierre-Yves Gaume. Encore faut-il faire la différence entre la bonne et la mauvaise lumière bleue : la première dénature les cellules de la rétine de l’oeil, la seconde étant bonne pour le moral et l’humeur.
« Différents filtres et aussi géométries de verres protègent de cet inconfort, mais il n’y a aucune obligation de l’employeur de les mettre à disposition du salarié. » Pour la route aussi, les fabricants de verres optiques ont mis au point des verres spécifiques qui évitent l’éblouissement la nuit. Certaines entreprises cependant financent tout ou partie de ces équipements à leurs salariés. C.P.

 

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L’industrie 4.0 dessine de nouvelles frontières à la pénibilité grâce à l’interconnexion entre les hommes et les machines, une solution pour améliorer l'ergonomie des postes de travail selon Benoît Lyautey, intégrateur de solutions cobotiques, Cobo4You à Vesoul. © Traces Ecrites
Une aide aux entrepreneurs en souffrance morale

Avoir une entreprise qui rencontre des difficultés financières, cela n’arrive pas qu’aux autres. Il faut en pareil cas se battre sans relâche, tenir bon contre une adversité multiple et souvent féroce, passer beaucoup de temps au bureau, ce qui néglige la vie privée. Et parfois cela craque, provoquant des dégâts collatéraux, notamment séparation ou divorce, quand ce n’est pas encore plus grave avec l’envie d’en finir.
Pour accompagner le dirigeant qui vit pareille situation, l’association Apesa a été créée l’an dernier par la CCI du Doubs et le tribunal de commerce de Besançon. Il permet à tout chef d’entreprise en souffrance psychique aiguë de bénéficier d’une prise en charge psychologique rapide et gratuite avec un professionnel, à concurrence de cinq entretiens.
Cela fonctionne très simplement. Des sentinelles, formées par l'Apesa, que peuvent être les proches, amis, salariés, mais également les praticiens des procédures collectives : juges, greffiers, mandataires et administrateurs judiciaires…, expliquent le dispositif au chef d’entreprise. S’il est d’accord pour être épaulé, un psychologue entre en contact avec lui dans les 24 heures, évalue la gravité et passe le relais à un confrère proche de son domicile. Un vingtaine de dirigeants ont déjà été accompagnés depuis cette mise en place. D.H.

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