Le président de la Région Alsace Philippe Richert (UMP) entend «remettre à plat» le dossier du raccordement ferroviaire de l’EuroAirport Bâle-Mulhouse à la LGV Rhin-Rhône. Nullement pour le remettre en cause, mais pour changer de tactique.

Alors que le sujet avance - lentement et en catimini - en s’efforçant de grignoter collectivité par collectivité des engagements sur son financement, l’élu souhaite le porter «le plus vite possible » en débat public, dans le but d’en faire ressortir l’intérêt aux yeux de tous.

Et de voir ensuite quel plan de financement monter…

La démarche actuelle, qui a permis de réunir virtuellement un quart du budget estimé à 180 millions d’euros, lui paraît trop étriquée. «Si les Suisses estiment le projet de premier intérêt pour eux, on peut attendre de leur part une contribution de 25 à 30 % », a déclaré Philippe Richert fin août, en marge de la visite du « raccordement court » (ou shunt) de Mulhouse sur la LGV Rhin-Rhône.

Pour l’heure, le canton de Bâle-ville et l’Etat fédéral ont consenti 25 millions d’euros, soit 14 % du budget. «Le raccordement est important pour toute l’Alsace », a ajouté l’élu, confiant dans sa capacité de convaincre l’Etat.

RFF a été chargé le 30 juin de conduire les études, à l’issue d’un comité de pilotage convoqué par le préfet du Haut-Rhin.

Dans un entretien récent au quotidien bâlois Basler Zeitung, le président et le directeur de l’Euroairport ont fixé l’objectif de mise en service à 2017.

Crédit photo : EuroAirport Basel-Lulhousse.

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