carteAMENAGEMENT DU TERRITOIRE.  Pour une fois, une élection locale - les municipales de mars prochain - n'en masque pas une autre : les cantonales de mars 2015.

Quel tohu-bohu, quel remue-ménage dans le landerneau des assemblées départementales ! Chacun y va de sa réunion, de sa conférence de presse, comme hier 6 janvier Claude Jeannerot, président du conseil général du Doubs, de son communiqué, voire d'une session spéciale comme en Côte-d'Or.

Pour un peu, la France supposée profonde devrait s'arrêter de tourner parce qu'une simplification administrative voulue par la droite devient, avec la gauche au pouvoir, "une destruction du pouvoir territorial", selon Charles Buttner, le président du conseil général du Haut-Rhin ou "une absurdité" pour Gérard Bailly, ancien président du conseil général du Jura.

Nous ne rentrerons pas dans ces débats sybillins, Traces Ecrites News préférant et de loin s'intéresser à l'économie, au sens large du terme, des territoires alsaciens, bourguignons et francs-comtois.

Mais tout de même, comment résister à l'envie de publier pour la Côte-d'Or ce point de vue de Michel Huvet, journaliste politique et écrivain, qui campe avec humeur et humour un décor, sans doute duplicable partout ailleurs.

Et dans un style à professer dans toutes les bonnes écoles de journalisme.

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La guéguerre politique en perspective des élections municipales se passe pour l’essentiel à coups de communiqués. Champion toutes catégories du genre : François Sauvadet, le président du conseil général de Côte-d'Or.

Pas un jour sans communiqué. Chaque décision est l’objet d’un envoi, comme chaque vote d’une loi.

Il faut dire que l’opposant UDI ne supporte aucun acte de la majorité, pourfend toute décision de Matignon, s’insurge contre chaque acte présidentiel, et poursuit inlassablement sa guerre pour la défense des territoires ruraux, gravement menacés, selon lui, par le redécoupage cantonal. C’était la suite logique de son appel de Vitteaux, lancé l’été dernier.

Or quoi ? Est-ce que rester dans le statu quo cantonal va mieux sauver les territoires ruraux ? Si tel était le cas, on s’en serait aperçu plus tôt, non ?

Et même s’il est navrant de voir que le nombre d’habitants devient prépondérant par rapport à celui des hectares, s’il est désolant de voir le canton de Châtillon-sur-Seine s’élargir au point que deux conseillers départementaux feront des kilomètres pour défendre leurs mandants, s’il est certain que dans certains cas la parité exigée va créer de sacrés conflits au sein même des partis, on ne voit pas se dessiner là-dedans le moindre espoir pour le monde dit rural.

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