Le spécialiste dijonnais des matériels, solutions et services informatiques vient d’investir plus de deux millions d’euros dans son nouveau siège social. Après avoir changé de nom, il entame aussi un tournant dans sa direction, par un passage de relais tout en douceur entre père et fils. Cette société illustre la capacité à faire évoluer son modèle économique afin de répondre aux besoins évolutifs des PME clientes.
Ne dites plus Copiafax, mais Ektor. Le changement de nom, tournant la page à des termes qui fleuront bon la préhistoire de l'informatique, en dit long sur l’évolution de cette entreprise dijonnaise de 27 collaborateurs pour un chiffre d'affaires de 4,2 millions d’euros cette année. « À la création en 1989 à Chenôve (en périphérie de Dijon), nous étions des spécialistes des photocopieurs et des fax, rappelle Jorge Pereira, le fondateur. Depuis, nous sommes devenus une société de services informatiques, proposant une palette complète de solutions en matière de copieurs multifonctions et de matériels informatiques, de téléphonie et de dématérialisation. » Conséquence d’une série de virages stratégiques qui ont émaillé l’histoire d'Ektor.
En 2001, Copiafax se lance dans l’informatique. « Nous nous sommes positionnés à l’époque comme un responsable informatique en temps partagé pour des PME qui ne disposent pas de la compétence en interne, résume Jorge Pereira. Depuis, nous nous sommes diversifiés dans l’ensemble des problématiques de digitalisation de l’entreprise, répondant à des enjeux tels que la dématérialisation des process, le passage à la facture électronique ou la cybersécurité. »
La seconde étape de mutation intervient en 2019 : elle consiste en l’engagement dans la téléphonie et la connectivité. « Nous avons eu le nez creux, un an avant la crise du Covid et l’explosion des besoins en matière de visioconférence et de télétravail », sourit Maxime Pereira, le directeur général de la société et fils du dirigeant historique. Au cœur de la crise, la SSII se heurte à la pénurie de matériels à livrer et connaît une baisse significative de son chiffre d’affaires… mais ensuite, elle saura profiter de l’accélération de la digitalisation des entreprises, avec une croissance régulière de son chiffre d’affaires d’environ 5 % par an.
L’entreprise a su transformer son modèle économique : « Au départ, nous vendions des machines, rappelle Jorge Pereira. Désormais, nous louons des matériels et surtout nous proposons du service – installation, assistance, maintenance. C’est devenu la règle dans notre métier. »
Un bâtiment à haute qualité de vie

Cette croissance, qui va entraîner le recrutement de trois nouveaux collaborateurs en 2025, a nécessité d’investir de nouveaux locaux. Depuis le mois de juin, Ektor a élu domicile dans des bureaux rénovés de la zone Cap Nord : elle se déploie désormais sur 1.200 m2, contre 500 dans son précédent bâtiment du parc Mirande. « Il nous a fallu dix ans pour trouver le bâtiment adapté à nos besoins, explique Jorge Pereira. À savoir un mix entre bureaux et entrepôt de façon à stocker nos matériels informatiques. »
La PME a investi plus de deux millions d’euros dans la transformation de son nouveau siège. En particulier, la construction d’une extension de 125 m2 la dote de 525 m2 de bureaux, qui s’ajoutent à 500 m2 d’entrepôt. La conception des bureaux a fait l’objet d’un soin particulier, « de manière à garantir à nos collaborateurs les meilleures conditions de travail possibles, des conditions attractives pour des métiers en tension », glisse Maxime Pereira.
Espace de convivialité, douches pour les sportifs de la pause méridienne, et bientôt terrain de pétanque extérieur : « Ces locaux de qualité confortent notre stratégie de bien-être au travail, reconnue par une labellisation Great Place to Work en 2023 », souligne le directeur général.
Appartenance à un réseau d'entreprises homologues en France

Celui-ci est appelé à reprendre l’entreprise créée par son père et les changement de nom, de charte graphique et de stratégie de communication sont justement l'expression de la volonté de Maxime Pereira. « Ektor, cela évoque un prénom, donc la notion de proximité, d’entreprise à taille humaine, sans faire référence à de la technologie. L’idée, c’est que tu appelles Ektor quand tu as un problème, tout simplement », expose-t-il.
Le concept a été proposé par l’agence de communication dijonnaise Propulse. Il accompagne l’objectif de poursuivre le développement d’une entreprise qui s’est implantée également à Lons-le-Saunier (Jura) depuis 2000 et à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) il y a huit ans. L'histoire de la SSII dijonnaise est également jalonné de deux opérations de croissance externe dans l'agglomération : Cofib Informatique en 2011 et Amazone Informatique en 2018. Par ailleurs, elle peut s’appuyer sur le réseau Hexapage, fort d’une vingtaine d'entreprises numériquesI de taille comparable réparties dans toute la France.
La stratégie à court et moyen terme consiste à stabiliser l’entreprise, finaliser l’installation du nouveau siège, et renforcer son offre de service à ses quelque 1.500 clients, un portefeuille essentiellement composé de PME. Les « atouts » brandis par Maxime Pereira ont pour nom : « proximité, réactivité et proactivité : nous anticipons les difficultés de nos clients et nous savons les épauler au quotidien, grâce à un outil de supervision et de monitoring implanté dans chacun des postes que nous installons ». Une stratégie sans rupture donc, déployée dans le cadre d’une passation tout en douceur entre le père et le fils.
Jorge Pereira n’a que 25 ans quand il crée Copiafax. Cet autodidacte avait auparavant fait ses armes chez Canon France, dans le Jura – il est originaire de Lons-le-Saunier – puis à Dijon. Maxime Pereira, 39 ans aujourd’hui, est titulaire d’un bachelor de la Burgundy School of Business de Dijon. Il a rejoint l’entreprise il y a 15 ans, pour en gravir les échelons un à un, jusqu’à devenir directeur général en 2021. Il en prendra les rênes à l’horizon 2026.












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