Leader national confirmé sur son marché en mutation de la gestion de l'offre de formation professionnelle, Ymag a su réorienter sa clientèle et son offre à la suite de la dernière des nombreuses réformes de ce domaine. Ses 140 salariés, un effectif en augmentation constante, ont pris place depuis fin 2022 dans un nouveau siège qui répond aux ambitions de RSE de l'entreprise.
Le « big bang » de la formation professionnelle n’a pas été synonyme d’implosion pour Ymag, mais plutôt d’explosion…au sens positif du terme. L’éditeur de logiciels de gestion de la formation professionnelle établi à Dijon a enchaîné les exercices en croissance depuis la réforme de 2018 qui a retiré aux conseils régionaux le pilotage de l’apprentissage.
Ymag a su implanter ses solutions dans les différentes typologies d’organismes de formation pour tous publics qui ont investi ce vaste « marché » ainsi libéralisé, en quelque sorte. « De 2019 à 2022, nous sommes passés d’un effectif de 80 collaborateurs à 140 et d’un chiffre d’affaires de 9 millions d'€ à 16 millions », rappelle son président, Arnaud Guillaume. « Nous avons consolidé notre position de leader national dans notre spécialité et affirmons notre croissance : nous continuons de créer une quinzaine de postes de travail supplémentaires d’année en année », poursuit-il.
Pour conserver sa position, Ymag a pu s’appuyer sur une expérience longue et une faculté à remodeler son offre. Créée en 1979 par Patrick Ayroulet dans la vente de matériel informatique, l’entreprise a rapidement entrepris son virage vers le « soft », par le développement de logiciels, et plus précisément au service du monde de la formation professionnelle.
L’enjeu consistait à doter les centres de formation d’apprentis (CFA) de l’outil informatique qui leur permettrait de gérer les nombreuses facettes administratives : effectifs, recrutement, fonctionnement de différents sites, planifications, pédagogie, etc. Lancée pour les besoins du CFA de Nevers-Marzy (Nièvre), l’offre s’est régulièrement enrichie pour déboucher en 1994 sur le statut d’entreprise de services du numérique (ESN) puis, au début des années 2000 à la première version d’Ypareo, le progiciel (ERP) qui structure encore aujourd’hui le catalogue d’Ymag. « Ypareo et nos autres solutions ont su en particulier s’adapter à l’individualisation des parcours et à la mixité des modalités de formation qui se sont développées au fil du temps », observe Arnaud Guillaume.

Un autre point-clé provient de la conception d’une solution pour le pilotage par les clients de leur certification Qualiopi, rendue indispensable pour leur faire accéder au statut officiel et reconnu d’organisme de formation. Ymag les accompagne dans cette démarche en les aidant à se mettre en conformité avec une partie du référentiel de 32 indicateurs. Ainsi, ce sont « plus de 2.500 établissements » de formation, initiale et/ou continue, que la société dijonnaise sert aujourd’hui.
L’année-charnière qu’a constitué 2019 dans le reprofilage de la clientèle l’a été aussi pour la propriété et la gouvernance d’Ymag. Patrick Ayroulet a alors cédé les manettes à plusieurs cadres réunis autour d’Arnaud Guillaume - lui-même entré dans la société en 1995 - qui viennent compléter le capital transmis majoritairement au capital-investisseur Initiative & Finance associé au fonds lyonnais Capelia.
Pour poursuivre la marche en avant de l’entreprise, le management d’Ymag a estimé qu’il devenait nécessaire d’emménager dans de nouveaux locaux par rapport à ceux historiques du parc Valmy déployés sur 1.100 m2. Afin d’augmenter les surfaces en rapport avec la hausse des effectifs, mais aussi et surtout pour investir des bâtiments de nouvelle génération, écologiques, en phase avec le fort engagement RSE recherché par l’entreprise pour ses équipes.
La « clé » a été trouvée du côté de la Toison d’or, avenue Churchill, avec « Géo 1 », premier exemplaire d’immeubles tertiaires à énergie positive et à matériaux biosourcés que commence à développer l’opérateur immobilier dijonnais Seturec. Ymag s’est installée en novembre dernier dans les 1.575 m2 sur trois niveaux (rez-de-chaussée et deux étages) de cette construction neuve.
Acquises et aménagées pour un investissement de 4 millions d'€, les surfaces ont été bâties en ossature de bois venu du massif du Jura et isolées avec de la paille récoltée dans la plaine de Tille (Côte-d'Or). Elles sont chauffées par la géothermie et recouvertes de panneaux photovoltaïques qui rendent la production d’énergie supérieure à la consommation. Le mobilier et les aménagements intérieurs, pensés dans le cadre d’un « schéma directeur » avec l’architecte Christian Bernard, prolongent le travail sur la structure dans le but d'intégrer une réelle prise en compte de la qualité de vie au travail.
Jusqu'à 7 jours de télétravail sur 10

Ymag s'inscrit dans la tendance aux équipements de détente (salle de sport, baby-foot, rooftop…) pour les intégrer et combiner aux espaces de travail. « Nous avons recherché et pensons trouver un bon équilibre entre flex office et bureaux plus privatifs pour les services qui le requièrent comme la comptabilité et les RH, salles de réunion et petits boxs pour les échanges en plus petit comité, transparence - cloisons vitrées, exposition à la lumière naturelle - et salles plus fermées, en veillant aussi à la bonne isolation acoustique », souligne Christophe Vieira, responsable communication et marketing.
La flexibilité des surfaces fait écho également à celle de l’organisation, allant dans le sens d’une « confiance dans l’engagement des équipes » et l’augmentation du télétravail : celui-ci est désormais autorisé chez Ymag jusqu’à un plafond de 70 % calculé sur deux semaines, donc en pratique, 7 jours maximum possibles sur 10, au choix des collaborateurs.
À l’entrée du nouveau siège, l’atrium central empli de végétation distribue d’abord de larges voies de passage avant de mener aux bureaux, ce qui confère une atmosphère détendue. Et au sommet, une fois parcouru le dernier étage « fief » des 60 développeurs de l’entreprise, la terrasse en bois a vite été adoptée par les collaborateurs.
Quant à la localisation, elle remplit, comme le parc Valmy auparavant, un critère important pour la direction d’Ymag : la proximité du bus et du tram ainsi que l’embranchement aux voies rapides. « Nous avons des formateurs qui parcourent la France entière, en voiture. Notre activité ne serait pas compatible avec une implantation en hyper-centre », souligne Arnaud Guillaume.
Les dirigeants d’Ymag ont souhaité faire mesurer d’une manière aussi objective que concevable l’amélioration du ressenti sur la qualité de vie au travail qu’ils ont escompté de ce déménagement. Dans ce but, ils ont inscrit l’entreprise au programme international Great Place to Work® qui établit un baromètre très exhaustif.
« Les résultats sont très positifs dès la première année », juge Arnaud Guillaume : 92 % des 140 salariés déclarent « dans l’ensemble, je peux dire qu’il s’agit d’une entreprise où il fait vraiment bon travailler » et 91 % que les locaux et équipements « contribuent à créer une cadre de travail agréable. » A Ymag de « poursuivre désormais notre démarche d’amélioration continue », souligne son président.

à l'intérieur même des locaux de travail.
Photos fournies par l'entreprise.












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