EVASION. Second épisode de notre escapade à l'île Maurice, invité d'honneur de la foire gastronomique de Dijon. Avec 9% du produit intérieur brut (PIB), le tourisme a fait de cette île voisine de la Réunion, la 1ère destination des îles de l'océan indien. Maurice reçoit 935 000 touristes par an, soit presque autant que sa population (1,2 million d'habitants).

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Il faut dire qu'avec ses plages blanches, l'océan turquoise, ses hôtels les pieds dans l'eau et un hiver austral plus clément qu'un 14 juillet continental, le pays du dodo (1) est une carte postale attirante.

Sa francophonie lui donne un atout considérable pour conserver sa première clientèle, les Français de métropole et de la Réunion (32% des touristes). Car si la langue officielle est l'anglais, les Mauriciens parlent quotidiennement la langue de Molière en complément du créole et sont, avec leur affabilité, de sincères ambassadeurs de leur pays.

Pourtant l'office national du tourisme veut sortir de cette carte postale, fortement concurrencée par d'autres destinations moins chères. L'arrivée de vols réguliers de compagnies low coast ne suffit pas à attirer une autre clientèle que celle des lunes de miel et des villas de luxe, appelées là-bas villas IRS (Integrated Resort Scheme), qui se multiplient grâce à une politique de défiscalisation en faveur des investisseurs.

«L'intérieur du pays vaut la peine d'être connu, d'autant que nous sommes un pays pluriculturel», explique t-on à l'office du tourisme. Atout auquel il faut ajouter sa modeste taille (65 km de long et 45 km de large) permettant de découvrir l'île aux quatre points cardinaux.

Les autorités parient sur le tourisme durable en aidant les hôtels à économiser l'énergie (et notamment à modérer la climatisation), intégrer des résidences qui pourtant, peut contenir des milliers de personnes, et à préserver la biodiversité. Il faut dire que les sites naturels ne manquent pas pour qui ne veut pas rester toute la journée à faire la langouste au soleil.

Quelques suggestions :

- la route du thé avec la visite du domaine des Aubineaux et de l'usine de thé du Bois Chéri.

- les terres de sept couleurs de Chamarel, camaïeu du bleu au rouge qui serait le résultat de l'érosion d'une terre ferrugineuse.

- le jardin botanique de Pamplemousses, à visiter de préférence avec un guide, en raison des innombrables espèces végétales tropicales.

- préférer aux magasins d'usine de textile où l'on vend des grands couturiers français et italiens au prix de H&M, les marchés locaux d'épices, fruits et légumes et fleurs.

(1) Ne cherchez pas le dodo, cet oiseau devenu l'emblème de l'île, autrement que sous forme de statuettes en bois de coco ou de peluches. Docile, car incapable de voler, le dodo n'a pas survécu à l'instinct de chasseurs des colons hollandais.

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