Promotion porte-bonheur ? Ils étaient treize, la semaine dernière à Lons-le-Saunier (Jura) à recevoir le « baptême » du Réseau Entreprendre® Franche-Comté. Treize chefs d’entreprises : neuf repreneurs, trois créateurs et un en phase de développement, vont être accompagnés pendant deux ou trois ans par d’autres chefs d’entreprises (*). François Defougères, président de Diager, le fabricant d’outillage professionnel du Jura, était le parrain de cette 13ème édition où l'on remarque le nombre important d'ingénieurs dans les opérations d'acquisition et transmission.
• Florian Blaise, AMT Mécanique générale, Châtenois-Les-Forges (Territoire de Belfort)

Florian Blaise, 27 ans, originaire de Montbéliard (Doubs), compte transmettre à cette petite entreprise de mécanique générale de quatre salariés, son savoir-faire dans l’organisation industrielle acquise chez Alstom Power quand il était étudiant, puis chez PSA où il était responsable de groupe.
Diplômé d’une licence Coordinateur industriel du Conservatoire national des Arts et Métiers, le jeune chef d’entreprise veut aussi mettre à profit son expérience des relations avec les donneurs d’ordre de l’aéronautique, de l’ingénierie industrielle, l’industrie du luxe et de l’automobile qui sont les marchés d’AMT Mécanique Générale (chiffre d’affaires de 1,82 million d’€ en 2019) pour la fabrication et l’usinage de pièces unitaires et petites séries.
• Suleyman Candan, Alsace CST, Dannemarie (Bas-Rhin)

Le fondateur en 2013 de CSIMU, un bureau d’études spécialisé dans le calcul et la prestation de service en ingénierie à Montbéliard (Doubs) fait une incursion dans la région voisine avec le rachat de Alsace CST.
Cette entreprise de chaudronnerie, tuyauterie et serrurerie spécialisée dans les pièces de gros volumes emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes. L’ingénieur en mécanique de 43 ans vise l’embauche de 5 nouveaux collaborateurs à l'horizon 2022, au fur et à mesure de la progression de son chiffre d’affaires prévu à 5 millions d’€ d’ici 3 ans, contre 3 millions aujourd’hui.
• Stéphane Cubaynes, Color Pro, Exincourt (Doubs)

Son expérience acquise dans l’industrie automobile : méthodes, industrialisation, production, qualité et conduite de projets, Lean Manufacturing, conduit cet ingénieur de l’ENSISA (Mulhouse) à reprendre cette PME de traitement de surfaces sur pièces métalliques à Exincourt (Doubs).
Présente sur les secteurs de l’industrie, du bâtiment, des travaux publics et du mobilier urbain, Color Pro qui emploie 17 personnes, est positionnée sur les marchés des pièces de petite et moyenne série, grandes et lourdes. Stéphane Cubaynes, 46 ans, s’est donné comme objectif une progression du chiffre d’affaires de 1,9 million d’€ aujourd’hui à 2,4 millions d’ici deux à trois ans.
• Axel Villemagne, Sonelec, Fenay (Côte-d’or) reprise

Sept ans après la société d’installation électrique Guyon à Pontarlier (Doubs), Axel Villemagne rachète Sonelec qui développe la même activité à Fenay (Côte-d’Or). Réseau Entreprendre® l’avait déjà accompagné pour sa première acquisition.
Cet intervenant en électricité générale, alarmes, aspiration centralisée, câblage informatique, domotique, ventilation et chauffage, bien implanté sur l’axe Dijon-Beaune, porte une diversification géographique qui s’étendra encore prochainement avec la création d’une autre société à Besançon. Sonelec réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 1,6 million d’€ avec 15 collaborateurs. L’objectif de 5 millions est visé dans les trois ans avec une cinquantaine d’emplois sur les 3 sites.
• Yvan Zitzer, Meta Sphere, La Cluse et Mijoux (Doubs)

Déjà en 2012 lorsqu’il avait créé Pole-C à Saint-Vit, près de Besançon, – qui a déménagé depuis à Ranchot (Jura) –, Réseau Entreprendre® avait accompagné Yvan Zitzer. Cette fois, il s’agit pour le réseau de suivre l’acquisition, depuis juin 2019, de la tôlerie Meta Sphère à La Cluse et Mijoux, dans le haut-Doubs.
Des économies d’échelle à travers l’intégration d’un certain nombre d’opérations antérieurement sous-traitées rendent complémentaires les deux entreprises de découpe laser, pliage et parachèvement. Avec 7 personnes, Meta Sphère rayonne sur la Franche-Comté, la région lyonnaise, le nord de la France et la Suisse. Le repreneur envisage d’atteindre en 2022 un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’€.
• David Franco, Lombardot, Etalans (Doubs)

Désireux de rejoindre sa Franche-Comté natale, après une carrière dans les grands groupes à Paris (dont Dassault Systèmes), l’ingénieur de 54 ans reprend cette entreprise de fabrication et d’agencement de meubles de cuisine et salle-de-bains milieu-haut de gamme en pleine croissance (chiffre d’affaires de 4,5 millions d’€, 31 salariés).
L’établissement d’Houtaud, dans le haut-Doubs, ouvert récemment, élargit sa zone de chalandise jusqu’à la Suisse. Le chiffre d’affaire prévisionnel d’ici à 2 ans est de 5,5 millions d’€.
C’est un virage stratégique qu’Armand Thibaut, 26 ans, et son associé Félix Dagallier, même âge, opèrent en 2018, deux ans après la création de PrécisTEM, entreprise de mécanique et d’usinage de précision, à Besançon. Ils décident de se recentrer sur la fabrication de pièces mécaniques complexes pour des secteurs tels que l’aérospatial, la défense, ou encore, l’univers high-tech. Déjà référencée chez plusieurs grands comptes, tels Safran ou Radiall, l’entreprise emploie aujourd’hui 6 personnes et ambitionne un chiffre d’affaires de 700.000 € pour l’année 2020.

• Cyrille Frey, Ruffinoni, Roche-Les-Beaupré (Doubs)

Conducteur de travaux pendant une vingtaine d’années chez Vinci Construction puis Groupe 1000, cet ingénieur formé à l’Institut Génie Civil de Vincennes reprend en novembre 2019 l’entreprise familiale de maçonnerie et gros oeuvre Ruffinoni, dans l’agglomération de Besançon.
Cyrille Frey, 44 ans, parie sur le marché à fort potentiel de la rénovation-réhabilitation dans le secteur privé pour élargir l’activité de l’entreprise historiquement située sur la maison individuelle mais aussi comme sous-traitante pour l’immobilier d’entreprise. La création d’une équipe supplémentaire de compagnons d’ici 2 à 3 ans permettra d’atteindre un effectif de 14 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 1,3 million d’€.
• Julien Maignan, Menuiserie Maignan, Rochefort-sur-Nenon (Jura)

Passé par tous les postes de la menuiserie familiale, de simple manoeuvre à ouvrier, puis ouvrier spécialisé et enfin chargé d’affaires, poste qu’il occupait depuis 6 ans, Julien Maignan, 36 ans, assure la transmission avec son frère Pierrick. La nouvelle génération axe le développement sur l’agencement dans une zone géographique où la PME est déjà bien connue pour ses travaux de menuiserie intérieure et extérieure : le Jura, le Doubs et la Haute-Saône. Deux embauches sont prévues et le chiffre d’affaires prévisionnel est de 2,2 millions d’€.
• Patrick Mentele, EDA, Belfort

Toute la carrière de ce diplômé de l’IUT de Belfort-Montbéliard s’est déroulée dans le BTP. Aussi, lorsque à 46 ans, Patrick Mentele décide de racheter une entreprise, ce sera un bureau d’études de fluides de cinq personnes, EDA à Belfort.
Face à la demande en terme de performances énergétiques, le repreneur se positionne sur la géothermie et les énergies renouvelables. L’entreprise de 5 personnes intervient principalement sur les problématiques liées au génie thermique, climatique, sanitaire, électricité, fluides et ventilation.
• Digital Savoir, Jean-Michel Moulin, Châtillon-le-Duc (Doubs).

C’est la petite dernière de Shine Digital, née octobre 2019. Sylvain Grosdemouge, le PDG de Shine Group, a trouvé en l’expérience de la gestion d’entreprise et du management de Jean-Michel Moulin, l’associé qu’il lui fallait pour créer Digital Savoir. Il s’agit d’une plateforme Saas, couplée avec une application mobile, qui permet de capturer et diffuser des modules de compétences internes à l’entreprise. Le service porte l’ambition d’être reconnu dans les 3 ans comme « la solution de transmission de la compétence en entreprise » avec un chiffre d’affaires de 101.000 € en 2020 et 2 salariés, à 859.000 € en 2022 avec 8 salariés.
• TagEat, Corentin Gouot et Jean-Marie Bridoux, Besançon

Fraîchement diplômé d’un master en ingénierie d’affaires à l’ESTA de Belfort, Corentin Gouot, a puisé son idée de création d’entreprise en Afrique du Sud où il a effectué des missions pendant ses études. TagEat que l'entrepreneur de 24 ans a développé avec Jean-Marie Bridoux, ami d’enfance et développeur informatique, guère plus âgé, est une application de prise de commandes pour la restauration, accessible sans téléchargement.
Une puce connectée collée sur les tables de restaurant permet aux clients de faire leur commande avec leur smartphone en quelques clics. La première version commercialisable est en test depuis la fin de 2019 dans des établissements pilotes.
Corentin Gouot veut équiper plus de 300 établissements en France d’ici 3 ans qui généreraient un chiffre d’affaires de 1 million d’€ et une dizaine d’emplois.
• SDLL, Natacha Sommer, Belfort

Après un début de carrière dans des structures parapubliques, à 40 ans, Natacha Sommer se lance dans l’entrepreneuriat et ce sera dans le commerce de l’habillement pour l’enfant. Avec deux boutiques prêt-à-porter en affiliation et l’achat du fonds de commerce d’un magasin de chaussures à Belfort, elle est en train de construire une structure qui comptera 6 à 9 personnes d’ici à 3 ans pour un chiffre d’affaires prévu de
Revoir la promotion 2018 de Réseau Entreprendre® Franche-Comté sur Traces Ecrites News.
(*) En Franche-Comté, le Réseau Entreprendre® fédère 125 chefs d’entreprises bénévoles. Depuis sa création en 2007, 156 entreprises ont été accompagnées. Ce qui représente 3.117 emplois créés ou maintenus, ainsi que 5,4 millions d’€ de prêts d’honneur octroyés.


























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