SPIRITUEUX. Le liquoriste dijonnais Lejay Lagoute investit 8 millions d’€ dans un nouveau site industriel de 8000 m2 en zone industrielle nord.

Le propriétaire des marques Le Kir, Un Kir et Kir Royal reste bien évidemment sur le territoire de la capitale bourguignonne afin de conserver sa dénomination de provenance «Cassis de Dijon» qui a fêté en 2011 ses 170 ans.

L’ancienne unité du centre-ville sera revendue pour financer en partie cette réalisation.

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«Tout vient à point à qui sait attendre». Le liquoriste dijonnais Lejay-Lagoute (23,5 millions d’€ de chiffre d’affaires, 70 personnes) nous a fait vivre le proverbe à la lettre.

Depuis 2006 et sa réservation d’un terrain de 15 000 m2 en zone d’activités Cap Nord, tout près du magasin Ikea, nous ne cessions de l’interroger sur le projet qu’il comptait y conduire avec pour seule réponse : «c’est en cours de réflexion».

Nous pouvons enfin annoncer comme bonne nouvelle la création de son futur site d’activité qui remplacera en décembre 2012 celui du centre-ville (*), voué à être revendu pour financer en partie ses nouveaux murs.

«Il était devenu très difficile d’effectuer des remises aux normes et d’assurer une optimisation de nos différents process», justifie Christian Albouy, le directeur général.

La nouvelle unité représente un investissement de 8 millions d’€. Elle s’étendra sur 8 000 m2 d’un seul niveau, mise à part une galerie de visite réservée aux seuls interlocuteurs de l’entreprise.

Grâce à cet outil, le liquoriste (20 références en crèmes et liqueurs) attend plus de 25% de gain de productivité.

Il pourra aussi mieux assurer le développement de ses ventes dont plus des deux tiers partent à l’étranger dans 25 pays.

«Nous voulons dupliquer en Chine et aux États-Unis le succès que nous rencontrons au Japon où nos produits et notamment la crème de cassis de Dijon entrent dans la composition de cocktails très simples à réaliser et de consommation courante», explique Christian Albouy.

Faire évoluer les modes de consommation

Car le fameux kir (**) : un tiers de crème de cassis de Dijon, deux tiers de bourgogne aligoté demeure une boisson trop nationale et souffre d’une clientèle vieillissante.

«Il nous faut faire évoluer les modes de consommation et séduire une nouvelle clientèle», souligne le dirigeant.

Pour la France, le producteur compte accentuer sa présence dans la grande distribution qui commercialise plus de 20% de ses volumes.

Avec les maisons Gabriel Boudier, Briottet et l’Héritier Guyot, Lejay-Lagoute constitue la «dream team» des fabricants de crème de cassis. Tous implantés sur le territoire de la capitale bourguignonne, ils peuvent seuls revendiquer la dénomination de provenance : crème de cassis de Dijon.

Ce produit phare dans leur portefeuille représente 70% des crèmes de cassis consommées en France et 43% des ventes réalisées à l’export, principalement au Japon, en Allemagne et au Benelux.

Legay-Lagoute appartient au groupe Henriot (environ 120 millions de chiffre d’affaires et 200 salariés), qui outre les champagnes du même nom, possède les prestigieuses maisons de vin bourguignonnes : Bouchard Père et Fils à Beaune (Côte-d’Or), William Fèvre à Chablis (Yonne) et plus récemment Villa Ponciago, dans le Beaujolais.

(*) Qui devrait facilement trouver un acquéreur, et tout spécialement un promoteur immobilier ou un bailleur social, en raison de son emplacement.

(**) À l'issue d'une longue procédure judiciaire, le liquoriste Lejay-Lagoute  a été reconnu propriétaire des marques :  Le Kir, Un Kir et Kir Royal.

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Cassis de Dijon : Jean Battault interpelle François Fillon

Crédit photo: Lejay-Lagoute et SNC Lavalin Agro

3 commentaire(s) pour cet article
  1. Christian ALBOUYdit :

    Réponse à Mr Van Den Abeele Cher Monsieur Merci pour vos commentaires et vos propositions concernant la maitrise qualitative de nos produits. En tant que Directeur Général de la SAS LEJAY LAGOUTE je suis très attaché à la satisfaction de nos clients. Nous pratiquons avant chaque lancement de nouveau produit, des tests de vieillissements pour valider la stabilité de nos recettes. L'origine du problème peut également venir des jus ou des infusions de pamplemenousse utilisés dans nos fabrications, il peut aussi être du a un problème technique pendant les phases de conditionnement. Si vous avez conservé la bouteille pourriez vous me communiquer le numéro de lot inscrit sous le bouchon afin que nous puissions analyser le problème (nous conservons toujours plusieurs échantillons de chaque tirage). Merci également de nous fournir votre adresse personnelle afin que nous puissions vous faire parvenir gracieusement quelques produits de notre société, afin de nous faire pardonner de cette insatisfaction générée par une de nos références. Mon adresse mail est la suivante calbouy@lejay-lagoute.fr. Très cordialement Christian Albouy Restant à votre entière disposition Cordialement.

  2. Van den abeele Christiandit :

    Bonjour Messieurs, J'ai acheté une bouteille de crème de pamplemousse Rose au Tréport pour goûter il m'a vraiment emballé, il a bien tenu. J'en rachète une nouvelle a Lille complètement oxydée. Il me semble que votre arôme n'est pas stable dans le temps. Par expérience je sais que cet arôme n'est pas tjs stable a la lumière . Je travail moi même dans une société autrichienne d'arômes. Donc, vous devriez emballer votre bouteille dans un film anti UV. Bien à vous. Ch van den abeele

  3. Dominique JOLIMET - Président d'ACEdit :

    Bienvenue à nos futurs voisins. Bravo : superbe projet, super design à la hauteur des très bonnes choses à déguster, notamment la crème de cassis de DIJON. Bonne chance dans le déroulement de votre projet et rendez-vous à la "pendaison de la crémaillère" avec du KIR ?....

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