La cour de Bar en travaux début avril 2013. Les sol en rénovation et la toiture doré de la nouvelle extension.
La cour de Bar en travaux début avril 2013. Le sol en rénovation et le toit doré de la nouvelle extension.

ÉQUIPEMENTS. Fermé depuis la fin janvier, le musée des Beaux-Arts rouvre ses portes au public. Ces deux mois ont permis de réaliser le nouveau revêtement de la cour de Bar, d’édifier l’extension de la nouvelle entrée et de restaurer la salle des Tombeaux.
Cette réouverture partielle du musée est l’occasion de faire le point sur les travaux de la première tranche d'un programme de 60 millions d'€.

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Depuis 2006, le musée des Beaux Arts de Dijon a entamé une rénovation titanesque de ses locaux qui, à son terme en 2019, aura coûté 60 millions d'€. La première phase qui s'achève, représentant un tiers des surfaces, a conduit à fermer ses portes au public pendant 2 mois : le temps nécessaire pour réaliser les travaux les plus perturbants pour les visiteurs.

Entièrement refait, le sol de la cour de Bar permet l’accessibilité du musée à tous les visiteurs et notamment aux personnes à mobilité réduite. Un revêtement en béton lisse parsemé de particules de fonte remplace les anciens pavés, jusqu'à l’extérieur des bâtiments rue de la Liberté et, en face, rue Longepierre. Il a été bouchardé pour éviter toute glissade. Des microfibres optiques intégrées ponctuellement dans le sol simulent un tapis d’étoiles la nuit. Dissimulée sous une toiture en cuivre stabilisé avec du zinc pour éviter l'oxydation, l’extension contemporaine a permis d’intégrer un ascenseur et de créer une nouvelle entrée.

Grande attraction du musée, la salle des tombeaux a fait peau neuve. Les sols et les murs ont été rénovés. Les nouvelles fenêtres en double vitrage respectent le vitrail existant. Un nouveau point de vue (en hauteur) sur les tombeaux est offert aux visiteurs et la tribune des musiciens (à l’opposé de la cheminée)  s’ouvrira au public.

Le nouveau visage de la galerie Bellegarde qui accueillera les peintures italiennes de la renaissance.
Le nouveau visage de la galerie Bellegarde qui accueillera les peintures italiennes de la renaissance.

Entièrement remodelée (mai 2008-juillet 2009), la galerie Bellegarde a retrouvé son visage originel de l'époque Renaissance. Les fenêtres qui étaient bouchées ont retrouvé leur vraie fonction et la verrière du toit a disparu, laissant place à une toiture d’ardoise.

La voûte intérieure a été recouverte de lambris de chêne et le sol revêtu de tommettes de terre cuite. C'est ici que prendront place les peintures italiennes de la Renaissance.

 

Réorganisation de la muséographie

La rénovation des bâtiments s'accompagne d'une réorganisation de la muséographie en trois parcours : Moyen-âge et Renaissance dans le palais des ducs de Bourgogne et la galerie Bellegarde, XVIIème et XVIIIème siècles dans l’aile de l’Ecole de dessin et XIXème et XXème siècles dans l’aile de la place Sainte-Chapelle. Ces travaux ont permis d’augmenter la superficie d’exposition de 1700m2, en ajoutant au musée de nouveaux espaces. C’est le cas de l’ancien bureau du premier adjoint, qui vient s’ouvrir à côté de la salle des tombeaux.

Le 30 mars dernier, le musée a partiellement réouvert ses portes au public. Pour le reste, il faudra attendre le 7 septembre. Situé à l'arrière du musée, le square des Ducs remodelé sera à nouveau accessible fin avril. Tout comme la cour de Bar, le sol à été remis à niveau jusqu’à la façade du musée donnant un accès direct à la salle des mariages et la cour de Bar. Cet espace public sera inauguré les 17 et 18 mai 2013 en même temps que la rue de la Liberté.

Crédit photos : Traces Écrites

La galerie Bellegarde lorsqu'elle était en travaux en avril 2011.
La galerie Bellegarde lorsqu'elle était en travaux en avril 2011.

 

2 commentaire(s) pour cet article
  1. MARGOdit :

    On meurt d'envie d'aller constater tout cela en réel en lisant cet article. En espérant toutefois que cela restera un musée et non un étalage d'ordinateurs comme ALESIA... Le musée restera t-il gratuit ? Sinon, la toiture en tôle m'a choqué et profondément dérangé. On dirait du bardage métallique comme sur les bâtiments industriels ! quel dommage, on a les yeux scotchés dessus, alors que ce n'est pas vraiment là que devrait s’arrêter notre regard.........

  2. BERNIERdit :

    Très inesthétique : comment les Monuments de France ont-ils autorisé l'installation permanente d'un bardage de chantier en guise de toiture tout en nous abusant sur le fait qu'il s'agit d'une soi-disant touche d'art contemporain ? Si c'est tout ce que la modernité est en capacité de léguer aux générations futures ... c'est assez consternant et très inintéressant !

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