L’Agence d’attractivité et de tourisme en Haute-Marne veut amplifier le succès du Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises en l'identifiant comme lieu d’accueil du tourisme d’affaires. La base du projet est solide : plus de 50.000 personnes viennent chaque année visiter le centre d’interprétation historique dédié à l’illustre personnage et la Croix de Lorraine qui le coiffe ainsi que la demeure de La Boisserie.
Aurait-il pu imaginer qu’on associe un jour son nom au tourisme d’affaires, ainsi que sa mémoire, incarnée par le Mémorial de Colombey-les-Deux-Eglises, en Haute-Marne ? Pas sûr que le général de Gaulle, eut acquiescé en son temps. Les congressistes d'aujourd'hui, eux, se réjouissent d’associer leurs travaux à la figure tutélaire de l’homme de l’Appel du 18 juin et premier président de la Ve République.
« Nous avons inscrit le projet de tourisme d’affaires dans l’esprit mémorial depuis le début », justifie Jean-Bernard Jorry, chargé du développement de cette activité au Mémorial Charles de Gaulle, l'initiative conjointe du Département de la Haute-Marne et de la Fondation Charles de Gaulle qui s'est concrétisée en 2008 dans le village de Colombey-les Deux-Eglises. L’attrait historique forme le premier argument de l’offre proposée par la Société d’économie mixte locale Mémorial Charles de Gaulle qui exploite le centre d’interprétation historique dédié au grand homme.

le chef de la Résistance intérieure Jean Moulin. © Traces Ecrites
Les congrès, séminaires, réunions de cohésion de groupe ou encore les réceptions s’installent dans l’enceinte de l’équipement qui retrace toute la vie du général, de sa naissance à Lille en 1890 à l’engagement du tout jeune Saint-Cyrien dans l’armée française et à son mandat de Président de la République (1959-1969), en passant par l’homme de la France libre. Pour relier ces longues années, l’exposition permanente de 1.600 m2 s’attache à démontrer l’enracinement de Charles de Gaulle au village et aux paysages haut-marnais « faits d’austère grandeur » comme il les qualifiait.

de près de 200 places. © Traces Ecrites
Les organisateurs d’événements ont à leur disposition le vaste hall de 600 m2 du Mémorial, où trône la fameuse DS immatriculée 5249 HU 75 de l’attentat du Petit Clamart de 1962 (dont la carrosserie conserve les impacts de balle), un amphithéâtre de près de 200 places ainsi que trois salles de commissions avec outils de projection et numériques d’une capacité totale de 100 personnes. « La formule idéale propose une journée de séminaire avec travail le matin en salle et visites l’après-midi, mais le séjour peut être prolongé, à l'exemple l’an dernier du Syndicat des Jeunes Agriculteurs resté pendant trois jous avec 300 personnes, grâce à un service traiteur qui peut servir petit déjeuner, déjeuner et dîner avec dégustations de produits locaux », décrit Jean-Bernard Jorry.
Trois lieux de pélerinage

Côté visites, tout est à portée de main. Le centre d’interprétation lui-même, en visite libre ou guidée avec l’enthousiasme de Chloé Pérotin, l’une des guides de la maison. Elle enrichit chaque tableau concrétisé par des décors, des bornes multimédia, des commentaires écrits, des dioramas, ou encore des archives sonores et audiovisuelles, sans oublier de placer une anecdote ou information plus sérieuse qui donne du piment à la « Grande Histoire ».
L’incontournable du site se situe en surplomb du Mémorial. On y accède par un ascenseur puis un petit chemin. Il s’agit évidemment de la Croix de Lorraine que le général souhaitait voir érigée après sa mort sur cette colline de 400 mètres d’altitude de sa commune d’adoption. Du haut de ses 43,50 mètres édifiés avec 1.500 tonnes de granit rose de Perros-Guirec, elle embrasse depuis 1972 un panorama à 20 km à la ronde, raconte notre guide. « Personne n’y viendra, sauf les lapins pour y faire de la résistance… », aurait dit Charles de Gaulle à André Malraux. En fait, elle reçoit 50.000 à 60.000 visiteurs par an (cumulés avec le Mémorial)…

Ce symbole aurait été rapporté des Croisades par des Lorrains. © Traces Ecrites
L’offre congrès peut s’enrichir d’une visite, plus intimiste, de La Boisserie, la demeure où l’homme d’Etat vécut près de 40 ans, un peu plus bas dans le village. Mené par la Fondation Charles de Gaulle, ce parcours guide de la maison, toujours propriété de la famille De Gaulle, apprend en 30 minutes que le futur chef de la Résistance choisit ce lieu en 1934 pour deux raisons. Il était situé à 2 heures et demie de route de Metz où, alors colonel, il commanda le 507e Régiment de chars de combat pendant deux ans (1937-1939). La propriété possède aussi comme atout d’être dotée d’un grand parc où sa fille Anne, née trisomique, pouvait se ressourcer.
Les visiteurs s’attardent souvent au rez-de-chaussée dans le vestibule avec une attention particulière portée au placard sous l’escalier où se cachait le téléphone, loin du bureau du général qui détestait être dérangé, à la salle à manger, à la bibliothèque, et au salon avec fenêtre donnant sur le parc de 2,5 hectares. Mais il est interdit d'entrer dans le bureau du général, ni de le photographier ! A travers la grande porte vitrée, on peut distinguer quelques ouvrages et outils d’écriture des Mémoires qu’il rédigea ici. 40.000 personnes effectuent le pèlerinage chaque année, assure la guide.


Les acteurs du tourisme d’affaires font valoir d’autres atouts du village de Colombey qu’ils proposent volontiers à leurs hôtes. Comme la maison Christian Péligri et Filles (Lire encadré), le faiseur local de champagne. Sa présence à deux pas du Mémorial rappelle que l'illustre lieu se situe également dans la zone d’appellation d’origine de la Côte des Bar.

© Traces Ecrites
Leur exploitation de 13 hectares en Côte des Bar (dont huit sur la commune de Colombey), plantés en pinot noir, chardonnay et pinot meunier, produit 100.000 bouteilles en moyenne chaque année, dont certaines cuvées, chardonnay et pinot noir, sont millésimées l'un offrant une texture crémeuse et l’autre, la finesse des arômes de fruits rouges.

100.000 bouteilles chaque année. © Traces Ecrites
Son secret : faire une taille des vignes en hiver, courant février ou mars ce qui évite de subir le désagrément des gels de printemps. D.H.
Christian Péligri et Filles, 60 Route Nationale 19, 52330 Colombey-les-Deux-Églises.
Tél.: 03 25 01 52 74 et 06 81 90 48 83. Site de l'entreprise ici.
• Où manger et dormir à Colombey-les-deux-Églises ?
La Grange du Relais,
26 RD, 52330 Colombey-les-Deux-Églises. Tél.: 03 25 02 03 89. 
Un bon rapport qualité-prix caractérise cet hôtel-restaurant qui accueille des séminaires jusqu’à 60 personnes. L’hôtel propose 11 chambres toutes personnalisées avec, en décor, de vieux objets : paniers, boîtes à chapeau, outils de ferme… et dispose d’une piscine.
La vaste salle de restauration propose une centaine de couverts et l’on y mange fort bien, notamment les plats de viande, pour des tarifs très abordables. Large choix de champagnes, dont ceux de la maison Peligri, situé à deux pas.
lagrangedurelais@gmail.com et www.lagrangedurelais.fr
• Informations pratiques
Pour organiser un séminaire, contactez l'Agence d'attractivité de la Haute-Marne :
reservation@attractivite52.fr ou 03 25 30 39 08.
Tarifs de location des salles de séminaires sur cette page du site du Mémorial.
Horaires et billetterie en ligne sur le site du Mémorial. Tarif de base : 13,50€. Avec la visite de la Boisserie, 16,50€.
Horaires des visites de la Boisserie sur le site de la Fondation Charles de Gaulle. Entrée, tarif de base 6 €
Une exposition temporaire sur Jean Moulin se tient au Mémorial jusqu’au 15 novembre 2023 et une autre sur le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engin Le Redoutable jusqu’au 30 décembre 2023.
Relire l’article de Traces Ecrites News : Cinquante ans après sa mort, Charles de Gaulle fait-il toujours le bonheur de Colombey-les Deux-Eglises ?








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