Le spécialiste de la gestion automatisée des entrepôts et numéro 1 français du secteur multiplie les implantations, fait de la croissance externe, innove et attend avec impatience son nouveau site dijonnais qui regroupera son siège et son unité industrielle.


Savoye poursuit la série des "Best of 2021" qui ont fait l'actualité de Traces Ecrites News depuis le début de l'année et va vous accompagner jusqu'à fin juillet.


Article déjà publié le 03 mai 2021.
 Mis à part un mois et demi d’arrêt total de ses chantiers lors du premier confinement, l’année 2020 s’est révélée être un bon cru pour le groupe Savoye, implanté à Dijon et filiale depuis 2018 du Chinois Noblelift. Le chiffre d’affaires du concepteur et fabricant de systèmes automatisés d’intralogistique (gestion des entrepôts) s’est élevé à 151,5 millions d’€, en hausse de 16,5%. Ses entrées de commandes, en précisant que pour réaliser un projet il faut compter de 6 à 18 mois, s’élève à 178 millions, ce qui laisse augurer une nouvelle croissance soutenue de l’activité sur l'exercice en cours.

A Dijon même, outre l’ouverture d’un atelier servant aussi d’entrepôt, la plus grosse opération tient à la réalisation d’un site unique qui regroupera le siège social et l’unité de production basée à Ladoix-Serrigny, près de Beaune. Revu à la hausse, l’investissement devrait atteindre les 30 millions d’€, épaulé à hauteur de 800.000 € par le plan France relance.


 
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Le bâtiment, localisé sur un terrain de 6 hectares sur la zone d’activité Beauregard à Longvic/Ouges, au sud de l’agglomération dijonnaise, s’étendra au final sur 21.000 m2, dont 11.000 m2 de halle industrielle, 1.500 m2 de show-room et plus de 7.000 m2 de bureaux. Sa date de mise en service n’est pas connue, eu égard au retard engendré par la pandémie et la lourdeur administrative.

L'usine sera construite par le promoteur Alsei et financé via un contrat de promotion. Ce dernier prend la forme d’un pool bancaire qui paie la facture immobilière, avec éventuellement d’autres intervenants, puis loue à l’entreprise sur une certaine durée et précise le montant d’une option d’achat en fin de bail.

 

Des logiciels de nouvelle génération

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Système automatisé de préparation de commandes chez Ophtalmic Compagnie à Roissy Charles de Gaulle, dit "goog-to-person", où la navette apporte à l'opérateur les produits à emballer.


Ailleurs, c’est l’appel du grand large autour d’un défi majeur : l’internationalisation. « Avec la réimplantation d’une filiale à Milan (Italie) et la création d’une autre à Dubaï (Émirats Arabes Unis), nous voulons par la suite ouvrir d’autres bases, notamment au nord et à l’est de l’Europe, en intégrant déjà du personnel technique car chez nous la connaissance du produit est indissociable de la démarche commerciale », explique Remy Jeannin, président de Savoye, à l’affût par ailleurs de toutes opportunités de croissance externe.

 

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L’industriel, qui emploie plus de 800 personnes, dont 700 en France, conclut également des partenariats au long cours, comme avec l’intégrateur de navettes néo-zélandais Scott, filiale du Brésilien JBS. Très présent aux Etats-Unis, où il emploie pas moins de 65 personnes sur cinq implantations, le groupe se lance dans la production de convoyeurs et navettes au sein d’un site loué à Chicago et équipé pour 2 millions d’€.

En Chine, la stratégie de conquête marque le pas du fait d’une inadéquation tarifaire au marché local. C’est pourquoi, la maison mère Noblelift a racheté un opérateur chinois, baptisé Glory Intelligence Technology (GIT), voué à apporter les réponses en terme de prix serrés, délais compressés et technologie désirée.

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Image de synthèse donnant une idée du futur site dijonnais de Savoye. © Alsei.


Avec 60 personnes à la R&D et le rachat l’an dernier de la pépite informatique SoCloz, Savoye booste son innovation. La plate-forme numérique SoCloz permet une gestion unifiée des stocks quelque soit le canal de distribution choisi. « Cela donne une vision globale en temps réel de la disponibilité de tous les stocks et évite ainsi de perdre des ventes, notamment pour les réseaux de magasins de détail », argumente Rémy Jeannin.

 

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L’intralogisticien équipera également un cobot du Japonais Omron, fournisseur d’automatisation industrielle et de logiciels spécifiques à la préparation de commandes. La dernière innovation d’importance tient au lancement international d’ODATIO, une application qui fédère la gestion des entrepôts et celle du transport, WMS et TMS pour les initiés. Un travail de longue haleine qui a mobilisé un investissement d’une dizaine de millions d’€.


Toutes les photos ont été fournies par l'entreprise sauf indication contraire.

 

Pour en savoir plus sur le secteur du transport et de la logistique en Côte-d'Or,

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