DÉCORATION. Fameuses dans tout l'hexagone les bougies des Lumières de Noël, tous les 8 décembre à Lyon, sont en partie fabriquées en Saône-et-Loire.

Cette année, la Société bourguignonne des cires  en a livré 3 millions.

C'est l'un des marchés récurrents de la PME de Châtenoy-le-Royal avec les cierges de cérémonie et de dévotion.

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Le bureau de Marc Porot embaume toujours de parfums : c'est là que le dirigeant de la Société bourguignonne des cires fait les premiers tests des bougies que sa famille fabrique depuis cinq générations.

Certes, l'activité s'est diversifiée depuis, bien que les paroisses et les évêchés demeurent ses principaux clients. Avec 6 à 7 millions d'unités par an, les cierges de cérémonie et de dévotion ainsi que les veilleuses constituent 60 à 65% de son chiffre d'affaires de 1,36 million d'euros.

C'est dans la bougie de décoration que l'entreprise de douze salariés s'épanouit. Des commandes particulières (les Relais et Châteaux, l'Elysée aussi) donnent l'occasion de réaliser de beaux objets. La PME surfe sur les tendances de la décoration, aujourd'hui la bougie d'ambiance, colorée et parfumée.

Marc Porot passe des heures à trouver le bon dosage de parfums de synthèse, en provenance de Grasse. «Certains ingrédients cristallisent autour de la mèche et éteignent la flamme, d'autres dégagent une flagrance trop puissante, ou trop volatile», explique le «nez» de la maison, devant une série de petits flacons alignés sur son bureau.

Trois modes de fabrication

La hausse de la matière première issue des résidus d'hydrocarbures, oblige aussi le fabricant à optimiser ses fabrications. Alors, Marc Porot n'en perd pas une miette.

Les coulages sont récupérés et mélangés à de la matière neuve. Les modèles présentant un défaut ne partent pas plus à la poubelle. «Nous utilisons aussi de la matière végétale, à base de colza et d'huile de palme, mais sa texture réduit son utilisation au remplissage (NDLR : bougies présentées dans un récipient)».

Trois modes de fabrication se côtoient dans l'atelier.

Par trempage, des mèches fixées à un châssis sont immergées dans un bain de paraffine à 62-63 degrés, autant de fois que nécessaire jusqu'à l'obtention du bon diamètre. Cette technique semi-industrielle sert à la fabrication des cierges.

Celle de la bougie comprimée, plus industrielle, consiste à compacter de la poudre de paraffine dans un moule. Ainsi sont fabriquées, à une cadence de 8000 l'heure, les 3 millions de bougies commandées chaque année pour les illuminations du 8 décembre à Lyon.

Plus artisanale, la technique par remplissage demande du doigté.

L'opérateur remplit les contenants un à un, en veillant à éviter les bulles d'air et à maintenir la mèche bien droite.

Tout un art !

Article à lire aussi dans Entreprises & Performances, 16ième édition, magazine économique commun au journal le Bien Public et au Journal de Saône-et-Loire coréalisé avec les journalistes de Traces Écrites.

Crédit photo: Traces Écrites

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