La seconde édition des Trophées des femmes de l’Économie de Bourgogne-Franche-Comté qui veut promouvoir l’entreprenariat féminin s’est déroulée le 4 juillet à Dijon. Le palmarès.

Avant de révéler les six lauréates et quatre finalistes de la 2ème édition des Trophées des femmes de l’Économie de Bourgogne-Franche-Comté, le groupe ID Com, organisateur, avait convié trois « anciennes » à débattre de l’importance de l’innovation dans l’alimentation. Catherine Petijean, PDG des pains d’épices Mulot et Petitjean, Emmanuelle Baillard, dirigeante de Nectars de Bourgogne (jus de fruit, coulis, confitures) et Florence Marquis, directrice de Charolais France (viande bovine AOP). Lauréates 2017, elles ont toutes un point commun : travailler sur le goût.

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Les lauréates 2017. De g. à d. : Florence Marquis, directrice de Charolais France, Catherine Petijean, PDG des pain d’épices Mulot et Petitjean, Emmanuelle Baillard, dirigeante de Nectars de Bourgogne . © Traces Écrites

« Il ne faut pas innover pour innover, ont t-elles dit presque en choeur, ou pour faire un coup commercial qui s’estompe aussi vite qu’il est venu, mais pour préserver la qualité. » Cela s’exprime chez Mulot et Petitjean par des pains d’épices enrichis aux vitamines, chez Nectars de Bourgogne par un approvisionnement choisi auprès de petits producteurs de fruits et chez Charolais France, par un suivi – bientôt digital – de la lignée de l’animal. Et des actions moins visibles, du côté des process et de la gestion du personnel, notamment auprès de la jeune génération.

 

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La remise des trophées organisée au cinéma Darcy à Dijon a été suivie par une opération de réseautage autour d’un cocktail dînatoire concocté par le Grand Hôtel de La Cloche appartenant au réseau M Gallery.


FEMME CHEF D'ENTREPRISE
Lauréate : Pascale CARTIER, présidente et actionnaire, La Vie Saine, Côte-d’Or (Prix remis par la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté)
Cette ancienne acheteuse de la grande distribution a repris cette enseigne de produits bio historique à Dijon qui multiplie les magasins comme des petits pains. Elle s’emploie à rafraîchir la marque. Lire ici l’article de Traces Écrites News

Finaliste : Françoise JEANNERET, présidente, FCE SAS, Doubs.
Diplômée en architecture des jardins et en gestion, elle a démarré comme conductrice de travaux. C’est dire si elle connaît activité de l’entreprise d’aménagement paysager, créée il y a dix ans avec son mari dans le haut-Doubs (chiffre d’affaire de 11 millions d’€ en 2018, 100 salariés) et qui s’est fait une belle réputation auprès des donneurs d’ordre publics (tramway de Besançon, par ex) et privés (sociétés d’autoroutes).

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De g. à d. : Françoise Jeanneret, présidente de FCE, finaliste avec Véronique Lorans, directrice de Réussir dans la Nièvre, Fanny Preney, présidente de Druydès et Annie Bouckaert, directrice du Jardin des 7 Sens. © Traces Écrites


FEMME DIGITALE
Lauréate : Marion PAGEOT, dirigeante, ALTAGILE, Côte-d’Or ( Prix remis par Figaro Classified).
En créant sa société d’édition logicielle, il y a quatre ans, Marion Pageot a souhaité imaginer les solutions digitales pour les recruteurs qui lui ont fait défaut lorsqu’elle pratiquait ce métier. Elle emploie aujourd’hui cinq personnes.

FEMME DIRIGEANTE
Lauréate : Anne DUIGOU, directrice générale, Casino JOA de Besançon, Doubs  (Prix remis par Harmonie Mutuelle).

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Anne Duigou, directrice générale du casino de Besançon, à gauche. © Traces Ecrites.

C’est une équipe de 69 personnes qu’Anne Duigou gère dans ce domaine très particulier des jeux d’argent. Elle est également active au sein de l’association Toutes à l’École qui aide à la scolarisation de petites filles défavorisées au Cambodge.

Finaliste : Véronique LORANS, directrice REUSSIR DANS LA NIEVRE, Nièvre.
L’entreprise d’insertion, de forme associative qu’elle dirige, accompagne les personnes éloignées de l’emploi vers une réintégration dans le milieu du travail avec 81% de réussite. Elle a la particularité d’être présente dans des territoires très ruraux, en dehors de l’agglomération de Nevers.

 

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FEMME INNOVATION SOCIALE
Lauréate : Dominique MISSEREY, administratrice Trisomie 21 Côte-d’Or  (Prix remis par Actual).
L’association veut faire sortir les adultes handicapés des foyers spécialisés pour les installer dans l’habitat en milieu ordinaire. Un appartement pédagogique sert de transition avec l’appui d’Unicom 21, association d’aide à domicile, de  centres de soins infirmiers et des bénévoles.

Finaliste : Annie BOUCKAERT, directrice JARDIN DES 7 SENS, Saône-et-Loire.
Cette structure d’accueil de jour pour personnes âgées ou en situation de handicap, habilitée par le conseil départemental de Saône-et-Loire, et située à Saint-Martin-la-Patrouille, leur propose des activités thérapeutiques et culturelles basées sur la musique, la danse, la nature.

FEMME CHEF D'ENTREPRISE PROMETTEUSE
Lauréate : Audrey CHAILLET, co-fondatrice et directrice générale VITAVINUM, Côte-d’Or (Prix remis par Idrac).

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Audrey Chaillet (à gauche), dirigeante de Vitavinum. © Traces Ecrites.

Cette start-up est avant-gardiste pour accompagner les professionnels de la filière viticole dans leur transformation digitale, pour la gestion de leurs domaines, les ventes à l’export etc, en compactant des données issues du milieu académique. Incubée par DECA BFC à sa naissance en 2017, l’entreprise envisage des antennes dans les autres vignobles en 2020, puis à l’étranger.   

Finaliste : Fanny PRENEY, présidente SAS Druydès, Côte-d’Or.
Les cosmétiques solides qu’elle a mis au point avec son associée Gwendoline Bressand (shampoings, démaquillants) s’inscrivent dans une démarche écologique tant au niveau des ingrédients, naturels, que des emballages. « Il se vend 5 bouteilles (en plastique) de shampooings chaque seconde en France », indiquent-elles.

FEMME À L'INTERNATIONAL
Lauréate : Jeanne Marie DE CHAMPS, présidente de DOMAINES ET SAVEURS COLLECTION, Côte-d’Or  (Prix remis par M Gallery).

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Jeanne Marie de Champs, présidente de Domaines et Saveurs Collection, au centre. © Traces Écrites

Depuis Beaune, elle vend à l’export des vins de viticulteurs en les assistant dans les démarches législatives, réglementaires (étiquettes par exemple) et de transport, dont la complexité les découragent. Son leitmotiv, « ne pas entrer dans la guerre des prix alors que le travail dans les vignes et les cuveries est de plus en plus coûteux. »

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