Déjà reconnu IGP Franche Comté, le domaine de la Pâturie à Champlitte (Haute-Saône) est désormais certifié en agriculture biologique. Les nouveaux projets foisonnent avec notamment la plantation d’un cépage venu de Suisse, la petite arvine, et l’ouverture du chai à la location. Le domaine organise des journées portes ouvertes ces 14 et 15 juin.
Le domaine est situé sur les hauteurs de Champlitte, entre forêts et plaines vallonées, d’où l’on peut voir le Mont Blanc par temps clair. À proximité, les pelouses sèches classées Natura 2000 regorgent d’une riche biodiversité. En cohérence avec cet emplacement exceptionnel, le site, sauvé en 2017 à la famille Joyandet (*) s'est lancé dans l'agriculture biologique, jusqu'à en obtenir la certification par l'organisme Ecocert en 2024. « Nous nous trouvons dans un environnement que nous devons préserver et magnifier. Un tel écosystème, nous avons la responsabilité d'en prendre soin » souligne Julia Joyandet la directrice et vigneronne du domaine.
14 hectares sont cultivés dans ce lieu qui s’étend sur 35 ha au totaln pour une production de 40.000 bouteilles par an classées en IGP Franche-Comté. « C’est peu, mais depuis 2017, notre seule stratégie est celle de la qualité, et non de la quantité » précise Thomas Joyandet, le mari de Julia.

Lui-même intervient avec Julia en cuverie sur les différentes étapes de la vinification, ainsi que sur la commercialisation des cuvées. Alain, le père de Thomas, travaille sur les vignes avec les ouvriers viticoles et son épouse, Martine, s’occupe de l’administratif et de la comptabilité. Le domaine de la Pâturie est clairement une histoire de famille. Il compte deux salariés auxquels s’ajoutent une trentaine de saisonniers locaux pour la période des vendanges, totalement réalisées à la main.
La Petite Arvine, nouvelle arrivée au domaine

À côté des traditionnels Chardonnay, Pinot noir et Pinot Gris, la vigneronne vient de planter 1.500 pieds de Petite Arvine, un cépage blanc originaire du Valais en Suisse, présent aussi en vallée d’Aoste. « Il faudra attendre trois à quatre ans avant d'obtenir la première récolte » précise Julia. Elle veut aussi utiliser de nouvelles matières pour vinifier. Dans le chai semi-enterré et thermo-régulé, se trouve une cave d’élevage pour les fûts, ainsi que des cuves en inox et en ciment brut. L’acquisition de jarres et d’amphores en grès est en cours, afin de tester de nouvelles vinifications. « J’aime beaucoup l’effet de ces contenants, le vin s’ouvre et s’exprime pleinement, dans une matière et des formes qui favorisent l’énergie et la fraicheur », confie la directrice.
Le réseau de la distribution

Depuis la reprise, peu de temps a été nécessaire à la famille pour appréhender ce sol composé d’argiles, de calcaire et de craie. Mais sur certaines parcelles il manquait des vignes et sur d’autres les pieds étaient très abimés. Une restructuration a été menée, entre arrachages, complantations et nouveaux plantiers. « Nous gardons une taille traditionnelle et nous avons réinstauré des vendanges totalement à la main. Ce sont des vieilles vignes qu’il faut respecter » exprime Thomas Joyandet. Dans cet objectif, les propriétaires envisagent d’acquérir le robot électrique Bakus, de chez Vitibo. Un projet photovoltaïque est aussi lancé dnas le but de couvrir les besoins énergétiques du domaine.
Le domaine exporte 15 % de sa production sur les cinq continents. Les Pays-Bas adorent la cuvée « Le Loup gris » cultivée sur une parcelle en hauteur. Dès le démarrage de leur activité, les vignerons ont obtenu le soutien des Caves Legrand, situées dans le 12ème arrondissement de Paris, qui les distribuent depuis 2018 auprès de restaurants, tout comme les caves Duvernay en Haute-Savoie. Dans la région, la clientèle est surtout constituée des cavistes, ainsi que des restaurateurs dans des gammes allant du bistrot au restaurant gastronomique.

Le domaine, replanté en 1974, sous l’impulsion de l’abbé Demard, a connu plusieurs vies avant d’être repris par la famille Joyandet en 2017. Toutefois, la culture du vin à Champlitte est bien antérieure. Les premiers documents qui mentionnent les vignes en Franche-Comté évoquent le XXème siècle. Le secteur de Champlitte y est déjà mentionné. Les institutions religieuses ont développé le vignoble du XIème au XIIIème siècle et l’évêque de Langres avait notamment ses terres en ce lieu.
Sur cette terre ancestrale, le domaine souhaite développer une offre complémentaire d’oenotourisme en louant à des particuliers et à des entreprises une partie du chai. L’hébergement de standing, équipé pour 10 convives, est proposé à partir de 2 nuits, où il sera possible de profiter de la terrasse et des jardins, seuls au monde, avec la nature à perte de vue. Pour les entreprises, une salle de réunion de 20 places assises a été aménagée et l'organisation de tous types d’événements est possible. Le domaine propose également des visites des installations ainsi que des dégustations de l'ensemble de ses cuvées.
Pour ceux et celles qui souhaitent découvrir la Pâturie et ses vins, le domaine organise des journées portes ouvertes les 14 et 15 juin de 10h à 19h, à 50 minutes de Dijon, sans rendez-vous, avec visites et dégustations gratuites.
(*) par ailleurs propriétaire de l’éditeur de presse Mediatour qui détient Traces Ecrites















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