ECO)BREF. Le logisticien Sostmeier investit 7 millions d'€ en Moselle. Une nouvelle presse chez Terreal. La start-up parisienne BioSerenity implante son incubateur industriel à Troyes. Ligne Paris-Belfort : l’électrification sur de bons rails. Un nouveau concept d’hôtel à Beaune. L'Alsacien Defymed engrange des dollars. La Rôtisserie du Chambertin marie pour le meilleur vin et cochon. Santé : une collaboration amorcée entre entreprises et recherche universitaire en Bourgogne Franche-Comté.

 

- Sostmeier démarre la construction d’une plateforme logistique de 10.000m² en Moselle.

 

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Esquisse du nouvel entrepôt sur la zone Europôle en Moselle. ©Coreal.


Le logisticien mosellan Sostmeier a démarré en septembre la construction d’un nouvel entrepôt de 10.000 m² sur la zone Europôle 2 de Hambach (Moselle). Cette PME de 160 personnes a saisi l’opportunité d’acquérir 3 hectares de terrain dans cette ZAC bien positionnée en bordure de l’autoroute A4, à proximité de l’usine Smart.
L’investissement de 7 millions d’€ devrait lui permettre de gagner de nouveaux contrats logistiques. « Plusieurs appels d’offres infructueux nous ont démontré que notre siège de Valmont (Moselle) pouvait apparaître trop éloigné pour certains clients », détaille Gilles Verdier, le directeur de Sostmeier.

Fait inhabituel, l’entreprise (45 millions  d’€ de chiffre d’affaires en 2015) a développé ce projet « en blanc », autrement dit sans signature préalable de contrats de prestation.
La maîtrise d’œuvre de la plateforme a été confiée au bureau d’études mosellan Coreal. Elle devrait entrer en exploitation en avril 2017 et employer à terms 25 personnes. Le logisticien pourrait également ouvrir prochainement une plateforme de 4.000 m² à Fleurance (Gers). P.B.

 

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- Une nouvelle presse chez Terreal.

 

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© Terreal.

 

La plus ancienne des deux unités Terreal, implantée à Chagny (Saône-et-Loire), se dote d’une nouvelle presse. L’équipement a été déposé par une ouverture dans le toit réalisée pour l’occasion, juste à l’endroit où il doit trouver sa place définitive. 

L’investissement s’élève à 1,8 million d’€ et s’intègre à un programme de 90 millions engagé sur cinq ans pour rénover la majorité des 20 sites de production du fabricant de matériaux en terre cuite, dont 16 sont situées en France.

Terreal, qui ambitionne les 350 millions d’€ de chiffre d’affaires à court terme et 500 millions à l’horizon 2020, produit à Chagny une dizaine de modèles de tuiles pour la moitié nord de la France. D.H.

 

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BioSerenity s’est fait connaître avec des vêtements connectés pour le diagnostic et le suivi de l’épilepsie. ©Philippe Schilde / Agence Info

- Vêtements connectés : la start-up parisienne BioSerenity implante son incubateur industriel à Troyes.


Spécialisée dans la conception de vêtements intelligents pour le diagnostic médical, la start-up parisienne BioSerenity a choisi Troyes, “capitale de la maille”, pour implanter son incubateur industriel. Dédié à la réalisation de prototypes, de tests et de petits séries, celui-ci est basé à l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH).
BioSerenity a d’ores et déjà noué des contacts avec Petit Bateau pour mettre au point un pyjama destiné à lutter contre l’énurésie (l’incontinence urinaire) des enfants.
La société, qui emploie une dizaine de personnes dans l’Aube, doit en recruter une vingtaine d’autres assez rapidement. Elle s’est fait connaître en développant un dispositif pour le diagnostic et le suivi de l’épilepsie grâce à un bonnet et à tee-shirt bardés de capteurs biométriques dont les informations sont transmises à l’équipe médicale via une application mobile.
BioSerenity travaille sur d’autres projets : un vêtement pour surveiller les grossesses à risques, en partenariat avec Innothéra, le leader français du bas de contention, dont l’une des usines est installée à Nomexy dans les Vosges ; une gamme de vêtements facilitant le maintien des personnes âgés à domicile, avec Damart ; une chaussette surveillant le rythme cardiaque et le taux d’oxygène dans le sang d’un bébé pour lutter contre la mort subite du nourrisson… F.M.

 

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- Ligne Paris-Belfort : l’électrification sur de bons rails.

Après plusieurs années de négociations, le protocole de financement de l’électrification de la ligne Paris-Belfort (dite “ligne 4”), sur son tronçon Paris-Troyes, est enfin signé. L’événement s’est déroulé le 13 septembre à la préfecture de l’Aube en présence de tous les partenaires financiers, au nombre desquels figurent SNCF Réseau, maître d’ouvrage, l’Etat, les régions Grand Est et Ile-de-France, ainsi que huit autres collectivités territoriales.
Le chantier de 320 millions d’€ se déroulera en deux phases, dont la première aboutira à la mise en service de la section Gretz-Armainvilliers/Nogent-sur-Seine en 2021, et de la section Nogent-sur-Seine/Troyes en 2022, soit 128 km de voies en tout. Auxquels s’ajouteront 7 km de voies reliant Longueville à Provins en Seine-et-Marne.
Il n’est pas prévu d’électrifier la ligne 4 au-delà de Troyes pour l’instant. Cette ligne, autrefois dénommée Paris-Bâle, s’arrête aujourd’hui à Belfort, mais certains élus souhaiteraient la voir prolongée jusqu’à Mulhouse.
La Région Grand Est a également émis l’idée de reprendre la ligne à son compte, bien qu’elle soit déficitaire d’une trentaine de millions d’€ par an. Un partenariat pourrait être recherché du côté de la Région Bourgogne-Franche-Comté, également desservie.
L’électrification ne fera gagner que quelques minutes de trajet aux 1,7 million de voyageurs qui empruntent la ligne chaque année entre Troyes et la capitale, mais elle leur apportera une plus grande régularité et une plus grande fiabilité de service, tant le matériel est devenu obsolète et les pannes nombreuses. F.M.

 

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- Un nouveau concept d’hôtel à Beaune.

 

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Armand Groz, ancien spécialiste de l’immobilier en hôtellerie-restauration, lance Coto Hôtel à Beaune (Côte-d’Or) sur la zone hôtelière face au palais des congrès, en sortie sud d’autoroute.

Exploitant d’un établissement économique à l’enseigne 1ère Classe, il a investi 1,6 million d’€ au total pour transformer un ancien Hôtel Stars, fermé depuis de nombreuses années, en un 2 étoiles (plus) à très petit prix.

La location d’une chambre - 38 au total - commence à partir de 55 €. Avec un agencement et une décoration particulièrement soignées dans cette gamme (literie, télévision à grand écran, climatisation, mobilier Tolix, petit-déjeuner avec buffet à volonté, parking fermé gratuit), Armand Groz vise très rapidement plus de 50% de taux d’occupation et 70% à terme. Coto Hôtel emploie 3 personnes. D.H.

 

Ecole des vins

 

- Defymed engrange des dollars.


Les financements se succèdent à rythme rapproché pour Defymed, la prometteuse start-up biotech strasbourgeoise. Après 1,9 million d’euros levés à l’automne 2015 auprès d’actionnaires historiques notamment, elle conclut un accord de financement de 500.000 dollars avec JRDF, un organisme mondial de financement dans le traitement du diabète de type 1, qui constitue le cœur de cible de Defymed grâce au pancréas bio-artificiel implantable qu’elle a mis au point, le « Mailpan ».
« Ce nouvel investissement permet de renforcer les tests précliniques pour la validation », indique la société, et plus précisément la confirmation des propriétés d’immunoprotection, de sécurité et de fonction du Mailpan, préalable indispensable à son test chez l’Homme. M.N.

 

- Vignerons très "cochons" à la Rôtisserie du Chambertin.

 

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L’établissement relancé par Thomas et Lucie Collomb et Jean-Philippe Girard propose tous les deux mois une soirée à thème, baptisée « Vignerons Cochon ».

Pour l'occasion, cinq viticulteurs sont invités à faire découvrir leur production : à bulle, plus tranquille de la Côte de Nuits, de la Côte de Beaune et de deux autres régions viticoles.

Le repas sous forme de paulée se déroule dans les magnifiques caves voûtées de la Rôtisserie du Chambertin, futur lieu d'accueil au printemps d’une table d’hôte, chic et chouette, d’un genre nouveau.

C’est convivial, pantagruélique et goûteux à souhait avec une viande de porc cuisinée à la broche et de la cochonnaille à foison. Il est prudent de réserver. D.H.

 

- BFCare lance un programme de recherche partagée entre entreprises de la santé et monde académique en Bourgogne Franche-Comté.

 

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Le pôle santé BFCare entend générer des projets collaboratifs dans le domaine de la santé et des soins individualisés. Ce groupement d’une quarantaine d’entreprises, que préside Philippe Guerit, directeur général du groupe Proteor, engage un rapprochement avec les laboratoires et centres techniques universitaires, baptisé INNO2Care.

« Les entreprises ne connaissent pas bien les travaux de la recherche académique qui pourraient potentiellement les aider à innover. De la même façon, le monde académique appréhende peu les besoins des entreprises et leurs enjeux », reconnaît Philippe Guerit.

Un constat récurrent depuis des décennies et alarmant si l’on ose une comparaison avec de nombreux pays étrangers et en tout premier lieu les États-Unis.

La méthode retenue consiste à réunir des ateliers de créativité pour une vaste prospective sur les technologies, leurs applications et l’évolution des marchés, en tenant compte des dernières innovations et tendances : objets connectés, télémédecine, observation des traitements, optimisation du parcours médical, nouvelles thérapeutiques non médicamenteuses... D.H.

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