ECO)BREF. Vers un siège du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté à Besançon. Hansgrohe investit dans le Bas-Rhin. Le Pôle Véhicule du Futur en forme pour ses dix ans. 2,5 milliards d'€ : le budget du Grand Est adopté. Le belge CMI s’apprête à démarrer la production sur son site de Moselle. BCB Tradical® et Eurochanvre défendent une filière en Bourgogne Franche-Comté. RéZoé : le réseau social féminin qui monte. Nomination : Hubert Gaillard rejoint la maison de crémant Louis Picamelot.

 

- Vers un siège du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté à Besançon.

 

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L'hémicyle de l'hôtel de région à Dijon est le seul doté d'une capacité suffisante pour les 100 élus du nouveau conseil régional. © Pierre Combier.


Le 24 juin, Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, va proposer aux conseillers régionaux d’établir le siège de la région à Besançon. La présidente franc-comtoise a imposé ce choix à sa majorité même si, selon L’Est Républicain, celle-ci est divisée sur le sujet : « l’accord a été obtenu par les deux tiers du groupe PS et apparentés, et la Saône-et-Loire a préféré, à une exception près, rallier le camp de la Côte-d’Or, celui des partisans d’un siège à Dijon ».
Ce choix est basé sur son refus de tout centraliser à Dijon, capitale régionale et qui accueille déjà la préfecture de région. Marie-Fuite Dufay ne remet d’ailleurs pas du tout en question ce statut, pour l’instant encore provisoire. Elle proposera, dit-elle dans un communiqué, la désignation de Dijon, forte de sa « centralité géographique », comme chef-lieu définitif de la nouvelle région.
Si cette décision est entérinée, les conseillers régionaux continueront de se réunir en assemblée plénière et en commission permanente à Dijon, car l’hôtel de région est suffisamment vaste - contrairement à celui de Besançon - pour accueillir 100 élus. Il lui faudra cependant fédérer une majorité des 3/5èmes, soit 60 élus, ce qui suppose une adhésion d’une partie de son opposition Les Républicains et FN (la majorité comptant 51 élus).
On saura également lors de cette session, où seront basées les directions de service, qui seront réparties entre les deux villes, selon le principe d’équilibre défendu depuis le début par la présidente et sa promesse de « n'imposer aucune mobilité géographique aux agents ».
Les directions de la nouvelle région devraient être organisées « en miroir » de l'organisation des services déconcentrés de l'Etat. « C’est ainsi que les directions des transports, de l'aménagement du territoire, de l'agriculture, du tourisme, de la culture et du sport auront vocation, par exemple, à avoir leur siège à Dijon, et que les directions de l'économie, de la formation, de l'éducation, de l'environnement, de la recherche et de l'enseignement supérieur auront vocation à avoir leur siège à Besançon », précise Marie-Guite Dufay dans le même communiqué.
Le conseil économique, social et environnemental régional, instance consultative du conseil régional, devrait, lui, se réunir en alternance entre Dijon et Besançon. Il restera à convaincre que cette organisation bipolaire est génératrice d’économies de fonctionnement.


- Hansgrohe investit dans le Bas-Rhin.

 

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La technologie Sélect conçue et brevetée par Hansgrohe, permet de changer de jet de douche par simple clic : pluie douche, intense et massage. ©Hansgrohe.


Fabricant allemand de systèmes de douche et de robinets, Hansgrohe vient d’achever un investissement de 6 millions d’€ pour le développement de son site de production de Wasselonne (Bas-Rhin), sa seule usine en France.
Six lignes de productions supplémentaires se sont accompagnées de 10 embauches – quelques autres doivent encore suivre – ce qui porte les effectifs à 195 salariés, pour un chiffre d’affaires du site de 55 millions d’€ en 2015.
A Wasselonne, Hansgrohe produit désormais chaque année plus d’1,8 million d’unités, principalement des douchettes et douches de tête. Le site vient de lancer un système innovant et breveté (photo) qui permet de changer de jet par une simple pression sur un bouton.

 

- Le Pôle Véhicule du futur en forme pour ses dix ans.


Le Pôle Véhicule du Futur d’Alsace / Franche-Comté a passé le cap de ses dix ans d’existence, à l’occasion de son assemblée générale, le 24 mai. La réunion annuelle tenue à Montbéliard a permis de mesurer le chemin parcouru.
Le cluster parti de quelques acteurs est aujourd’hui un pôle de compétitivité fédérateur de 285 entreprises (sur un total de 340 adhérents) représentant 73.000 salariés. La moitié des entreprises membres sont des PME. En octobre dernier, cette dynamique a été saluée par le label européen « Gold » des clusters, attribué par l’initiative européenne pour l’excellence des clusters (ECEI) de la Commission.
L’an dernier, le pôle a détecté 30 projets de R&D qu’il a suivis et expertisés. Treize d’entre eux ont obtenu un financement (28 millions d’€ au cumul) venant de l’Etat (Programme investissements d’avenir, Fonds unique interministériel), de collectivités et de l’Union européenne. En outre, 78 entreprises ont été accompagnées sur leur stratégie, l’évolution de leurs produits ou leur performance industrielle.
La traction électrique ou à hydrogène, le véhicule autonome et communicant, les services de mobilité et l’industrie du futur figurent dans ses axes prioritaires d’avenir.
Le pôle, qui a reconduit le dirigeant de PME Denis Rezé à sa présidence, a également contribué à la labellisation du « Campus des métiers » autour de la mobilité, Mobicampus, qui rassemble autour du lycée Viette de Montbéliard les établissements d’enseignement secondaire et supérieur, les entreprises et les collectivités pour le rapprochement entre le monde de l’éducation et celui des entreprises.

 

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2,5 milliards d'€, c'est le montant du budget de la région Grand Est, adopté lundi 30 mai à Metz, grâce aux 104 voix de la majorité de Philippe Richert, le président  (Les Républicains). Les 46 élus FN ont voté contre et les 19 socialistes se sont abstenus. « Un budget de transition », a commenté le président, dans lequel se chevauchent les dispositifs d'aide des trois anciennes régions Alsace, Champagne Ardenne et Lorraine. Les transports (TER notamment) mobilisent les plus grosses dépenses avec 600 millions d'€, suivis de la formation professionnele et l'apprentissage pour 484 millions.


- Le belge CMI s’apprête à démarrer la production sur son site de Moselle.

 

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Le site de Distroff, en Moselle, fabriquera les pièces pour tourelles de blindés. © CMI.


L’ensemblier belge CMI (Cockerill maintenance et ingénierie) achève le prototypage de son usine de Distroff (Moselle) pour la fabrication et l’assemblage de pièces pour l’armement. Le groupe a prévu de dépenser 4,5 millions d’€ vec pour finalité de faire évoluer la totalité des activités du site jusqu’alors tourné vers la sidérurgie.
La montée en puissance de la production de pièces pour tourelles de blindés va se faire progressivement jusqu’en 2018. L’usine mosellane de CMI Defense SAS devrait recruter dans cet intervalle une dizaine de salariés supplémentaires pour compléter son effectif de 40 personnes.
Parallèlement, le campus international de CMI aménagé sur l’ancienne caserne du 8e Régiment d’infanterie à Commercy (Meuse) devrait accueillir ses premiers stagiaires cette année.
70 millions d’€ ont été investis par le groupe présidé par Bernard Serin, par ailleurs président du FC Metz. L’implantation du centre de formation doit beaucoup à la proximité du dirigeant avec Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, devenu administrateur de CMI en 2013. L’ensemblier international, spécialisé dans l’énergie, l’armement, la sidérurgie et l’industrie (4.700 personnes, chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’€), emploie 1.100 personnes en France.

 

Ecole des vins

 

- BCB Tradical® et Eurochanvre défendent une filière en Bourgogne Franche-Comté.


Spécialiste de la chaux aérienne, le fabricant BCB Tradical® à Besançon, Eurochanvre à Gray (Haute-Saône) et son fournisseur en matière première, la coopérative Interval s’associent pour promouvoir le béton de chanvre.
Le 25 mai à Arc-les-Gray, ils ont réuni maître d’oeuvres, entrepreneurs et techniciens de collectivités locales pour faire connaître le potentiel de ce matériau dont les composants, la chaux aérienne, le chanvre et 20% de ciment promettent des qualités thermiques et acoustiques.
Mise en service en 2012, la maison rurale de Nozoy-le-Bourg en Haute-Saône a servi d’exemple à ce que pourrait devenir « une filière locale avec un impact environnemental des plus favorables ».
Concurrencé par la paille, et maintenant la terre, le chanvre est utilisé dans le bâtiment sous différentes formes pour ses qualités thermiques et acoustiques. Eurochanvre, filiale du groupe coopératif Interval, consacre 75% de ses volumes de production à la laine de chanvre.

Un métier dont il est difficile d’assurer un développement harmonieux, selon le directeur Philippe Gauchard, car si dans la plante « tout est bon comme dans le cochon », de la graine à la poussière, la rentabilité repose sur une valorisation de tous les composants de la plante.

 

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- RéZoé : le réseau social féminin qui monte.


Créé en 2012 à Strasbourg par Sabrina Boucherit, RéZoé est un réseau social destiné aux femmes entrepreneures. Si l'inscription est gratuite, l'accès à certaines fonctionnalités est payant : pour diffuser des actualités, créer des événements, relayer une campagne de crowdfunding, etc.
« Nous offrons une base de réseau pour les femmes qui veulent lancer ou développer leur business », explique Sabrina Boucherit. Aujourd’hui, ce réseau compte 320 inscrits dans 18 villes de France, dont 20% en abonnement payant.
L'objectif d'ici à la fin 2016 est d'atteindre le millier de membres. Le site nourrit également des ambitions internationales : il sera traduit en anglais en juillet prochain. 

 

• Nomination

 

- Le chef sommelier Hubert Gaillard rejoint la pétillante maison Picamelot.

 

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Hubert Gaillard, à gauche, en compagnie de Philippe Chautard, le propriétaire de la maison de crémant Louis Picamelot.

 

L’un des meilleurs élaborateurs de crémant en France, le Bourguignon Louis Picamelot, recrute Hubert Gaillard au poste de responsable commercial. Ce professionnel de 41 ans, originaire de Grenoble (Isère), n’est pas n’importe qui dans le monde du vin.

Il intègre le restaurant Lameloise, trois étoiles au guide Michelin, en 2004 et en devient le chef sommelier cinq ans plus tard. La maison familiale Louis Picamelot compte ainsi poursuivre son développement en renforçant son implantation auprès d’une clientèle de cavistes et de restaurants en France mais aussi à l’export. Des marchés que connaît bien Hubert Gaillard.

Propriétaire de 20 hectares grâce, entre autres, à des plantations nouvelles sur des terroirs de la commune de Talant, près de Dijon, exploités à l’origine au 13ème siècle, l’entreprise viticole produit 300 000 bouteilles chaque année et réalise 1,5 million d’€ de chiffre d’affaires (65 % en France et 35 % à l’exportation dans près de 20 pays).

Implantée au cœur de la Côte Chalonnaise, à Rully (Saône-et-Loire), elle a été créée en 1926 par Louis Picamelot, fils de tonnelier et de vigneron. Ses gendres et petits- fils assurent la continuité de l’entreprise. Philippe Chautard, petit-fils de Louis, en prend la direction en 1987.

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