Red Electric ouvre son capital à ses clients. Delfingen cède ses activités en Russie au management local. Sintermat lève 6 millions d’€ pour passer à la phase industrielle. Une demi-équipe de plus pour la 308 chez Stellantis Mulhouse. L’hydrogène passe au bac + 6 avec l’UTBM à Belfort-Montbéliard. L’UTT de Troyes booste deux chaires avec le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne.
• Le fabricant nancéien de scooters Red Electric ouvre son capital à ses clients
Red Electric, constructeur de scooters électriques dont le siège social est à Nancy (Meurthe-et-Moselle), ouvre son capital avec une campagne de financement participatif sur la plateforme Crowdcube. L’entreprise de 50 salariés cofondée en 2015 par Valentin Dillenschneider souhaite fédérer une communauté autour du ModelE, une gamme lancée l’an dernier à destination des particuliers. La place de marché Crowdcube permet d’être actionnaire de la start-up à partir de 10 € d’investissement.
Red Electric entend capitaliser sur le succès de son premier modèle, le Pro50, charpenté pour les professionnels de la livraison. Plus de 2.500 exemplaires seraient en circulation, indique la société. La jeune pousse a récemment annoncé son projet de relocaliser en France l’assemblage du scooter ModelE (50, 100 et 125 cm3) jusqu’à présent réalisé en Chine. La production a été confié à la société Chastagner à la Ferté-Bernard (Sarthe) qui devrait livrer les premières unités à l’horizon fin 2022, début 2023.
« Aujourd’hui, le parc des deux-roues essences est considérable. Rien qu’à Paris il y a 490.000 scooters. L’arrivée du stationnement payant au 1er septembre change la donne. Il y a donc une opportunité immense avec les scooters électriques qui eux en seront exemptés », note Valentin Dillenschneider. P.Bohlinger
• Delfingen cède ses activités en Russie au management local

C’est fait. L’équipementier automobile franc-comtois, fabricant de fluides embarqués, qui avait annoncé son intention de quitter la Russie un mois après le début de la guerre en Ukraine, a retiré ses capitaux de son usine de Nizhny Novgorod. Son activité a été cédée au management local pour un prix de cession (non communiqué) qui sera entièrement reversé à la Fondation Delfingen qui œuvre notamment pour l’intégration des personnes handicapées dans le monde du travail (Lire ici l’article Traces Ecrites News). Delfingen avait hérité cette usine qui emploie 60 personnes, en septembre 2020 suite au rachat de Schlemmer.
La cession impacte le chiffre d'affaires du groupe de l'ordre de 6 millions, soit environ 1,6 % du chiffre d'affaires globale son résultat du 1er trimestre 2022, de 2,4 millions d’€ (la contribution de l'entité Russe aux capitaux propres du groupe). C.Perruchot
• Sintermat lève 6 millions d’€ pour accélérer l’industrialisation de matériaux innovants

Le fabricant de matériaux avancés par la technologie de frittage flash, situé à Montbard (Côte-d’Or) boucle un financement de 6 millions d’€ qu’il avait engagé il y a un an (Lire ici). Foad Naimi, docteur en chimie des matériaux et fondateur de Sintermat (17 salariés, chiffre d’affaires non communiqué) accueille au capital de sa société UI Investissement (via Invest Création 5.0, fonds régional dédié aux entreprises en forte croissance), Safran Corporate Ventures et le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne par l'intermédiaire de Carvest. Son actionnaire historique, le fonds Definvest du Ministère des Armées géré par Bpifrance, participe également à l’augmentation de capital ainsi que des business angels régionaux.
Le procédé de frittage flash consiste à presser à chaud des poudres et de les agglomérer sous l’effet d’un puissant et bref courant électrique. Pour deux types des marchés : les matériaux à grande résistance (horlogerie, machines outils) et le recyclage de matériaux primaires.
Son partenaire de la première heure avait été la SATT Sayens qui avait materné le projet issu de plus de 15 ans de recherches menées au sein de l’université de Bourgogne. C. Perruchot
Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Après une succession d’annonces puis de reports, Stellantis Mulhouse (Haut-Rhin) a informé son CSE de la relance du travail de nuit sur le site, à compter de fin août prochain. L’usine ne met toutefois pas en place une équipe complète comme elle le prévoyait l’automne dernier puis au début de cette année, mais une demi-équipe. Celle-ci est cependant synonyme d’embauches conséquentes, en travail temporaire : elle induira le recrutement de 500 intérimaires, selon les estimations du syndicat CFE-CGC.
Ce renfort d’effectifs permettra la montée en cadence de la nouvelle Peugeot 308. La prudence du constructeur s’explique par la persistance des phénomènes qui avaient provoqué ces allers-retours sur le travail de nuit : la tension sur les approvisionnements et la baisse au global du marché automobile européen. Stellantis emploie par ailleurs 4.700 permanents. M.Noyer
• L’hydrogène passe au bac + 6 avec l’UTBM à Belfort-Montbéliard

En photo, l’inauguration de l’atelier d'hydrogène de Faurecia à Bavans (Doubs) en octobre 2020. © Faurecia
Le premier mastère spécialisé « hydrogène-énergie » de France ouvrira à la rentrée prochaine à l’UTBM (Université de technologie) de Belfort-Montbéliard. La vigueur de l’écosystème du Nord Franche-Comté (Lire ici) sur la nouvelle ressource énergétique et la réputation des enseignements de l’établissement sur l’énergie font de celui-ci l’acteur légitime pour une telle initiative de formation.
Le diplôme de niveau bac + 6, labellisé par la Conférence des grandes écoles, est ouvert (candidatures jusqu’à mi-juillet) à 10 à 15 personnes : jeunes diplômés bac + 5, ainsi que des ingénieurs, cadres ou autres salariés et demandeurs d’emploi pouvant faire valoir une formation ou expérience professionnelle dans l’ingénierie (énergie, mécanique, procédés…).
D’une durée d’un an en 400 heures de cours à partir du 5 septembre (par les enseignants-chercheurs et les professionnels des entreprises spécialisées) puis un semestre de mission en entreprise, la formation « couvre toute la chaîne de valeur, de la production, du stockage et de la distribution aux applications de mobilité et stationnaires, en passant par des sujets transversaux comme la sécurité », expose Robin Roche, co-responsable du mastère à l’UTBM. M. Noyer
La Fondation UTT de l’Université de Technologie de Troyes et Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne ont renouvelé leur partenariat pour trois ans pour développer deux chaires. La Chaire SilverTech créée en 2016 est une chaire industrielle et d'innovation territoriale SilverTech, dédiée à l'accompagnement de l'autonomie des personnes âgées. Créée en 2021, la Chaire Transitions des Territoires Agricoles est issue d’un partenariat entre une association d’agriculteurs du Nord de l’Aube, Green Warriors et trois unités de recherche (InSyTE - UTT, SADAPT - AgroParisTech, InTerACT - UniLaSalle). Le financement s’élève à 90 000 €.
Une chaire est une interface entre le milieu universitaire et le monde socio-économique pour développer la connaissance. Elle est cofinancée par des mécènes. C. Perruchot






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