Vosges, Haute-Marne et Marne : Les Ecoles de production voient triple en Grand Est. Schweyer, spécialiste de l’inox et du polyéthylène en Alsace, repris par son voisin mosellan Bentz. Le lorrain Heintz Primeurs entre dans le giron de son homologue picard RibéGroupe. Constructa réalise des logements en accession à la propriété dans une zone Anru à Dijon. Le campus Arts et Métiers de Metz mobilise 13,8 millions d’€ pour introduire la réalité virtuelle dans les formations de l’industrie et du bâtiment.


• Vosges, Haute-Marne et Marne : Les Ecoles de production voient triple en Grand Est


Trois Ecoles de production verront le jour dans les prochains mois dans la région Grand Est : textile à Remiremont (Vosges) pour former des opérateurs en confection sous le pilotage du Syndicat du textile de l’Est, usinage à Chaumont (Haute-Marne, avec le cluster Nogentech) et métallurgie à Vitry-le-François (Marne).
Le terme désigne des écoles techniques privées, reconnues par l’Etat, qui proposent en quelque sorte une troisième voie entre les lycées professionnels et les CFA (centres de formation d’apprentis). 
Destinées principalement à des jeunes en décrochage scolaire, les Ecoles de production entendent développer une pédagogie fondée sur la pratique, selon le principe « faire pour apprendre ». Elles délivrent des diplômes jusqu’au bac pro.
Le Grand Est ne comptait pas encore de tels établissements, qui sont chapeautés par une fédération nationale, alors que la Bourgogne-Franche-Comté en abrite cinq : Besançon, Dole (Juralternance), Chalon-sur-Saône (mécanique-usinage), Chamblanc en Côte-d’Or (L’Atelier d’Anne-Marie, spécialisée dans la restauration) et Clux-Villeneuve (Saône-et-Loire). Le Grand Est concentre 3 des 20 nouvelles écoles labellisées fin 2021 par l’Etat et dont la création bénéfice d’aides de la Banque des territoires. M.N.

 

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• L'Alsacien Schweyer, spécialiste de l’inox et du polyéthylène repris par son voisin mosellan Bentz

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Schweyer fabrique des équipements pour les ateliers : bacs de manutention, convoyeurs à bande, poste de lavage des semelles, armoire de rangement, etc. © Schweyer


Groupe familial multi-activités mais surtout connu par celle de transports depuis Phalsbourg (Moselle), Bentz a repris en fin d’année dernière la société Schweyer à Saverne (Bas-Rhin), la ville alsacienne voisine. Schweyer emploie 27 salariés à la fabrication et commercialisation de produits en inox (outils de manutention, mobilier) et en polyéthylène (portes et protection). Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 4 millions d’€ auprès de clients dans les industries agro-alimentaire, pharmaceutique, chimique et cosmétique.
Son repreneur compte, pour sa part, 115 collaborateurs pour 7 millions d’€ de chiffre d’affaires. Le cabinet-conseil Transversale Conseil, qui a communiqué l’opération, a accompagné Schweyer dans son processus de cession. M.N.

 

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• Le mosellan Heintz Primeurs entre dans le giron de son homologue picard RibéGroupe

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Heintz Primeurs et sa société sœur Actifrais emploient 90 personnes en Lorraine. © Heintz Primeurs



Heintz Primeurs à Norroy-le-Veneur (Moselle) et sa société sœur Actifrais à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) sont entrés le 1er janvier 2022 dans le giron de leur confrère picard RibéGroupe. Jean-Paul Flaus, 64 ans, recherchait un repreneur pour ses deux sociétés lorraines spécialisées dans le commerce de gros en fruits et légumes. « Je connais bien RibéGroupe pour avoir côtoyé les deux générations de dirigeants de cette entreprise familiale. Nos sociétés sont toutes deux adhérentes de la coopérative nationale Vivalya », commente le dirigeant.
Jean-Paul Flaus avait repris la branche primeurs de Heintz Transports à Forbach (Moselle) dans les années 1990, après avoir piloté durant plusieurs années cette activité du transporteur routier. Le chef d’entreprise a développé sa société par acquisitions successives jusqu’à atteindre les 90 salariés pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’€.
Le négociant spécialisé dans les produits agroalimentaires RibéGroupe a bouclé cet automne une levée de 13 millions d’€ en vue d’engager des opérations de croissance externe. Les acquisitions de Heintz Primeurs et Actifrais succèdent à la reprise au 1er octobre de leur homologue PVM à Versailles (Yvelines). En 2022, suite à ces deux opérations, le groupe comptabilise un chiffre d’affaires de 130 millions d’€ pour 450 collaborateurs. P.B.

 

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• Constructa réalise des logements en accession à la propriété dans une zone Anru à Dijon

 

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Constructa réalise 300 logements en trois ilôts le long du cnal de Bourgogne à Dijon.  ©+IMGS


Construire des logements en accession à la propriété dans un quartier Anru (un quartier à l’habitat dense bénéficiant de la politique de la ville de l’Etat, afin de rénover l’habitat et apporter de la mixité dans la population) n’est pas de premier abord attractif pour un promoteur. Question d’image. Le promoteur immobilier marseillais Constructa a choisi de le  faire à La Fontaine d’Ouche à Dijon avec un programme baptisé « Les Quais ! » de 300 logements. Il espère démarrer en septembre la construction d’un premier îlot de 38 unités d’une première tranche de 142. Cela signifierait qu’il a atteint un taux de de commercialisation 30 à 40% au printemps, indique son président Jean-Baptiste Pietri.
A sa faveur, un prix au mètre carré très en-deçà du prix du marché : entre 2.650 et 2.819 € TTC  avec une TVA à 5,5 %. Implanté avantageusement sur les berges du canal de Bourgogne, le projet arbore une architecture « en front de mer » en totale rupture avec les immeubles environnants, principalement des logements sociaux que les bailleurs-propriétaires sont en train de rénover.
Constructa a fait plancher quatre architectes Jean-Baptiste Pietri, le président de la société immobilière, Tryptique Architecture, MenoMenoPiu Architects et Epsilon Architectures pour apporter une diversité de formes aux trois immeubles de deux à trois étages. Le projet se réalise dans le cadre de « l’écoquartier des Carrières Blanches » aménagé par la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (Splaad). Le but recherché par la ville de Dijon est de limiter la part des logements sociaux à La Fontaine d’Ouche de 68% à 58% dans les dix ans.
Le promoteur marseillais qui signe sa première réalisation en Bourgogne-Franche-Comté, est déjà connu dans l’Est pour un programme en cours de 300 logements à Huningue, sur une friche de Voies Navigables de France. « Une réussite comerciale », commente t-il. C.P.

 

justdijonoctobre 

 

• Le campus Arts et Métiers de Metz mobilise 13,8 millions d’€ pour introduire la réalité virtuelle dans les formations de l’industrie et du bâtiment

 

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Laurent Champaney, directeur général d’Arts et Métiers, a inauguré le campus CaMéX-IA Grand Est. © Raoul Gilbert


L’Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers apporte une réponse aux industriels et entreprises du bâtiment en quête de personnel qualifié dans les usages du digital et de l’intelligence artificielle. L’école d’ingénieurs a inauguré fin décembre sur son site de Metz (Moselle), le campus «  CaMéX-IA Grand Est » en présence de Laurent Champaney, directeur général d’Arts et Métiers, de Jean Rottner, président de la Région Grand Est, de Patrick Weiten, président du Département de Moselle et de Marc Sciamanna, vice-président de Metz Métropole.
Il s’agit concrètement d’un consortium fédérant 33 partenaires : des entreprises (Colas, ArcelorMittal Maizières Research, ThyssenKrupp Presta, Renault-Sovab, etc.), des lycées et des établissements d’enseignement supérieur. Sa vocation est d’enrichir les parcours de formation continue et initiale (du CAP au BAC+8) avec de nouvelles compétences dans le digital et l’usage de l’intelligence artificielle.
Les 23 sites académiques concernés recevront une dotation pour aménager des salles à l’attention des équipes projets et de s’équiper en casques de réalité virtuelle. Ce projet de « Campus des métiers et des qualifications » labellisé Excellence est soutenu pour 8 ans dans le cadre du Programme Investissements d’avenir. Il est doté d’un budget de 13,8 millions d’€. P.B.

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