Vernet Behringer s’adosse complètement à son actionnaire allemand Behringer. Une usine de meltblown en projet à Montbéliard. France Rail Industry dans le giron Liberty Steel. Delfingen acquiert en partie l'Allemand Schlemmer. Smart Energhy choisit Mcphy pour équiper les stations d’hydrogène de Dijon. Le projet de cogénération biomasse du site Novacarb boucle son financement de 85 millions d’€. Européenne de biomasse va lancer une filière de biocombustible à Fessenheim. Le trafic au Port de Pagny en forte croissance. 100 familles ont essayé la Nièvre.

 

• Vernet Behringer s’adosse complètement à son actionnaire allemand Behringer

Le Dijonnais Vernet Behringer, dernier fabricant français de machines-outils pour les secteurs de la charpente métallique et de la métallerie, intègre l’Allemand et son presque homonyme Behringer qui était actionnaire minoritaire de l’entreprise depuis 1996. Ce rachat doit permettre de poursuivre l’aventure de ce « Mohican » très exportateur et innovant, chahuté ces derniers temps par une conjoncture internationale moins porteuse et, plus récemment, une pandémie dévastatrice pour beaucoup de PMI.
Vernet Behringer conçoit et fabrique des lignes de perçage-sciage de profilés, cornières et tôles à destination des charpentiers métalliques, stockistes et pylôniers, à hauteur de 20 millions d’€ d’activité avec 100 personnes. De son côté, Behringer Gmbh, implanté à Kirchardt (Bade-Wurtemberg) est un spécialiste de la scie industrielle pour métaux ferreux et non ferreux. Il atteint les 70 millions d’€ de chiffre d’affaires avec 450 collaborateurs. Pascal Denis et Lionel Robelin, deux les trois co-dirigeants avec François Rossignol aujourd’hui en retraite, qui avaient repris l’entreprise en 2004, demeurent aux commandes. D.H.

 

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Une usine de meltblown en projet à Montbéliard

Début août, la société Meltblo France à Montbéliard que Nicolas Burny, ingénieur spécialiste des non-tissés, avait créé en juin, a été retenue par l’Etat dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt incitant l’installation de fabricants de matériaux filtrants pour des masques de protection. Au printemps 2021, l’entreprise devrait être en capacité de fabriquer jusqu’à 500 tonnes de meltblown par an, un matériau non tissé de filtration qui entre dans la fabrication des masques chirurgicaux et FFP2. Soit un potentiel de 500 millions de masques chirurgicaux ou 200 millions de masques FFP2.
La bonne nouvelle parvenue, la Région Bourgogne-Franche-Comté a fait savoir qu’elle allait inclure dans son plan de relance présenté en octobre, une aide à l’investissement d’un montant d’1,1 million d’€ sur un total de 4,5 millions que nécessite l’équipement d’une unité de production sur le site de Technoland 2 à Grognard.
Quelques jours plus tôt, elle avait annoncé l’achat, pour 300.000 €, d’une machine en provenance de Turquie pour fabriquer jusqu’à 600.000 masques pour les personnels hospitaliers de Bourgogne-Franche-Comté, sous la houlette de l’entreprise savoyarde OVM System. L'entreprise Pressequip à Dannemarie-sur-Crète (Doubs) qui fabrique ce type de machine avait fait connaître son mécontentement, affirmant qu’elle fait proposé ses services au conseil régional dès le mois d’avril, en vain. C.P.

 

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• Le mosellan France Rail Industry dans le giron Liberty Steel

francerailParmi les cinq candidats à la reprise de France Rail Industry à Hayange (Moselle), le tribunal judiciaire de Strasbourg a validé le 23 juillet l’offre déposée par Liberty Steel (GFG Alliance). Le site mosellan emploie 400 personnes dans la fabrication de rails pour la SNCF notamment. Liberty Steel a également obtenu le 14 août le feu vert de l’Etat français pour le projet de reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), propriété d’Olympus Steel.
Le ministère de l’Economie souhaite sécuriser une filière qu’il juge stratégique en trouvant un acquéreur commun aux deux sites métallurgiques. Ces derniers fonctionneront selon une boucle circulaire, l’aciérie assurant la fourniture de demi-produits à Hayange, assortie de débouchés complémentaires. P.B. Photo © Philippe Bohlinger. 

 

• Le Comtois Delfingen acquiert une partie de l’Allemand Schlemmer

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L'usine allemande d'Hassfurt, l'une des cinq unités de production qu'exploitait Schlemmer. © Delfingen

Cette nouvelle croissance externe du fabricant de protections de faisceaux électriques et de tubes de transfert de fluides, essentiellement pour l’automobile, n’a rien à voir avec les effets de la pandémie actuelle. Schlemmer, aussi spécialisé dans la protection des câblages, était en liquidation judiciaire depuis la mi-décembre 2019. Delfingen, dont le siège social est implanté à Anteuil (Doubs), ne reprend – pour un montant confidentiel – que le périmètre européen et africain de l’industriel d’outre-Rhin, l’activité asiatique tombant dans l’escarcelle du Chinois Fengmai-Ningbo Huaxiang.
L’intérêt de l’opération réside dans la complémentarité des produits proposés et dans l’augmentation des parts de marché, auprès surtout des constructeurs et équipementiers allemands. Il permet au franc-comtois d’intégrer cinq usines, un effectif de 1.000 personnes et d’espérer maintenir les 100 millions de chiffre d’affaires que réalisait Schlemmer en Europe et en Afrique. Coté à la bourse de Paris, Delfingen a atteint 230 millions d’€ d’activité en 2019 avec 3.000 collaborateurs. Il est présent dans vingt pays avec pas moins de 26 unités de production. D.H.

 

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Smart Energhy choisit Mcphy pour équiper les stations d’hydrogène de Dijon

Contractant général des stations hydrogène de Dijon Métropole, Smart Energhy, la société créée avec la collectivité locale par Rougeot Energie (groupe Rougeot TP à Meursault) choisit McPhy pour l’installation des équipements de production, compression et distribution de l’hydrogène, sur le site de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Dijon. Côtée à la bourse Euronext, McPhy a pour actionnaires Air Liquide et EDF.
Cette station approvisionnera dans un premier temps une flotte de 9 camions d’ordures ménagères, 27 bus et une quinzaine de véhicules légers. L’évolution cible à l’horizon 2030 un volume d’énergie pour 200 bus, 50 bennes à ordures et 250 véhicules légers. L’électrolyseur sera alimenté à 90% par l’électricité produite par l’incinération des déchets ménagers, le reste par l’électricité photovoltaïque qui sera produite sur place par EDF. C.P.

 
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• Le projet de cogénération biomasse du site Novacarb boucle son financement de 85 millions d’€

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La centrale biomasse se substitue à des chaudières au charbon de l’usine de bicarbonate et carbonate de sodium de Novacarb. © Groupe Seqens

Le projet de centrale de cogénération biomasse du site Novacarb (groupe Seqens) à Laneuveville-devant-Nancy (Meurthe-et-Moselle), a bouclé son financement de 85 millions d’€. La société ad hoc Novawood a annoncé le 28 juillet avoir conclu un contrat de financement long-terme avec Crédit Agricole Unifergie, Crédit Agricole de Lorraine et Bpifrance Financement. Dans le même temps, la Banque des Territoires a rejoint Engie Solutions et Novacarb au capital de Novawood.
Ces opérations vont permettre à la société de projet de finaliser la commande des équipements principaux en vue d’une mise en service mi-2022. La centrale de cogénération biomasse doit remplacer des chaudières au charbon qui alimentent en vapeur le fabricant de bicarbonate et carbonate de sodium.  P.B.


• Et Européenne de biomasse va lancer une filière de biocombustible à Fessenheim

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La première usine de fabrication du biocombustible HPCI d’Européenne de Biomasse, à Pomacle-Bazancourt (Marne). © EdB

Après l’implantation d’une usine dans la Marne, à Pomacle-Bazancourt – en cours de démarrage –, Européenne de biomasse a annoncé la construction d’une deuxième usine, cete fois en Alsace, dans la zone EcoRhéna à Fessenheim. L’entreprise, qui a son siège à Paris, a mis au point le granulé HPCI conçu à partir de résidus de bois, qui ne nécessite aucune additif chimique dans sa fabrication et qui est doté de hautes performances techniques : hydrophobe, imputrescible, sans poussière... 
La taille de l’usine sera déterminée d’ici à octobre ou novembre prochain. Elle aura une capacité de production de 125.000 tonnes voire du double, 250.000 tonnes de granulés par an. L’investissement s’élèvera entre 50 et 100 millions d’€ et génèrera en totalité entre 350 et 700 emplois (exploitation du site et filière forêt-bois). La construction pourrait démarrer dans un an pour une mise en service en 2023 ou 2024.
« Les premiers contacts que nous avons établi sont très positifs tant du côté français que du côté allemand. Suite à la crise sanitaire, toute la population s’est rendu compte des limites de la mondialisation. La réindustrialisation d’un territoire passe par la relance d’une filière énergétique », affirme Jean-Baptiste Marin, président d’Européenne de Biomasse. J.G.


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• Une année 2019 record pour le Port de Pagny 

pagnyRévélée seulement début juillet, lors de l’assemblée générale de la SAS Pagny Terminal (délégataire), l’activité du port de Pagny (Côte-d’Or) est jugée « excellente », avec une progression de 24% avec 338.407 tonnes manutentionnées et transportées sur la Saône à l’aide de 188 bateaux. Le transport des céréales et oléagineux bénéficie d’une hausse de 31% (244.285 tonnes).
Les autres flux traités en vrac (engrais, bois, sel de déneigement, bauxite et granulats), augmentent aussi  (+ 10 % - 94 122 tonnes), et le bois s’envole avec une croissance record de 231%. Aproport, le service portuaire de la CCI de Saône-et-Loire, qui exploite les plateformes portuaires multimodales de Chalon-sur-Saône et de Mâcon, assure la gestion du site. D.H. Photo  © CCI de Saône-et-Loire



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• 100 familles ont essayé la Nièvre



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L'échelle de Sardy-les-Epiry, sur le canal du Nivernais : 16 écluses sur un linéaire de 4 km, l'une des attractions touristiques du département de la Nièvre. © Traces Ecrites.

Pendant une semaine, du 22 au 29 août, 100 familles candidates à un changement de vie ont « essayé » la Nièvre. Cette opération du conseil départemental et de Nièvre Tourisme, associés aux communautés de communes, voulait donner envie à des citadins de venir s’installer définitivement dans ce département qui perd des habitants de manière récurrente (moins 14.300 en 10 ans, chiffres Insee 2017).
Inspirés par les comportements pendant le confinement (résidents secondaires venus se confiner à la campagne, citadins souffrant de la chaleur des villes), les organisateurs ont trouvé l’opportunité d’attirer de nouvelles forces vives : les candidats devaient avoir un projet professionnel à court ou moyen terme : télétravail, reconversion, création d’une activité…. 550 dossiers ont été collectés. Les 100 heureux élus n’ont pas tout à fait passé une semaine de vacances sans bourse délier : des rendez-vous avec des personnes "ressource" ont complété la découverte des lieux. C.P.

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