A Dijon, CEN Connec signe une carte numérique d’un grand secours pour les diabétiques. En cas de problème très sérieux, comme un coma, le médecin a immédiatement accès au dossier médical lié à cette maladie chronique. Thierry Miclo, dirigeant de Inovame dans le Bas-Rhin a breveté une substance à base de charbon actif qui démultiplie ses propriétés absorbantes de polluants de l’air. Le purificateur se confond avec un objet de décoration.

• CEN Connect invente la carte numérique d’identité du diabétique

Les 150.000 diabétiques référencées en Bourgogne-Franche-Comté devraient prochainement troquer leur carte en carton signalant cette maladie chronique, contre la carte numérique iDiabète®. Avec elle, on passe de l’âge de pierre à la santé connectée grâce à la filiale du groupe dijonnais CEN, baptisée CEN Connect (*). Car en cas de problème : malaise, voire coma, le monde médical et surtout les urgentistes seront immédiatement informés sur ce qu’il convient de faire pour éviter tout risque, voire drame possible.
Le fonctionnement est assez simple : la personne diabétique se procure déjà une carte plastifiée contenant un QR code unique qui lui est affecté. Elle télécharge ensuite sur son smartphone l’application iDiabète, scanne le QR code, le protége par un mot de passe. La dernière opération consiste à entrer les informations indispensables demandées avec son médecin ou son diabétologue qui seront stockées chez un hébergeur agréé pour les données de santé.
Ces informations médicales précisent, et c’est le plus précieux, la nature du diabète, le traitement suivi et les complications éventuelles. Si un incident survient et que la personne est inconsciente, le médecin urgentiste qui intervient en Bourgogne-Franche-Comté et aura aussi téléchargé l’application iDiabète, saura comment y accéder grâce au QR code présent sur un autocollant au dos du smartphone.

 

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CEN Connect, qui emploie trois développeurs en informatique, a conçu cette innovation en neuf mois pour un coût supérieur à 200.000 €. « Tout vient au départ du terrain et de l’association régionale des diabétiques qui voulait disposer d’une carte utile pouvant sauver des vies », indique François-André Allaert, président du groupe CEN, qui réfléchit à une extension nationale.
Il n’a pas été ensuite difficile de sensibiliser les médecins urgentistes et les diabétologues, d’autant que le conseil régional apporte une contribution à hauteur de 100.000 € pour offrir la carte en 2019. « Son prix se situera en deçà de 10 € à l’année », précise le dirigeant.
Les patients peuvent obtenir la carte auprès de l’Association Française des diabétiques de Bourgogne Franche-Comté, en quantité limitée aux CHU de Dijon et de Besançon, chez les diabétologues endocrinologues libéraux et dans de nombreuses pharmacies. De plus amples renseignements sur le site www.idiabete.fr Didier Hugue

(*) Le goupe CEN est composé de CEN Biotech, CEN Nutriment, CEN Nutrition Animal, CEN Connect et CEN Maghreb. Il réalise 2 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie plus 25 personnes.

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François-André Allaert, président du groupe CEN et grand amateur d'art. © Traces Ecrites.

 

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• Inovame apporte du souffle à la qualité de l’air

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Le purificateur d'air d'Inovame, à base de charbon actif, s'assimile à un objet de décoration à accrocher à la maison. En photo, deux modèles. ©Traces Écrites.

Son nom, « Blooow », sort de l’ordinaire mais sinon, ce tissu en forme de pentagone qui pend dans la pièce ressemble à un objet de décoration comme un autre. En réalité, il renferme une arme redoutable, contre les polluants de l’air. C’est la trouvaille d’Inovame, PME à Marlenheim (Bas-Rhin). Son dirigeant Thierry Miclo a mis au point et breveté une substance à base de charbon actif qui démultiplie les propriétés dites « absorbantes » de ce dernier. En diffusant son contenu, le Blooow permet au charbon actif de capter les composés organiques volatils (COV) et de les piéger dans ses pores, sans les relarguer dans l’air.
Les doses requises sont très faibles. « Un gramme de charbon actif produit une surface absorbante de 1.000 m2 », souligne Thierry Miclo. Son innovation a été soumise à l’analyse du FCBA, l’institut national technologique de la forêt, du bois-construction et de l’ameublement.
Celui-ci a conclu que le petit purificateur d’Inovame réduit les émissions de COV (composés organiques volatils) de 30 % dans une chambre où circule de l’air pollué, et de plus de 60% en « statique », dans des milieux clos où l’air ne circule pas, tels que l’intérieur de meubles.
Le même principe et une efficacité comparable valent pour la chasse au formaldéhyde (un gaz irritant présent dans un grand nombre de produits synthétiques utilisés couramment dans les habitations comme les produits d’entretien et les matériaux de construction), grâce à une recette modifiée, à base d’acéto-acétamide.

 

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Multiprimées, à commencer par le concours Lépine en 2016, les recherches d’Inovame ont débouché ces derniers mois sur la mise sur le marché, d’abord sur le web. Trois formats ont été mis au point : le 60 grammes correspondant à l’espace qui entoure un milieu comme un bureau de travail, a été complété plus récemment du 180 grammes pour une pièce complète et, à l’autre extrémité, d’un 30 grammes qui peut agir dans une voiture.
Le produit s’adresse notamment aux ERP (établissements recevant du public) confrontés à l’obligation progressive de mesure de la qualité de leur air intérieur. « Désormais, nous ciblons aussi les ventes en B&B notamment les grandes surfaces de bricolage. Nous avons recruté deux personnes pour cela », indique Thierry Miclo. Les effectifs sont ainsi portés à 12 personnes, pour un chiffre d’affaires annuel d’un peu plus d’1 million d’€ .
Car Inovame ne fait pas que souffler le Bloow. La société a démarré en 2005 dans l’assemblage de revêtements de sols et de meubles, en premier lieu pour le compte du fabricant Alsapan dont elle est voisine à Marlenheim. Dans ces applications aussi, Inovame pratique l’innovation permanente. L’an dernier, elle a breveté avec un confrère belge des profils d’assemblage pour sols PVC. « Adaptés à toutes les techniques d’assemblage et de revêtements, ils permettent d’assembler des lames extrêmement fines, jusqu’à 4,5 millimètres seulement », précise Thierry Miclo. Mathieu Noyer

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