À 51 ans, Jean-Philippe Girard a toujours faim (de pain) comme soif de conquêtes économiques.

Eurogerm, l’entreprise fondée par ses soins en 1989 et aujourd’hui numéro un Français des ingrédients et améliorants pour le monde des meuniers, des boulangers et plus globalement des industries agroalimentaires poursuit sa mondialisation.

Elle vient de conclure un accord avec le Japonais Nisshin Seifun, leader de la meunerie dans son pays, en vue de se développer en Asie.

Les deux groupes s’apprêtent à créer Eurogerm China, à Shanghai, une joint venture qui ambitionne de couvrir la zone ASEAN, l’Empire du Milieu et celui du Soleil Levant.

Pour conforter leur partenariat, le groupe nippon acquiert 15% du capital de la société de Saint-Apollinaire (Côte-d’Or), cotée depuis avril 2007 à la bourse de Paris. Montant de la transaction : 8,9 millions d’euros.

«Demain, nous visons une présence en Amérique du Nord et en Afrique du Sud, soit par croissance externe, soit par alliance», assure Jean-Philippe Girard.

Le dirigeant a les moyens de ses ambitions. Les résultats financiers de son dernier bilan, clos au 31 mars, le prouvent.

Peu impacté par la crise, le groupe Eurogerm (7 filiales à l’étranger) affiche 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, en baisse de seulement 4%. Sa trésorerie nette s’élève à 6 millions d’euros et le bénéfice dégagé sur l’exercice à 2,3 millions.

De quoi voir venir et peaufiner une stratégie planétaire pour… multiplier les petits pains !

Crédit photo : Eurogerm

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