Depuis cinq générations, la famille Dépernon travaille la vigne avec passion au Domaine du Beauregard à Saint-Sernin-du-Plain. Stéphanie a rejoint son frère Jérôme en 2020 et en reprend les rênes en ce début 2024, pour perpétuer l'histoire qui se déploie sur 16 hectares entre les Côtes de Beaune et la Côte Chalonnaise, dans le berceau des Côtes du Couchois.
Depuis toujours Stéphanie Dépernon, 35 ans, aime partager l’histoire de ses vignes situées sur son Domaine du Beauregard à Saint-Sernin-du-Plain, en Saône-et-Loire. « Mon frère et moi n’avons ressenti aucune pression familiale pour reprendre le Domaine. Nous avions le choix de faire ce que nous voulions, mais la reprise s’est imposée à nous telle une évidence. J’aime transmettre aux gens la passion de notre métier parce que je sais toutes ces heures que nous passons à le travailler dans les vignes, par tous les temps ! Le vin c’est un peu de magie et c’est cette histoire de partage, de sol et de savoir-faire que j’aime communiquer aux touristes et à nos clients cavistes. »
La viticultrice nous conduit dans sa cave de pierre voûtée - « naturellement entre 12° et 14° C toute l’année, c’est rare d'en trouver de ce type aujourd’hui en Bourgogne » - qui sent bon les odeurs de breuvage mêlées à celles du bois : Maranges, Maranges 1er Cru Les Clos Roussots, Bourgogne Chardonnay Les Anges…autant de noms inscrits sur les tonneaux qui font immédiatement rêver !
« Tous les terroirs sont différents et c’est donc en fonction du sol et de sa typicité que chaque vin est unique. Nos Maranges, Maranges 1er Cru et Hautes Côte de Beaune forment nos rouges récoltés sur des sols argilo-calcaires ; de même que nos Bourgognes Pinot Noir et notre Hautes Côtes de Beaune blanc. Nos deux cuvées nommées Côtes du Couchois, Grandes Plantes et Signature, ont un côté un peu plus épicé car sur ces terroirs les sols sont argiles versicolores (NDLR : les strates d’argiles de différentes couleurs ). Nos blancs - Bourgogne chardonnay et aligotés - sont situés sur un sol composé notamment d’un banc de grès ; l’aligoté est décliné en trois vinifications différentes : une en cuve, une en fût d’acacia et l’autre sans sulfite ajouté », décrit la jeune femme.
65.000 bouteilles en 2022

Avec 80% de rouges pinot noir et 20% de blancs, aligoté et chardonnay, le Domaine de Beauregard a produit 65.000 bouteilles en 2022 contre 30.000 en moyenne avant le Covid. « Nous avons doublé en un an grâce à tout ce que nous entreprenons pour travailler le marché en France auprès des cavistes, des cafés-hôtels-restaurants et de notre clientèle particulière. J’ai trouvé de nouvelles opportunités à l’export aussi, suite à la participation aux salons professionnels. »
Aux côtés de Jérôme et Stéphanie, Patrick, employé à temps plein, travaille dans la vigne, prépare les commandes, met en bouteille ou remplit les fûts. En effet, le vrac constitue une autre facette du domaine de Saône-et-Loire. Représentant environ 40% de son chiffre d’affaires (non communiuqé), il lui permet de vendre aux négoces de la région. « C’est de la trésorerie qui rentre directement. Nous en avons besoin pour assurer le fonds de roulement de l’entreprise et acheter nos matières premières . »
Un pique-nique avec produits du terroirs et vue sur le vignoble

Parce que ces 16 hectares de vignes sont situés à une demi-heure au sud de Beaune, de mars à novembre, un nombre croissant de touristes français et étrangers viennent, de mars à novembre, visiter les caves du Domaine, faire des dégustations, mais aussi participer à la forme de pique-nique que Stéphanie Dépernon a inventée : « J’ai créé deux tracés, un sur les Maranges - 6 km à pied - et un autre de 3,5 km sur les Côtes du Couchois. L'idée plaît beaucoup : nous avons installé de quoi déjeuner sur l'un de nos terrains avec vue sur nos vignes et nous proposons un panier garni de produits locaux. » Une délicieuse promenade bucolique !

Cette jeune maman de deux enfants de 5 ans et deux ans et demi est officiellement associée gérante du Domaine Beauregard depuis janvier 2024. Son frère, Jérôme, 38 ans, est quant à lui installé depuis 7 ans. Après une licence professionnelle commerce des vins à l’Institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot, à Dijon et un brevet professionnel de responsable agricole du centre de formation CFPPA de Beaune, elle a exercé quelques années en tant qu’œnologue indépendante à Nancy avant de revenir sur le domaine familial en 2020.






























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