La biotech dijonnaise Crossject veut augmenter son capital suite à son gros contrat américain. Le mosellan Syslor lève 1,4 million d’euros pour simplifier la détection des réseaux souterrains. Le spécialiste du frittage SPS Sintermat déménage à 15 km de Montbard (Côte-d'Or). Mulhouse Alsace Agglomération pose les fondations de son agence d'attractivité. Demathieu Bard Immobilier reprend un promoteur en Normandie. Séverine McElroy, présidente de la fédération du BTP du Haut-Rhin.
• La biotech dijonnais Crossject veut augmenter son capital suite à son gros contrat américain
Après avoir décroché, cet été, un gros contrat avec le BARDA (Biomedical Advanced Research and Development Authority) américain, le laboratoire dijonnais Crossject a besoin de fonds pour financer les premiers mois de ce nouveau marché. À cet effet, l’entreprise fondée et présidée par Patrick Alexandre procède à une augmentation de capital par émission d'actions ordinaires avec maintien du droit préférentiel de souscription d’un montant de 4,09 millions d’€. La souscription est ouverte du 10 au 21 octobre 2022, au prix de 2,70 € par action. « À l'issue, 1 514 392 actions nouvelles pourraient être émises, soit 4 % du capital existant de la société », précise l’entreprise. Crossject développe Zénéo, un procédé d’injection de médicament sans aiguille, couvert par plus de 400 brevets. Le BARDA américain a commandé pour 60 millions de dollars de doses de l'antiépileptique Midazolam, avec des options permettant de monter à 155 millions de dollars. Crossject, qui a ouvert en 2020 une filiale aux États-Unis, devrait procéder à des recrutements dans la production pour répondre à ce contrat, venant s'ajouter à sa centaine de salariés aujourd'hui à Dijon, et sur le site de production à Arc-lès-Gray (Haute-Saône). A. Morel
• Le mosellan Syslor lève 1,4 million d’euros pour simplifier la détection des réseaux souterrains

A Metz, le spécialiste de la détection des réseaux enterrés Syslor vient de boucler une levée de fonds de 1,4 million d’€ auprès d’Eurovia Innovation Venture (groupe Vinci), du fonds de proximité Groupe ILP et d’Arts et Métiers Business Angels. « Elle va nous permettre de maîtriser toutes les étapes de la vie d’un chantier : de la modélisation des réseaux enterrés d’une rue, d’une ville, d’un gestionnaire de réseau ou d’un pays, à leur visualisation en réalité augmentée, suivie par la capture des modifications réalisées sur les réseaux et la mise à jour automatique du SIG (système d'information géographique) de nos clients », explique Edouard Semin, président et fondateur de cette start-up en 2017. La société de 24 personnes table sur un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’€ en 2022. Elle ambitionne de devenir le Google Maps des réseaux souterrains. Sa nouvelle levée de fonds prolonge celle d’1 million d’€ conclue en 2020 auprès d’Eurovia Innovation Venture, Fayat Accélération Startups (groupe Fayat) et du Groupe ILP. P. Bohlinger
• Le spécialiste du frittage SPS Sintermat déménage à Venarey-les-Laumes

Le spécialiste côte-d'orien du frittage Sintermat quitte la ville de Montbard pour s’installer dans la zone industrielle de Venarey-les-Laumes, à 15 kilomètres. « Nous louons un bâtiment plus vaste, situé à côté de Dijon Céréales, pour répondre à un besoin d’espace dans la perspective du développement de notre activité », résume Yann Cramer, directeur général adjoint de Sintermat. Cette SAS de 20 salariés, fondée en 2016 par le docteur en chimie des matériaux de l’université de Bourgogne Foad Naimi, développe une technologie de pointe, le frittage SPS (Spark Plasma Sintering). Ce procédé de fabrication consiste, comme le frittage traditionnel, à fabriquer des pièces à partir de poudres soumises à une forte élévation de température, mais il s’en distingue par l’application durant le processus d’un fort courant électrique duquel résulte une montée en température extrêmement rapide améliorant fortement la qualité de la matière et de la pièce. Sintermat ne divulgue pas son chiffre d’affaires, mais indique que celui-ci a été multiplié par trois en 2021. A. Morel
• Mulhouse Alsace Agglomération pose les fondations de son agence d'attractivité

Le conseil communautaire de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) de fin septembre a voté la création de l’Agence d’attractivité de l’agglomération mulhousienne, avec effet au 1er octobre. En fait de création, il s’agit de transformer sous ce statut l’office de tourisme et des congrès, dont la mission s’élargit à la culture, au cinéma (accueil de tournages), ainsi qu’au développement économique et au marketing territorial. « Nous avons opté pour cette formule simple, souple, et à périmètre budgétaire constant », expose Laurent Riche, vice-président de M2A pour le développement économique et l'attractivité territoriale. Le budget de l’agence se situera en effet dans la jauge de l’office de tourisme, soit 2 à 2,5 millions d’€ annuels et les effectifs se composeront des 24 agents de l’office, renforcés par trois recrutements. L’un des objectifs consiste à placer Mulhouse sur la carte des congrès, au besoin par la création d’un bâtiment qui leur serait dédié. M.Noyer
Le groupe de construction Demathieu Bard établi près de Metz (Moselle) étend le périmètre de sa filiale de promotion immobilière. Demathieu Bard Immobilier a acquis, fin septembre, 90 % des parts de Cap Horn Promotion, prenant ainsi le contrôle de ce confrère actif dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) principalement. Ce promoteur réalise une activité annuelle de 30 à 40 millions d’€, tandis que la filiale spécialisée de Demathieu Bard atteint 300 millions d’€ annuels à partir de cinq directions régionales dans le Grand Est, en Ile-de-France, dans le Nord, le Sud-Est et le Sud-Ouest. M.N.
• Séverine McElroy, présidente de la fédération du BTP du Haut-Rhin

Une femme incarne désormais les professions de la construction dans le Haut-Rhin. Séverine McElroy a été élue présidente de la Fédération du bâtiment et des travaux publics du département, succédant à Etienne Barilley depuis fin septembre. Âgée de 47 ans, son implication dans la filière et sa représentation est déjà longue. Membre de la fédération départementale depuis 2010, elle en était la vice-présidente depuis un an. Elle dirige trois entreprises de second œuvre situées dans le département : la plâtrerie UPC et l’entreprise de peinture Hauser-Edel à Mulhouse et celle de revêtements de sols Blauel à Hésingue (depuis deux ans), soit un ensemble de 45 salariés. M.Noyer






































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