Le Nord Franche-Comté prêt à rempiler pour Territoire d’industrie. Banque populaire et Bpifrance s’associent pour la transition écologique en Bourgogne-Franche-Comté. Marelli Automotive ferme son usine dans l’Yonne, 125 emplois menacés de suppression. Un nouveau pavillon d’honneur à l’aéroport de Strasbourg. Kengo Kuma, du Frac de Besançon au stade de Tokyo. Le biocarburant fait ses preuves dans les bus Kunegel en Alsace.


• Le Nord Franche-Comté prêt à rempiler pour Territoires d’industrie 

Déjà lauréat du premier programme national Territoires d’industrie lancé en 2018, le Nord Franche-Comté a déposé sa candidature pour le nouvel appel à projets de l’Etat 2023-2027 visant à reconduire le dispositif, synonyme de soutien technique et financier aux dossiers. La candidature est portée par les cinq intercommunalités du territoire entre Doubs, Haute-Saône et Territoire de Belfort. Elle est placée sous le pilotage technique de l'agence de développement ADN-FC. Le Nord Franche-Comté s’estime – légitimement – parfaitement placé pour être à nouveau retenu, compte tenu du poids de l’industrie dans l’emploi (24 % du total de 120.000) et de ses actions de reconversion bien en phase avec le thème de l’appel à projets : stratégie de reconquête industrielle.

Un programme de 17 actions a d’ores et déjà été préparé. Il porte sur la mobilisation du foncier pour l’économie dans les zones qui en sont encore pourvues, la poursuite des reconversions de friches, la mise en place d’une gestion des emplois et des compétences (GPEC) et d’une marque employeur pour les petites entreprises, le développement d’une filière bois et l’éventuelle relance du fret ferroviaire, l’augmentation de l’incubation de jeunes sociétés, etc. Le verdict devrait être connu entre fin octobre et début novembre. M.Noyer

 

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• Banque Populaire et bpifrance s’associent pour la transition écologique en Bourgogne-Franche-Comté 

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Éric Versey, directeur exécutif de Bpifrance en charge du financement et du réseau  (à gauche), et François de Laportalière, directeur général de la Banque Populaire Bourgogne-Franche-Comté, le 3 octobre à Quetigny (Côte d'Or), pour la signature de l’accord entre les deux établissements pour le déploiement du Diag Décarbon’action. © Patrice Bouillot


Pour réaliser leur bilan gaz à effet de serre (GES) ou le mettre à jour, les PME clientes de la Banque Populaire Bourgogne-Franche-Comté peuvent désormais compter sur leur établissement de financement. Celui-ci a signé, le 3 octobre à son siège de Quetigny (Côte-d'Or), un accord de partenariat avec Bpifrance, opérateur du « Diag Décarbon’action ». Ce dispositif subventionné par l’Agence de la transition écologique (Ademe) et mis en œuvre en collaboration avec l’association Bilan carbone, consiste à mesurer les rejets de GES sur l’ensemble de la chaîne de valeur et à élaborer un plan d’actions afin d'engager la décarbonation de l’activité. Ceci pour un coût final de 4.000 € (entreprises de moins de 250 salariés) à 6.000 € (de 250 à 500 salariés).

« Le diagnostic a mis en évidence que Geffica était en mesure de gagner 200 tonnes de CO2 par an, témoigne Vincent Desnost, directeur général de cette société nivernaise de fabrication de pièces techniques en caoutchouc. Parmi les actions que nous avons entreprises grâce au cofinancement des deux organismes bancaires, figure l’installation de panneaux photovoltaïques en toiture. » La Banque Populaire Bourgogne-Franche-Comté accentue son engagement en faveur d’un accompagnement de ses clients entreprises dans « leur feuille de route environnementale », souligne François de Laportalière, son directeur général. Elle propose déjà des financements adaptés à des projets comme le déploiement de solutions photovoltaïques ou éoliennes, la rénovation thermique des bâtiments ou l’acquisition de modes de mobilité douce. P.Bouillot

 

Marelli Automotive ferme son usine dans l’Yonne, 125 emplois menacés de suppression

L’équipementier automobile italien Marelli a annoncé, la semaine dernière, une restructuration qui se traduira par la fermeture dans les prochains mois de deux sites en France totalisant 300 salariés : Argentan (Orne) et Saint-Julien-du-Sault (Yonne), où 125 emplois sont ainsi voués à être supprimés. L’usine icaunaise de fabrication de feux arrières au sein de la division Marelli Automotive Lighting « fait face depuis des années à une chute significative de ses commandes, malgré son avance technologique », justifie la direction du groupe dans un communiqué. Ainsi, le site n’aurait fonctionné qu’à 30 % de ses capacités ces deux dernières années et a accumulé 24 millions d’€ de pertes d’exploitation en quatre ans. Les syndicats contestent cette vision fataliste, estimant que les nécessaires investissements de modernisation ont fait défaut au site. M.Noyer

 

• Un nouveau pavillon d’honneur à l’aéroport de Strasbourg

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Les travaux ont démarré symboliquement par la plantation d'arbres, par les représentants des financeurs : Etat, région Grand Est, Eurométropole de Strasbourg. © Mathieu Noyer


L’aéroport de Strasbourg-Entzheim lance la construction d’un nouveau pavillon d’honneur, un projet d’un total d’investissement de 14 millions d’€ qui doit permettre de doter l’infrastructure d’un équipement qui soit bien mieux qu’aujourd’hui à la hauteur des personnalités qui atterrissent dans la capitale européenne. « Le vintage a son charme, mais jusqu’à un certain point », a exposé non sans une pointe d’humour la préfète de région Grand Est Josiane Chevalier, le 28 septembre lors de la cérémonie de début de travaux. Financés à tiers égaux par l’Etat, la région Grand Est et l’Eurométropole de Strasbourg dans le contrat du « contrat triennal – Strasbourg capitale européenne », ceux-ci vont se dérouler jusqu’en mars 2025 pour mettre en forme le dessin du cabinet d’architectes Rey-de Crécy d’un bâtiment en structure bois.

Le même jour, la compagnie Volotea, principale à desservir Strasbourg-Entzheim, a annoncé le renforcement de son offre sur place avec deux nouvelles liaisons vers Malaga et Calvi à partir du printemps prochain, portant à sept son nombre des destinations depuis l'Alsace, en 29 lignes régulières ou saisonnières. L’aéroport a transporté 930.000 passagers l’an dernier. M.Noyer

 

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• Kengo Kuma, du Frac de Besançon au stade de Tokyo

La célébration des dix ans du Frac (Fonds régional d’art contemporain) de Besançon (Doubs) a eu droit à un invité d’honneur : Kengo Kuma, son architecte japonais. Il a fait le plein de l’Auditorium, le 30 septembre, devant un public d'invités réunis à l’initiative du Frac et de la société immobilière SMCI, avides d’entendre la personnalité aux rares apparitions en France. Kengo Kuma a rappelé le rôle décisif d’un rapport apaisé avec l’environnement qu’il assigne à ses projets. Il a assuré que le Frac bisontin occupait une place particulière pour lui, pour le fait de l’avoir aidé à remporter le prestigieux concours du Stade national du Japon, l’un des sites des JO de Tokyo en 2021. « Sans le Frac, je n’aurais pas abordé ce concours avec autant de confiance », a-t-il confié, en soulignant les similitudes entre les deux réalisations comme la façade réfractant la lumière (principe japonais du « komorebi ») ou la promenade autour du bâtiment vers son environnement verdoyant. Depuis Besançon, Kengo Kuma a ajouté quelques références françaises à sa liste, comme le conservatoire de musique d’Aix-en-Provence, le Parc des expositions de Strasbourg ou la gare de Saint-Denis en vue des JO 2024. M.Noyer

 

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• Le biocarburant fait ses preuves dans les bus Kunegel en Alsace

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Le carburant "vert" est acheminé jusqu'aux sites Kunegel par Bolloré Energy, depuis son dépôt de Mulhouse, lui-même alimenté en ressource par la zone portuaire de Rotterdam à l'embouchure du Rhin aux Pays-Bas. © Bolloré Energy


L’audacieuse conversion au biocarburant HVO de la majorité de la flotte de bus du transporteur alsacien Kunegel tient ses promesses, un an après son instauration. Après le test concluant sur trois véhicules à l'automne 2022, « nous avons généralisé très rapidement le passage au HVO pour les 375 véhicules de nos cinq sites-rhinois (Colmar, Guebwiller, Mulhouse, Saint-Louis et Thann), et nous n’avons pas rencontre le moindre couac », se félicite Daniel Kunegel, le dirigeant de l’entreprise familiale. Le dispositif mis en place à grande échelle au début 2023 a représenté « depuis, l’économie de 6.000 tonnes de C02 pour 9 millions de kilomètres parcourus moyennant la consommation de 2,5 milions de litres, c’est complètement en phase avec l’objectif de 10.000 tonnes de C02 en moins par an. Quant au surcoût, il existe mais n'est que léger », souligne le dirigeant de la société de 800 salariés ayant réalisé un chiffre d'affaires de 65 millions d'€ en 2022.

Fort de cette expérience, le reste de la flotte soit 205 véhicules répartis entre les dépôts bas-rhinois (Muttersholtz et Reichstett) et franc-comtois (Anjoutey dans le Territoire de Belfort) changeront également de carburation, l’an prochain. Venu de Rotterdam, le HVO conçu à partir de déchets (des huiles de cuisson) est acheminé par barge jusqu’en Alsace. La livraison est assurée par Bolloré Energy qui a contracté sur une période de 7 ans, « un engagement dans la durée à saluer et qui a été décisif pour notre propre prise de risque », souligne Daniel Kunegel. M.Noyer

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