Considéré par les plaisanciers comme l’un des plus beaux d’Europe, le canal du Nivernais génère une activité de cyclotourisme qui se développe de plus en plus et un tourisme vert prisé des citadins et étrangers nord-européens.


Le petit bateau de 5-6 places semble simplement propulsé par la brise. Son moteur électrique sied bien à l’endroit, hors du temps et sauvage, réputé comme la section la plus singulière et spectaculaire des 174 km du canal du Nivernais. A 262 mètres d’altitude, le plus haut point de son parcours qui relie le bassin de la Loire à Decize/Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) à celui de la Seine à Auxerre (Yonne), trois tunnels franchissent la ligne de partage des eaux en s’enfonçant dans la montagne de La Collancelle. Le sillon de 4 km entre l’étang de Baye, réservoir d’eau du canal, et le hameau de Port Brûlé débouche sur un autre endroit, tout aussi remarquable : l’échelle de Sardy-lès-Epiry.  Un bateau, à propulsion thermique cette fois, met pas moins de cinq heures à franchir les 16 écluses construites sur un dénivelé de 40 mètres et une distance de 3,6 km.

La balade des voûtes de la Collancelle est un incontournable qu’Aqua Fluvial, société de location de bateaux au port des Pougeats, sur l’étang de Baye, a su rendre addictif à tout âge. La diversité des moyens de locomotion – croisière repas pour les groupes et en saison estivale, également pour les individuels ; promenades commentées et, pour les plus autonomes, des bateaux électriques sans permis faciles à manier après un petit temps d’adaptation.  – en font un site touristique très prisé.

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Les Voûtes de la Collancelle forment une succession de trois tunnels pour franchir la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Loire et de la Seine. © Traces Ecrites

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L’aller-retour Baye-Port Brûlé dure une heure et demie. Le bateau franchit d’abord le tunnel de la Collancelle, le plus long de 758 mètres, puis celui de Mouas (268 mètres), enfin celui de Breuilles (212 mètres). La température, 12 degrés constants même en pleine canicule, ne fait pas regretter d’avoir emporté une petite laine. Les voix des passagers résonnent contre le plafond des galeries creusées dans le granit et le porphyre par nombre de bagnards. Trois puits d’aération apportent un supplément de lumière aux faibles phares du bateau. Le chemin de halage, étroit, donne une idée de la difficulté que rencontraient les bateliers pour faire avancer des convois de 30 mètres de long chargés du bois des forêts du Morvan, direction la capitale. Entre chaque tunnel, la végétation dense et sauvage a donné à l’endroit le surnom de "petite Amazonie".

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La végétation sauvage entre les voûtes de La Collancelle vaut au lieu le surmon de Petite Amazonie. © Traces Ecrites
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Trois sentiers d’interprétation d'une longueur de 750 mètres à 1,6 km font découvrir la biodiversité – respectivement le héron cendré, le martin-pêcheur et la libellule – de la zone classée « Espace Naturel Sensible » des étangs (du sud au nord) de Baye, de Vaux et de la Perchette, réservoirs créés pour alimenter le canal du Nivernais. ©Traces Ecrites


C’est par cet ouvrage que commença la construction du canal du Nivernais en 1784 par un certain Philippe Fougerolle (1806-1883), un maçon de la Creuse, fondateur de l’entreprise Fougerolle qui existe encore aujourd’hui au sein du groupe Eiffage. Les travaux de la voie d’eau et de ses 116 écluses se poursuivirent jusqu’en 1841. Pour hélas une courte période d’activité, proportionnellement à la durée de sa construction, à cause de la concurrence du train à partir du début du 19ème siècle. Le transport des marchandises sur la voie d’eau stoppa net en 1960 et il fut même question de la remblayer dans les années 1970, relate Jean-Louis Rambert, correspondant du Journal du Centre à Châtillon-en-Bazois et organisateur de visites de groupes autour du canal.

Ce qui fort heureusement ne se produisit pas, au grand plaisir des plaisanciers d’aujourd’hui dont les avis convergent : le canal du Nivernais est l’un des plus beaux d’Europe, voire le plus beau. « Son parcours en pleine nature, avec des paysages très variés, des écluses pour la plupart encore mécaniques, des méandres qui suivent l’Aron puis l’Yonne, ravissent les amateurs de tourisme fluvial dont on dénombre 20.000 passages par an », poursuit notre interlocuteur. « Il est aussi très bien entretenu sur sa partie concédée au département de la Nièvre, de Cercy-la-Tour, près de Decize, à Sardy-lès-Epiry  [Voies Navigables de France prend le relais de Sardy à Auxerre et de Cercy-la-Tour à Decize, Ndlr] », ajoute t-il.


 Un bol d’air pour les bourgades situées sur son parcours

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Le canal du Nivernais comporte deux ponts-aqueducs. Le premier enjambe l'Aron en amont de l'écluse de Mingot à laquelle on accède par le chemin de halage depuis Châtillon-en-Bazois (en photo, tournage, début juin, de La Petite Vadrouille de Bruno Podalydès).
L’autre, situé en amont de l'écluse de Roche entre Cercy-la-Tour et Decize, enjambe la rivière Andarge. ©Traces Ecrites


Désormais, les plaisanciers ne sont plus les seuls adeptes de la voie d’eau. Les gîtes et chambres d’hôtes sur le parcours font en effet le plein grâce aux cyclotouristes. Une véloroute, sur laquelle les randonneurs sont aussi les bienvenus, emprunte le chemin de halage où seuls les véhicules des agents du canal  (notamment les éclusiers) peuvent circuler. La voie verte est en connexion avec le Tour de Bourgogne à vélo®, une boucle qui rejoint le canal de Bourgogne, de Migennes à Dijon, la voie des Vignes de Beaune à Santenay, le canal du Centre de Chalon-sur-Saône à Cronat et la Voie bleue de Chalon-sur-Saône à Mâcon.

En bateau, à vélo ou à pied, la découverte du canal du Nivernais apporte un bol d’air à nombre de bourgades situées sur son parcours. Telle Châtillon-en-Bazois dont l’abandon du patrimoine, maisons cossues et boutiques, trahit une activité économique en déclin. Son port, au pied du château et d’un magnifique chapelet de jardins publics, est une escale fort appréciée des plaisanciers et des vacanciers en camping-car. Aménagée dans l’ancienne maison éclusière, agrandie, sa  « Guinguette », est l’un des rares restaurants de la cité.

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De Cercy-la-Tour à Sardy-les-Epiry, partie concédée au département de la Nièvre, les écluses ont le gabarit Becquey, du nom du directeur général des Ponts et chaussées et des mines sous la Restauration, soit une longueur de 30 m sur 5,20 m. Sur le reste du parcours, elles répondent au plus connu gabarit Freycinet, référence à  l’ingénieur qui allongea les écluses à 40 mètres pour la circulation de plus grandes péniches.
En photo, l’écluse à la sortie du port de Châtillon-en-Bazois où se trouve une base de location de bateaux de la société de Saône-et-Loire, Les Canalous. ©Traces Ecrites

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Au Val d’Osseux, une ferme-fromagerie en recherche d’autonomie

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Le foin est séché à l’ancienne en vrac sous la toiture d’une grange dotée de panneaux solaires. Cet engin sur lequel Jean-Paul Loisy s’amuse comme un enfant sert à aérer le foin et à le distribuer aux bêtes
restées à l’étable juste en dessous. © Traces Ecrites

Devenir autonome, voilà qui motive Nadine et Jean-Paul Loisy, agriculteurs, éleveurs et producteurs de fromages à Rouy. Le couple qui pense aujourd’hui à passer la main à plus jeunes qu’eux, travaille depuis 2012 en agriculture biologique et depuis 2019, en biodynamie (label Demeter). Leur troupeau de 80 vaches de races Holstein et Jersiaise (complété de 60 génisses pour la reproduction) se régalent de l’herbe des 145 ha de prairies et champs qui reçoivent beaucoup d’attention, avec des composts et des préparations à base de plantes médicinales, de silice en poudre et de bouses de vache. « Ces apports exhalent des arômes que l’on retrouve dans le lait et renforcent la biodiversité et l’immunité des sols », expliquent Nadine et Jean-Paul Loisy. Le bétail est également nourri de méteil, un mélange de protéagineux et de céréales dont ils veillent à cultiver la quantité suffisante, tout en pratiquant la rotation des cultures, pour éviter les produits du commerce.

Les trois-quarts du lait collecté est destiné à la fromagerie, installée dans la ferme du hameau du Val d’Osseux qui a inspiré le nom d’un panel de fromages de vache frais et pâtes pressées non cuites. Le best-seller pour les touristes s'appelle  « Le Nivernais », une marque collective partagée avec cinq fermiers, et attribuée à un fromage frais au lait cru avec en son centre un lit de crème. Les fermiers constatent aussi le succès de leur tommette nature et aux graines de fénugrec. Une partie intéressante des ventes s'effectue à la boutique de la ferme (représentant 5 à 6% du chiffre d’affaires) et sur les marchés dont un se tient tous les troisièmes dimanches du mois à Rouy (*) et un autre les samedis matins au marché Carnot à Nevers. Et quasiment toutes les grandes surfaces de la Nièvre jouent maintenant le jeu.

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L’affinage des tomettes fabriquées avec du caillé découpé en petits morceaux et mis en moules, puis pressées fin d’évacuer le lacto-sérum, commence en salle sur des planches en sapin non traitées.
Il dure 4 semaines. © Traces Ecrites

* Organisés par l’association La Part du Colibri, inspirée du mouvement initié par Pierre Rabhi, les marchés de Rouy s’accompagnent d’animations dont le programme figure sur le site www.lapartducolibri58.fr

 

Une quarantaine de kilomètres plus loin, direction sud : Decize (6.000 habitants) bénéficie de sa situation géographique, à la confluence de plusieurs voies d’eau. Les bateaux de plaisance peuvent passer du canal du Nivernais au canal latéral à la Loire par une courte partie de la Loire navigable. Le petit port qui porte bien son nom de « La jonction » et ses maisons colorées méritent bien une marche de quelques kilomètres, depuis le centre-ville par le pont de la Loire. La promenade des Halles aussi, le long de la vieille Loire où l’eau ne circule plus que sous une seule des onze arches : à la pointe des 985 mètres de l’allée de platanes et de tilleuls classée à l’Inventaire des Monuments Historiques, un très beau panorama s'ouvre sur la confluence des cours d’eau. La location d’un vélo, activité de Frédéric Blanchet qui possède aussi de jolis gîtes sur les quais de la vieille Loire, permet d’emprunter la véloroute le long du canal du Nivernais ou de se rendre à travers la forêt jusqu’à La Machine (13 km aller-retour) pour y visiter le Musée de la mine. 

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Il faut traverser pas moins de cinq ponts pour aller d’un bout à l’autre de la petite ville de Decize (Nièvre). Ils franchissent deux canaux, le Nivernais et le Latéral à la Loire, la Loire (en photo au petit matin dans la brume) et la vieille Loire, ainsi que  la rivière Aron. ©Traces Ecrites


Le circuit du « Greffier Barbicho », le poisson-chat qui sert d’emblème au territoire, conduit dans le centre historique de Decize qui doit son charme à ses remparts, par endroits fort bien conservés. La déambulation gagnerait cependant à être libérée des voitures, en particulier autour de la place de l’Hôtel de ville où trône du haut de ses 33 mètres la Tour de l’horloge en mémoire à Guy Coquille, conseiller des Ducs de Nevers (16e siècle). L’office de tourisme invite ses 5.000 visiteurs annuels à mieux connaître  trois autres de ses célébrités. Les plus renommés n’y vécurent qu’une partie de leur enfance :  Maurice Genevoix, écrivain entré au Panthéon le 11 novembre 2020 notamment pour ses oeuvres « Ceux de 14 » et « Raboliot » (Prix Goncourt 1925), ainsi que le révolutionnaire Saint-Just, plus jeune élu à la Convention nationale et dont le soutien indéfectible à Robespierre le mena à la guillotine en 1794.

Sur les hauteurs de la vieille ville, on peut voir la modeste maison de la moins connue des personnages célèbres, Marguerite Monnot, musicienne qui composa pourtant plusieurs tubes pour Edith Piaf : Milord, Mon légionnaire, L’hymne à l’amour... La ville de Decize est considérée comme le kilomètre zéro du Canal du Nivernais. Mais c’est en réalité à Saint-Léger-des-Vignes, commune limitrophe, que la voie d’eau entame son parcours nivernais jusqu'à Clamecy avant de se poursuivre dans le département de l'Yonne.

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Les remparts de Decize et, en vignette, le fil conducteur de la visite touristique du centre historique, matérialisé au sol par l'emblème
de la ville : le greffier barbicho. © Traces Ecrites
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Le port de Decize porte bien son nom de « La jonction », car il permet de relier le Canal du Nivernais et le Canal latéral à la Loire, et ses petits gîtes colorés. © Traces Ecrites
Bellecomme, le joli nom d’une savonnerie bio et artisanale

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Trouvant dommage de « garder pour soi ce que l’on apprend », la Moldave d'origine Aliona Ditte vient d’éditer un ouvrage "Les secrets d’une savonnière". © Traces Ecrites

Aliona Ditte ne regrette pas d’être partie bien loin des bruits de la ville et de son pays d’origine, la Moldavie, en s’installant avec son mari peintre et sculpteur dans le hameau isolé de Chazault sur la commune de Tintury, à une dizaine de kilomètres de Châtillon-en-Bazois. Son second bonheur fut, sans s’en douter, un licenciement qui la poussa à transformer un hobby, la fabrication de savons, en un projet entrepreneurial. Une formation à l’Université européenne des senteurs et saveurs à Forcalquier, dans le sud de la France, et la voilà experte en saponification à froid, l’une des deux techniques de fabrication des savons. « L’avantage par rapport à la saponification à chaud est, en dehors de la rapidité, l’obtention d’un surgras qui hydrate et protège la peau », explique la dirigeante de la savonnerie Bellecomme.
Avec ses ingrédients fétiches, l’huile de coco et d’olive ainsi que le beurre de karité, Aliona fabrique 600 à 800 kg par an de savons, shampoings, déodorants et baumes solides. Elle tient à bien maîtriser ses volumes, de façon à rester dans le champ artisanal qui sied bien à un réseau de magasins bio et de marchés producteurs situés principalement dans la Nièvre. De ses anciennes fonctions dans le numérique, elle a conservé l’habileté pour animer une boutique en ligne www.bellecomme.com, génératrice d’un tiers de son chiffre d’affaires.

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Un échantillon des savons et shampooings solides de la savonnerie Bellecomme. © Traces Ecrites

 

Pour le gîte et le couvert par Didier Hugue

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• Le Petit Agité (33 B Route de Moulins, 58300 Decize)

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Le Petiti Agité est situé dans les faubourgs de Decize, à deux pas du port. © Traces Ecrites

Après avoir traversé le pont de la Loire, on délaisse une ancienne porte d’octroi pour se retrouver dans les faubourgs, un rien désertés, de la cité ligérienne. La devanture de l’établissement de bouche ne paye pas de mine et les deux salles de restaurant traversantes mériteraient sans doute un léger rafraîchissement. La cuisine efface toutefois vite cette impression visuelle, avec un large choix d’excellentes viandes charolaises, voire écossaise (Angus), ainsi que des salades où le terme copieux relève de la litote. Tentez la franc-comtoise ou la bourguignonne en version maxi et vous demanderez assurément un gourmet-bag. Le service se rend efficace mais devrait tenter plus souvent d’avoir le sourire ainsi qu’une pointe d’humour. L’addition reste sage pour la qualité et les quantités offertes. Les cyclotouristes ne s’y trompent pas après l’effort. Se renseigner et réserver : 03 86 25 22 27 et sur la page Facebook.

• Hôtel-restaurant du Port (La Jonction, 58300 Decize

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L'hôtel-restaurant du Port à Decize. © Traces Ecrites


Ce port de plaisance se situe à la confluence du Canal Latéral à la Loire, du Canal du Nivernais, de l’Aron et de la Vieille Loire. Voilà un bel endroit de type marina pour le gîte et le couvert, aussi surprenant que plaisant avec une vue imprenable sur une large darse et ses nombreux bateaux amarrés. Entre l’hôtel de douze chambres assez confortables, mais pas trop bien isolées, les gÎtes multicolores de deux à cinq personnes, qui peuvent être jumelés, et celui d’étape pour un groupe jusqu’à quinze, le repos est assuré. Le restaurant, doté d’une magnifique terrasse à la belle saison, élabore une cuisine simple et copieuse avec des tarifs plus qu’attractifs. Le menu à 19 € comporte trois plats et la courte carte propose d’excellents morceaux de boeuf comme de l’araignée. La capitainerie assure la location de vélos, de trottinettes électriques et d’un bateau sans permis jusqu’à 12 personnes. Plus d’informations www.port-decize.fr/ port-decize@ccsn.fr et 03 73 15 00 00.

• Le Chardon (Le Bois de Seigne, 58110 Alluy)

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Le restaurant Le Chardon à Alluy, près de Châtillon-en-Bazois. © Traces Ecrites


Depuis une douzaine d’années, Victoria Gordon, dame cuisinière écossaise, officie avec bonheur dans ce qui fut naguère une brocante. Connu alentours comme le loup blanc, le restaurant ravit les palais d’une clientèle cosmopolite. En témoignent des affluences hors-norme, à deux pas de feu la Maison intercommunale du Bazois, hélas devenue un chef d’oeuvre en péril : le bâtiment, conçu comme une réplique d’écluse au gabarit Freycinet (40 mètres) et doté de véritables portes d’écluse, tombe en ruine. Ce qui démontre que la gabegie des fonds publics reste une réalité toujours d’une brûlante actualité, même en milieu rural. Cela ne gêne en rien notre « scottish Cook » qui mitonne de succulentes salades et des burgers à des prix défiant toute concurrence (de 10 à 12 €). Tout le reste de la carte est à l’avenant d’une addition plus que légère. Le lieu propose aussi de l’artisanat du cru. S’informer et réserver : www.lechardon58.com et 03 86 84 03 75.

• Au Foudre du Bazois (2 bis place Pierre Saury, 58110 Châtillon-en-Bazois)

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Deux foudres en location à Châtillon-en-Bazois. © Au Foudre du Bazois


Stéphanie Vin sait tout faire ou presque en matière d’accueil touristique. Côté hébergement insolite, elle dispose de deux foudres (gros tonneaux), ainsi que d'un bateau-gîte. S'y ajoutent des chambres plus classiques d’un confort exceptionnel. L’endroit se veut très connecté. Il offre une vaste salle commune avec jeux de bar que l’on délaisse l’été, au moment du petit-déjeuner, pour s’installer sous une terrasse ombragée. Notre hôtesse supplée par ailleurs au déficit de restauration locale avec une offre de planches, de tartines, de feuilletés, de glaces et gâteaux, en provenance de producteurs de la région. Des repas peuvent aussi être livrés par un traiteur du cru. Idéal pour des soirées-étapes de pure détente et des balades gourmandes en canoë, pédalo  ou paddle sur la rivière Aron qui traverse le bourg. En savoir bien plus : aufoudre58@gmail.com, www.gite-au-foudre-du-bazois.com et 06 18 81 76 50.

• La Guinguette du Port (Le Port, 58110 Châtillon-en-Bazois)

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Le restaurant "La Guinguette" est à l'étage et la base des Canalous au rez-de-chaussée, de cette ancienne maison éclusière, devenue un temps les bureaux d'une scierie. © Traces Ecrites


Le seul restaurant, au sens strict du terme, de Châtillon-en-Bazois aligne ses couverts dans l’ancienne maison éclusière. On y accède par un double escalier extérieur pour découvrir une petite salle de restaurant qui bénéficiera sans doute à terme d’une véranda afin d’en augmenter la capacité (une quinzaine de places aujourd'hui) à la mauvaise saison. Fort heureusement, une vaste terrasse d’été attenante permet d’accueillir jusqu’à une quarantaine de plaisanciers et autres convives, tant l’endroit est couru pour sa cuisine. Car Jérôme Bideaux, l’exploitant, mérite bien sa qualité de chef en proposant des plats régionaux parfaitement élaborés à l’appui d’excellents produits locaux. Les traditionnels que sont les escargots de Bourgogne et les oeufs en meurette à la joue de boeuf tout particulièrement, mais aussi des plus originaux comme les profiteroles fourrées au chèvre. Il est prudent de réserver : www.canal-du-nivernais.com/restaurants/, laguinguetteduport58@gmail.com, et 06 17 97 18 01.

• La Marine (8 route de l’étang, Baye, 58110 Bazolles)

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Le restaurant La Marine à deux pas de l'écluse de Baye. © Traces Ecrites


En bordure du Canal du Nivernais et de l’étang de Baye, Emmanuel Rayer a su créer un lieu convivial et plein de ressources. Car en dehors du restaurant à l'immense terrasse, on peut boire un verre, commander des plats à emporter, acheter des produits locaux, du pain et même s’initier à des cours de danse. « Si l’on veut faire vivre nos campagnes, il faut savoir répondre à de nombreux besoins », assure cet ancien responsable de restaurants parisiens et de tables privées qui n’a pas sa langue dans sa poche. Les viandes sont à conseiller pour leur persillé avec une petite touche d’animation très remarquée, le cérémonial du patron qui sert du poivre à l’aide d’un Peugeot Saveurs mesurant pas moins d’un mètre dix. L’établissement, ouvert 7j/7, accueille de nombreux cyclotouristes, prestement invités à parquer leur engin dans un espace dédié. Fermeture en octobre et de janvier à mi-février. Informations et réservations sur la page Facebook et  emmanuel.rayer58@gmail.com et 03 86 23 15 35.

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