Le groupe haut-rhinois d'ingénierie-réalisation de biens d’équipement et de maintenance pour l’industrie a créé en février dernier une nouvelle société pour proposer à ses clients des prestations en électricité, automatisme et robotique. Grâce à cette treizième filiale, Ergodeveloppement possède désormais une palette de métiers complète. Il a également élargi sa clientèle vers le secteur pharmaceutique.


En moins de deux décennies d’activité depuis Pulversheim (Haut-Rhin), Ergodeveloppement a su se faire une place de choix dans le paysage industriel français, avec plus de 300 clients cumulés dans les secteurs de l’automobile, des transports, de la chimie, de la pharmacie, de l’énergie...

Le groupe emploie 300 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 57 millions d’euros en 2023. Il possède aujourd’hui 13 entreprises réparties dans quatre pays : France, Suisse, Slovaquie et Maroc. L’ensemble de ces sociétés couvrent les trois domaines de l’ingénierie, de la réalisation de biens d’équipement et de la maintenance pour l’industrie.

Ilot robotisé Stellantis
L'automobile demeure un pilier d'activité, dont la part a été ramenée toutefois à moins de 25%. Ci-dessus, un îlot robotisé installé par le groupe chez le constructeur Stellantis.


La treizième branche de la famille ne date que de février dernier. Elle a été créée afin de permettre au groupe de compléter son offre de métiers. Baptisée Ergo Robotom, cette société est spécialisée dans l’automatisme, l’électricité et la robotique. « Jusqu’ici, nous sous-traitions toute cette partie, d'un montant annuel compris entre 1,5 et 2 millions d’euros », précise David Cristini, le dirigeant du groupe.

Depuis deux ans, Ergodeveloppement cherchait à racheter une spécialiste de ce secteur. N'ayant pas trouvé l'espèce rare, il a fini par la créer lui-même. Implantée au siège à Pulversheim, Ergo Robotom emploie pour le moment quatre salariés, mais des recrutements sont en cours. Son objectif consiste à parvenir à 3 millions d’euros avec 20 à 30 salariés d’ici trois ans. 

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« A présent que nous couvrons tous les métiers, nous pouvons gérer l’ensemble du cycle de vie d’un projet industriel »
, souligne le dirigeant. Pour certains clients, Ergodeveloppement assure même la maintenance avec des « bases vie », des ateliers implantés sur site, chez le transformateur d'aluminium Constellium à Neuf-Brisach (Haut-Rhin) et le constructeur automobile Stellantis ou encore au CERN (l'organisation européenne pour la recherche nucléaire) à Genève.

Le groupe alsacien a axé sa stratégie sur le service, la réactivité et la synergie entre ses différentes filiales. « Nous enregistrons peu de turn-over, et le fait d’avoir toujours les mêmes interlocuteurs rassure les clients », constate David Cristini. Très orienté historiquement vers l’automobile, Ergodéveloppement a également réussi à diversifier sa clientèle. « Jusqu’en 2008, cette industrie représentait 70% de notre chiffre d’affaires. Aujourd’hui, sa part est tombée à 20-25% », poursuit le dirigeant.

 

Investissements dans la filiale de l'Ain

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Max Bortolami (à droite) et David Cristini ont co-fondé Ergodeveloppement en 2005. Le premier fera valoir ses droits à la retraite d'ici juin prochain.


Ainsi, le groupe a gagné, ces dernières années, des parts de marché dans l’industrie pharmaceutique. En 2020, au sein de sa filiale EGTIM, il a créé une division Ergo Process Care basée dans la région lyonnaise, destinée à ce marché ainsi qu’à la cosmétique et à la chimie fine. Depuis janvier dernier, cette division est devenue une filiale à part entière. Ergodeveloppement a investi 1,5 million d’euros dans l’achat d’un terrain et la construction de nouveaux locaux pour cette société à Saint-Vulbas dans l’Ain. Les travaux, en cours, doivent s’achever à la fin de l’année.
 

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Après 20 à 30% de croissance annuelle de 2021 à 2023, le groupe s’attend à une stabilisation cette année.
« Mais nous ne sommes pas plus inquiets que ça. Notre progression engendre aussi quelques sujets de préoccupation : des locaux trop petits, des recrutements pas forcément évidents à réaliser… Donc, c’est bien de faire une pause », admet David Cristini. Mais si des opportunités de croissance externe se présentent, Ergodéveloppement les examinera attentivement. « Avec prudence, nous ne sommes pas des obsédés de la croissance. »

Par ailleurs, l’année sera marquée par des changements au sein de la direction : Max Bortolami, cofondateur d’Ergodeveloppement en 2005 avec David Cristini, va faire valoir ses droits à la retraite d’ici juin prochain.

Photos fournies par l'entreprise.

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