Investissement. Lorsque l’on appartient comme Creusot Forge (247 salariés) au cercle très fermé des plus gros producteurs de pièces forgées au monde, les investissements industriels se comptent en centaine de millions d’euros.

La filiale du groupe Sfarsteel, racheté le 8 septembre 2006 par Areva, boucle à peine une enveloppe de 150 millions d’euros, qu’elle réfléchit à réinjecter le même montant dans de nouveaux équipements. «Nous étudions très sérieusement l’installation d’un laminoir circulaire qui nous permettrait de travailler de plus grosses pièces avec des moyens de levage jusqu’à 400 tonnes», explique Jean-Bernard Ville, le P-DG de Sfarsteel. Un terrain vient d’ailleurs d’être acheté dans cette éventualité plus que probable.

Bon climat social

Si ce développement vise tous les marchés de l’entreprise du Creusot (Saône-et-Loire), il s’adresse surtout à celui du nucléaire civil qui représente 60% de l’activité. Car Creusot Forge ouvrage des lingots en acier carbone et inoxydable pour en faire notamment des viroles qui entrent ensuite dans l’assemblage des composants lourds pour centrale, principalement sur le site Areva de Chalon-sur-Saône.

Un bon climat social selon les syndicats, des perspectives de croissance qui se dessinent et un management respecté font du sidérurgiste une valeur sûre de l’industrie bourguignonne. «Depuis 2006, nous sommes passés d’une production annuelle de 22 000 tonnes à 37 000 tonnes de lingots forgés et nous avons embauché plus de 100 personnes», argumente Jean-Bernard Ville.

Crédit Photo : Groupe Sfarsteel

1 commentaire(s) pour cet article
  1. guy gillotdit :

    On retrouve l'ambiance des années 1970-80.Il faut espérer qu il y ait un management financier à la hauteur et surtout une Présidence ayant harmonieusement réglé ses rivalités entre EDF et AREVA ...

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