Hydro Power Plant reprend Hydreo. Nestlé Waters dans l’attente d’une alternative concernant la nappe phréatique des Vosges. M-Énergies muscle son capital. Le sous-traitant automobile FVM Technologies devrait supprimer une centaine de postes. Les industries fromagères de la Meuse recrutent. Première bougie du Club ETI Grand Est. Le Centre International d’Arts Verriers de Meisenthal dans un nouveau décor pour Noël.


• Hydro Power Plant se positionne comme un acteur lorrain incontournable de l’hydroélectricité en reprenant Hydreo Engineering

Le fabricant de turbines électriques Hydro Power Plant (HPP) à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) a annoncé la reprise des activités de son partenaire économique, la société Hydreo Engineering à Saint-Nabord (Vosges). Ce fabricant d’équipements de vantellerie avait été placé en liquidation judiciaire le 13 juin dernier par le tribunal de commerce d’Épinal. 

La reprise répond à un objectif simple, explique Pierre Pisterman, président d’HPP, « créer un acteur lorrain incontournable de l’hydroélectricité en associant les savoir-faire turbines (HPP) et vantellerie (Hydreo) avec une conception et une fabrication entièrement françaises, ce qui n’existe quasiment plus en France ». Le nouvel ensemble totalisera 50 salariés pour un chiffre d’affaires consolidé de 15 millions d’€ environ. Fondé en 1906, HPP exporte ses équipements électromécaniques pour les petites et moyennes centrales hydroélectriques (100 kilowatts à 15 mégawatts) partout dans le monde.

 

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• Nestlé Waters dans l’attente d’une alternative concernant la nappe phréatique des Vosges

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Le groupe puise un quart des volumes d’eaux de source conditionnés localement dans la partie sud-ouest de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI) au sud de Vittel. © Nestlé

MISE À JOUR 23 octobre 2019. Le comité de bassin Rhin-Meuse a entériné la solution de l'agence de l'eau qui consiste à aller chercher les besoins d'approvisionnement du minéralier Nestlé-Waters en superficie de la nappe phréatique des GTI (Grès du trias inférieur). Dans cette dernière, plus profonde, est puisée l'eau potable de la région de Vittel. Un observatoire indépendant devrait surveiller les prélèvements.

Nestlé Waters France attend les précisions du comité de bassin de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse qui se réunit ce 18 octobre, concernant la partie sud-ouest de la nappe phréatique des GTI (Grès du trias inférieur). Ce secteur de l’aquifère situé au sud de Vitell alimente dans les Vosges le minéralier, mais aussi la Fromagerie de l’Ermitage. Or, il souffre localement d’un déficit d’un million de mètres-cubes sur une capacité de trois millions. 

Le scénario d’un transfert d’eau par une conduite de substitution à partir d’une nappe phréatique extérieure au territoire était jusqu’à présent privilégié par la Commission locale de l’eau pour rétablir l’équilibre de la ressource des GTI. La préfecture des Vosges a annoncé le 2 octobre l’abandon de ce projet. « Sa mise en œuvre technique pouvait paraître incertaine. C’est pourquoi, l’État et l’Agence de l’Eau ont travaillé à une solution alternative fondée sur l’optimisation des ressources locales » a indiqué Pierre Ory, préfet des Vosges.  

Pour le Collectif Eau 88, ce principe de « pipelines » n’a jamais constitué une solution crédible. De son côté, Nestlé Waters France précise n’avoir recours à la nappe GTI que pour un quart des eaux de source conditionnées dans les Vosges. Le groupe s’est par ailleurs engagé à y atteindre 30% de réduction de ses prélèvements d’ici 2020.

 

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M-Énergies muscle son capital en vue de nouvelles opérations de croissances externes

Le spécialiste de la maintenance des chaudières individuelles et collectives M-Énergies à Ludres (Meurthe-et-Moselle) a annoncé fin septembre l’entrée à son capital du groupe Turenne. Le fonds accompagnera la société dans la réalisation d’opérations de croissance externe visant notamment à développer ses activités sur l’axe Lille-Lyon.
Le PDG Dominique Massonneau demeure majoritaire à la tête du groupe de 340 salariés (45 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2019).

« Le Groupe Turenne avec Bpifrance sont vraiment d’excellents partenaires pour nous accompagner dans cette croissance, notamment grâce à leur connaissance du secteur et à leur forte présence régionale », s’est félicité le dirigeant.

M-Énergies devrait réaliser quatre acquisitions sur l’exercice 2019. Au moment de sa reprise en 2009 par Dominique Massonneau, la société s’était développée, avec l’appui de Bpifrance, au travers de 20 acquisitions dans les régions Grand Est et Ile-de-France.

L’opération « owner buy out » (rachat par l’intermédiaire d’une holding que le dirigeant contrôle des actions de la société) pilotée par Mazars Corporate Finance voit également l’équipe de management, emmenée par le directeur-général Patrick Steinmetz, monter significativement au capital.  


• Le sous-traitant automobile FVM Technologies devrait supprimer une centaine de postes

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L’entreprise, fournisseur de Renault en carters, est confronté à une baisse de ses carnets de commandes. © JinJiang Sam

Les 140 salariés de FVM Technologies à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle) demeurent dans l’attente d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d’une centaine de postes. Leur entreprise, rachetée en décembre 2017 par le groupe chinois Jinjiang, est confrontée depuis plusieurs mois à une baisse de ses carnets de commandes auprès de son unique client, le groupe Renault. 

La société placée en redressement judiciaire le 29 juillet dernier, est spécialisée dans la fabrication de carters pour les boîtes de vitesses des motorisations diesel. « Un audit industriel et économique sous l’égide de l’administrateur judiciaire devrait nous assurer que Jinjiang n’est pas en mesure de faire davantage que la reprise de 40 emplois », indique Me Ralph Blindauer, l’avocat des salariés. 

FVM Technologies, filiale de Jinjiang Industries Europe, dont le siège est à Tarascon-sur-Ariège (Ariège), devrait en savoir plus sur son sort le 28 octobre prochain. Le tribunal de commerce doit en effet se prononcer sur le plan de continuation. Selon une source syndicale, la juridiction pourrait prolonger la période d’observation de deux mois et permettre aux salariés d’obtenir de meilleures conditions de départ.

 

LCRDijon



• Les industries fromagères de la Meuse affinent leurs besoins en formation avec la région Grand Est

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Les industriels (ici la Fromagerie Henri Hutin) ont coconstruit des formations adaptées à leurs besoins. © Philippe Bohlinger

Dans la Meuse, les industries fromagères et laitières recrutent. Le mois de novembre verra le démarrage de deux formations en production et conditionnement/emballage bâties sur-mesure avec la Région Grand Est. « Nous nous sommes inspirés des dispositifs de formation déjà mis en place dans le cadre du déploiement de la fibre optique », éclaire Frédéric Van Speybroeck, délégué territorial formation à la région Grand Est.
Ces sessions déboucheront sur une certification de qualification professionnelle de la branche agro-alimentaire et une embauche de six mois pour les 24 candidats. Le projet a été construit avec Pôle Emploi, l’École nationale d’industrie laitière Enilbio à Poligny (Jura), le Greta de Lorraine et l’EPL Agro de la Meuse. 

Il y a deux ans, sept industriels avaient alerté la CCI de la Meuse-Haute-Marne sur leurs difficultés de recrutement. Alors qu’ils pèsent plus de 1.100 emplois, ces derniers pâtissent de leur implantation en milieu rural, d’un manque de notoriété et d’une image négative des postes de travail.


polevehiculedufuturtexte

 

Le Club ETI Grand Est souffle sa première bougie

Les entreprises de taille intermédiaire ou ETI se structurent désormais en réseau aussi à l’échelle régionale. Lancé en septembre 2018 en vue de faire connaître les entreprises de 250 à 5.000 salariés du territoire, le Club ETI Grand Est tire son premier bilan. En un an d’existence, la structure a fédéré 36 ETI représentant un chiffre d’affaires de près 12 milliards d’€ et plus de 46.000 salariés.

Le club ETI Grand Est œuvre notamment sur quatre chantiers prioritaires aux yeux de ses adhérents en partenariat avec la Région Grand-Est : la formation et le recrutement, l’attractivité, l’innovation et la transformation digitale et les mobilités. 
Associé au Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), le Club ETI Grand Est est présidé par Georges Lingenheld, président du groupe lorrain éponyme qui emploie 500 personnes pour un chiffre d’affaires de 155 millions d’€. 
Le club prépare le 19 novembre un événement de rentrée en partenariat avec le METI et la Région Grand Est.


• Le Centre International d’Arts Verriers de Meisenthal dans un nouveau décor pour Noël

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Le Centre International Verrier de Meisenthal s'associe avec des designers pour créer des collections. Ici, une signée Rafaelle David. © Guy Rebmeister

Le samedi 19 octobre, le Centre International d’Arts Verriers (CIAV) inaugure la première tranche de travaux de rénovation et d’extension du site verrier de Meisenthal, en Moselle. Elle porte sur la construction, entre les bâtiments historiques, d’un nouvel atelier de travail à chaud doté de deux fours de fusion de 200 et 400 kg, et d’espaces sociaux. Les 8 souffleurs de verre épaulés par des verriers saisonniers lors des périodes de forte activité (Noël notamment) seront rejoints par 2 ou 3 autres l’an prochain.
Les travaux destinés à faire face à l’augmentation constante de la fréquentation du site verrier (60.000 visiteurs en 2018 qui assistent à la fabrication de boules de Noël vendues sur place) ont également concerné une salle de spectacles de 340 places assises et 730 debout pour accueillir des concerts. La première étape du nouveau parcours de visite a également été réalisé avec une mezzanine surplombant la grande halle contenant les anciens fours.
La dépense supportée pour plus d’un tiers par la Communauté de Communes du Pays de Bitche, propriétaire des bâtiments, avec le concours de la Région Grand Est, du Département de la Moselle et de la Drac (ministère de la Culture) et, pour les équipements, la Fondation Bettencourt Scheller, s’élèvent à 9,7 millions d’€ sur un total de 14,48 millions d’€. Dans un an, un nouvel accueil-billetterie-boutique sera mis en service et au premier semestre 2021, le musée du verre sera rénové. C.P.

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