La nef haute de l'église des Grésilles.  Photo Jean-Christophe Tardivon.
La nef haute de l'église des Grésilles.
Photo Jean-Christophe Tardivon.

EVASION. Dernièrement, le conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement  (C.A.U.E) de Côte-d'Or a organisé un parcours de découverte d'églises contemporaines autour de Dijon.

L'église Sainte-Bernadette, dans le quartier des Grésilles a récemment été classée aux monuments historiques.

Le centre Albert Decourtray, dans le quartier de la Toison d'Or est victime de son succès.

L'église Saint-Just-de-Bretenières à Talant vient d'être restaurée.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

- L'église Sainte-Bernadette, quartier des Grésilles.

Marguerite Sutter met beaucoup d'elle-même lorsqu'elle fait une visite guidée. Cette fidèle de la paroisse a vu naître l'église Sainte-Bernadette en 1964, dans le quartier alors tout neuf des Grésilles. Insoupçonnable de l'extérieur, sa capacité d'accueil de 2000 personnes était à la dimension des ambitions du quartier qui n'a jamais atteint les 25 000 habitants escomptés.

« Elle était pleine les dimanches », se souvient celle qui fréquentait l'église des enfants, jolie crypte toute blanche implantée sous la nef principale.

Aujourd'hui, raconte t-elle, même les récitals de la paroisse ou associatifs ne la remplissent pas. Normal, la majorité de la population du quartier pratique la religion musulmanne.

Joseph Belmont, son architecte - qui fut le conseiller aux grands projets architecturaux de François Mitterrand- lui a donné une impressionnante clarté avec un chemin de verre tout autour et une toiture de brise-soleil en aluminium entièrement transparente de l'intérieur.

Mais c'est à l'interprétation architecturale des principes du concile Vatican II (qui recommande l’ouverture de l’église sur le monde) qu'elle doit son classement aux monuments historiques et le label Patrimoine XXème siècle.

Soutenue par les 12 piliers d'acier symbolisant les 12 apôtres, la vaste nef conçue comme une tente, donne une parfaite visibilité à l’autel.

Visites guidées sur demande pour les groupes toute l'année et du 14 juillet au 15 août également pour les particuliers : 03 80 71 58 35.

Photo Jean-Christophe Tardivon.
Photo Jean-Christophe Tardivon.

- Le centre Albert Decourtray, quartier de la Toison d'Or.

Plus récent (2003), le centre Decourtray, place Grandville, n'est pas qu'une église. Des salles banalisées destinées à des activités en marge des célébrations cultuelles côtoient une petite chapelle, déjà sous dimensionnée à cause du "développement exponentiel du quartier", témoigne un fidèle.

« Le challenge était de faire un bâtiment modeste qui impose sa présence dans le quartier », expose Jean-François Picoche, son architecte qui l'a réalisé en 2003.  La traduction est un volume cylindrique qui s'enroule en spirale autour de la croix et de l'oratoire.

La chapelle de 30 m2 s'agrandit avec un inattendu système de cloisons coulissantes que l'on trouve plus souvent dans les salles de congrès. De larges baies aux vitraux multicolores et le puits descendant du sommet éclairent abondamment l'espace circulaire de lumière naturelle.

Ouvert tous les jours.

Photo Traces Ecrites.
Photo Traces Ecrites.

- L'église Saint-Just- de-Bretenières à Talant.

La démolition récente de la station service qui lui faisait de l'ombre révèle cette église construite en 1990, à l'entrée d'une zone commerciale (3 place Abbé Pierre). Trois cylindres symbolisant le Père, le Fils et le Saint-Esprit bornent le terrain étroit, prolongé d'un jardin, en cours de réalisation.

Cinq formes géométriques composent l'architecture de l'édifice chapeauté d'une structure métallique cruciforme, d'un chapeau en bois décalé sur le côté, et à l'écart, d'un petit oratoire tout rond dont le miroir fish eye au plafond reflète l'église perchée du bourg ancien.

Agrandie récemment de salles annexes, l'église montre une facette très originale à l'intérieur, jusqu'aux sièges dessinés par l'architecte Philippe Blanchard.

« Il n'y a qu'un seul angle droit dans le nef, le reste est tout en courbes, une forme qui contribue à l'acoustique sans aucun écho », narre l'architecte. Douze cubes de lumière symbolisent ici les douze apôtres.

En hommage à Saint-Just-de-Bretenières, fils d'une famille de magistrats de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et missionnaire en Corée au 19ème siècle, un dessin sur soie réalisé par une artiste coréenne est entrée dans l'église à l'occasion de l'inauguration de sa restauration  en février dernier.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. COUEDORdit :

    Il serait intéressant d'avoir une carte de ces églises pour pouvoir les visiter.

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