Les deux journées portes ouvertes, des 23 et 24 septembre dernier chez Vernet-Behringer, sur le site de production dijonnais du fabricant de machines-outils, ont offert tant une respiration industrielle qu’un appel économique du grand large salutaires en ces temps troublés, ponctués de repli sur soi, d’annulations en tous genres, d’interdictions décrétées d’être et d’agir. Tour d’horizon..., aussi en images.

 

Pascal Denis, PDG de Vernet-Behringer, fabricant de machines-outils pour les charpentiers métalliques, les serruriers métalliers et les pylôniers, depuis l’été filiale à 100% de son ancien actionnaire minoritaire l’Allemand Behringer (Notre article du 7 septembre : ici), n’est pas peu fier du résultat. « Nous allons totaliser sur deux jours (Ndlr : les 23 et 24 septembre dernier) pas moins de 125 personnes de toutes la France et de quelques pays étrangers. C’est une belle réussite en la période actuelle. »

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Mais attention, respect des gestes barrières oblige : port du masque obligatoire, distribution de gel hydroalcoolique et prise de température. Des petits groupes constitués sillonnent les allées de la vaste halle de l’entreprise dijonnaise, dans la zone Cap Nord, pour découvrir les dernières innovations. Trop occupé, Lionel Robelin, le directeur général technique, fait signe de le retrouver un peu plus tard lors du moment de convivialité.
Bruno Bruschera, le directeur des études mécaniques, décortique un bel engin, baptisé HD-X evo2, la toute dernière génération de cette gamme née en 2011. Il s’agit d’une perceuse automatisée, sachant aussi fraiser, tarauder, rayer, cisailler, marquer, lamer poinçonner et scier.

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Le dernier né des équipements multifonctionnels de Vernet Behringer. © Traces Ecrites


« Un seul opérateur la conduit lorsqu'elle est semi-automatique et nécessite chargement de matière et déchargement des pièces », explique-t-il. Mais dans le jargon, elle peut aussi être « full »,
à savoir travailler seule et en temps masqué. Tout l’intérêt et, marque de fabrique maison que l’on retrouve aussi chez Behringer, tient l’absence de vibrations, gage de longévité de l’équipement et de fiabilité du résultat, assure le fabricant.

 

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Avec pareil savoir-faire, pourquoi Vernet-Behringer ne propose t-il pas ses compétences à d’autres secteurs d’activité ? Lionel Robelin donne la réponse. « Nous le faisons avec notre centre de découpe plasma, mais rien n’est évident au niveau du marché mondial et il faut savoir se diversifier intelligemment sans perdre ses fondamentaux. »

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Une des pièces entièrement usinées en plusieurs passes sur la dernière génération de la gamme de perçeuse HD-X. © Traces Ecrites


L’industriel mise aussi sur la synergie avec d’autres fabricants de biens d’équipement : le Franc-comtois Spaleck Industries - aujourd’hui dirigé par Lise Cuenot - pour ses tonneaux d’ébavurage, le Canadien (Québécois) AGT Robotics qui commercialise une cellule robotisée de soudage de poutrelles métalliques, mais également l’Allemand Jasen Maschinen, spécialisé dans les perceuse mono-broche pour profilés.

 

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Reste un partenariat naturel et renforcé depuis le rachat tout récent de l’entreprise dijonnaise par l’allemand Behringer, numéro un mondial de scies pour l’univers métallique (*). André Laurent, le  directeur commercial France, virevolte entre les différentes scies qu’il décrit par le menu : scies circulaires verticales, à ruban pivotantes, scies plus classiques dite à fraise, équipements de sciage à usages multiples.

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André Laurent en train de programmer l'une des dernières scies industrielles sortie des ateliers de l'ETI allemande Behringer. © Traces Ecrites


Ce professionnel, qui dirige une équipe de huit personnes aujourd’hui, est intarissable sur le sujet. « La France est un marché sur lequel nous misons », confesse-t-il. Un savant mariage de couleur au final entre le rose-fraise de Behringer et le bleu-roi de Vernet.

(*) Behringer Gmbh, implanté à Kirchardt (Bade-Wurtemberg) est un spécialiste de la scie industrielle pour métaux ferreux et non ferreux et atteint les 70 millions d’€ de chiffre d’affaires en s’appuyant sur une équipe de 450 collaborateurs et des filiales en Allemagne, France, Grande-Bretagne, USA et Chine.

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Le dernier des tonneaux d'ébavurage de Spaleck Industries. © Spaleck Industries

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