SIDÉRURGIE/BOURGOGNE. Le site bourguignon investit 5 millions d’€ pour répondre à une importante commande de 15 000 tonnes de tôles plaquées, destinée à un complexe pétrolier en mer Caspienne.

Son marché porteur le conduit aussi à recruter en moyenne une cinquantaine de personnes par an.

 

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Et de deux ! Après avoir déjà fourni 5400 tonnes de tôles plaquées pour l’extension du complexe pétrolier Zakum, situé aux Émirats arabes unis, Industeel Le Creusot (Saône-et-Loire) récidive.

 

Le sidérurgiste, filiale du groupe ArcelorMittal, va livrer 15 000 tonnes du même produit pour des clients tubistes dédiés à équiper le gisement pétrolier Kashagan, localisé en mer Caspienne et sous les eaux territoriales du Kazakhstan.

 

Si le premier contrat était supérieur à 15 millions d’€, l’entreprise préfère garder confidentiel le montant du second qui devrait toutefois friser, voire dépasser, les 40 millions.

 

Haute technologie

 

Pour assurer une telle commande, un investissement de 5 millions d’€ a été lancé. « L’extrême complexité de mise en œuvre des tôles plaquées avec pas moins de 150 opérations différentes l’impose », souligne Yannick Pinneur, le directeur industriel.

 

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Industeel Le Creusot est l’un trois sidérurgistes au monde, avec un Japonais et un Autrichien, à maîtriser ce savoir faire. Car une tôle plaquée est composée d’une base en acier au carbone sur laquelle l'inox est appliqué par une pression de 6000 tonnes.

 

 « On combine ainsi les propriétés optimales de plusieurs types d'aciers différents pour répondre à des contraintes très fortes de corrosion et des caractéristiques chimiques, comme mécaniques, très précises », précise le directeur industriel. 

 

En raison du petit nombre d’opérateurs dans cette technologie pointue, le marché de la tôle plaquée se porte très bien. L’unité bourguignonne recrute en moyenne chaque année une cinquantaine de personnes, soit à l’issue d’un CDD ou d’un intérim, soit en embauche directe.

 

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L’ensemble du personnel, soit actuellement 815 CDI, bénéficie d’un important programme de formation continue qui va jusqu’à 5% du temps de travail avec des formateurs en interne.

 

Une offre globale

 

Le Creusot est l’un des trois sites de production intégrés d’Industeel avec ceux de Rive de Gier (Loire) et de Charleroi (Belgique). Il réalise 347 millions d’euros de chiffre d’affaires (*) et a produit l’an dernier 117 000 tonnes de différentes tôles et lingots.

 

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Comme autre atout, il accueille le centre de recherche et développement de la filiale d'ArcelorMittal, où travaillent 50 ingénieurs et techniciens, ainsi que 12 doctorants. « Ce qui nous permet de fournir à nos clients une offre globale, tant en co-conception, solutions de soudage ou encore dans le choix des bons matériaux », argumente Yannick Pinneur.

 

Toutes les fabrications issues du Creusot intéressent à 80% de gros centres industriels, notamment du secteur de l’énergie : pétrole et nucléaire qui représentent la moitié de l’activité.

 

(*) De son côté, la filiale Industeel et ses cinq unités atteint les 785 millions d’€ de chiffre d’affaires pour une production annuelle de 314 000 tonnes.

 

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Crédit photo : ©Industeel - Charles Edouard Veron.

 

 

 

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Baltazar21dit :

    Même si Yannick Pinneur a quitté son pays natal (outre outre-Quiévrain) pour rejoindre la Bourgogne dont il apprécie follement la douceur de vivre et ses vins (avec modération), ce n'est pas une raison pour le rebaptiser Yannick Pinnard

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