JOUET. La filiale française de l’Allemand Simba Dickie consacre 10 millions d’€ à un entrepôt logistique entièrement automatisé et informatisé à Moirans-en-Montagne (Jura).

Le nouveau bâtiment remplacera d’ici à une année les six sites existants, répartis dans l’Ain et le Jura.

Cet investissement succède aux 20 millions d’€ déjà injectés dans l’outil de production en quatre ans et demi.

Il s’inscrit dans une conjoncture stable, voire en léger retrait.

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Après avoir déjà dépensé 20 millions d’€  pour moderniser son outil industriel, Smoby Toys, filiale depuis 2008 du groupe familial allemand Simba Dickie, revoit aujourd’hui toute sa stratégie logistique.

Un entrepôt de 25 000 ou 30 000 m2 succèdera d’ici à un an aux six actuels, répartis dans le Jura et l’Ain tout proche.

L’investissement s’élève à 10 millions d’€ et n’entraînera aucun licenciement parmi les 41 emplois dédiés à cette activité du premier fabricant français de jouets.

«Les conditions de travail seront moins pénibles, l’activité lissée sur toute l’année, nos flux plus cohérents et au final les délais de livraison raccourcis de plusieurs jours», évoque Thomas le Paul, directeur général de Smoby Toys.

Un actionnaire très patient

L’entreprise exploite deux unités de production dans le Jura : à Moirans-en-Montagne et Arinthod. Elle bénéficie aussi d’une usine en Espagne qui emploie près de 70 personnes et des implantations commerciales en Italie et à Hong-Kong.

Le fabricant réalise 120 millions d’€ de chiffre d’affaires avec 450 personnes en France. Son activité consolidée s’élève à 145 millions d’€, avec 600 salariés.

Il propose tous les ans deux collections renouvelées à hauteur de 20 à 25% grâce à la trentaine de personnes affectées à la R&D, au graphisme et au design.

La nouvelle poupée maison, un rien malicieuse, pour ne pas dire terrible, en ce qu’elle exprime des émotions, démontre cette volonté d’innover. «Vous savez, elle va jusqu’à tirer la langue», avoue le dirigeant.

Les exportations représentent 40% des ventes. Si Smoby Toys, redevenue rentable, réorganise progressivement toutes ses politiques, elle le doit à son actionnaire d’outre-Rhin.  «Michael Sieber est un homme qui mise sur le long terme et ne réclame pas de dividendes», confesse Thomas le Paul.

Le dirigeant d’outre-Rhin a raison de jouer la patience sur un marché actuellement moins porteur, après des millésimes 2010 et 2011 bien orientés, offrant respectivement +3% et +6% de croissance.

Les statistiques disponibles à fin août montrent un recul de 2,2% des ventes et les professionnels s’interrogent sur Noël, leur haute saison qui représente 60% de l’activité.

A noter aussi comme tendance forte que les ventes en ligne ne cessent de progresser. Elles atteignent 10% du chiffre d’affaires pour la profession en France, mais déjà 22% en Allemagne et 23% au Royaume-Uni.

Pour en savoir plus sur Smoby : France 3 Franche-Comté : la mutation de Smoby

Crédit photos : Smoby Toys

1 commentaire(s) pour cet article
  1. moreaudit :

    Dommage que cela se soit fait avec une Énorme casse sociale ; ce dont on ne parle plus, déjà oubliés c'est facile de se gargariser à présent. Ceux qui ont été debarqués ont parfois donné plus mais bon il fallait avoir les bons leviers..., au détriment d'autre chose. (à méditer)

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