RESTAURATION DE COLLECTIVITÉ. L’entreprise SHCB, très présente en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, investit 3 millions d’€ pour reconstruire deux de ses huit cuisines centrales, dont une à Dijon (Côte-d’Or).

Maxime Bobbia, 34 ans, président de la Société Hôtelière de Collectivités Bobbia (SHCB), rayonne de joie de vivre et de dynamisme. Et il le prouve en multipliant les projets de développement.

Son entreprise, implantée à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et spécialisée dans la restauration collective, reconstruit deux des huit cuisines centrales qu’elle exploite en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes.

Un site de 800 m2 remplacera début janvier 2012, à Dijon (Côte-d’Or), celui de Beaune, distant d’une quarantaine de kilomètres dans le même département et jugé obsolète.

Ce nouvel outil permettra de produire entre 6000 et 8000 repas par jour. La quinzaine de salariés beaunois a accepté de suivre le déménagement sur Dijon et, lors de la mise en service, cinq postes supplémentaires seront créés.

Une opération similaire, opérationnelle en mars prochain se déroule, à Viry (Haute-Savoie). L’investissement pour chacune de ces unités s’élève à 1,5 million d’€.

SHCB, qui réalise 27 millions d’€ de chiffre d’affaires, emploie 500 personnes et fabrique environ 6 millions de repas par an, pointe à la dixième place nationale des entreprises de son secteur. Elle caresse l’objectif de devenir ces prochaines années l’une des cinq premières.

Le bio : un axe de plus en plus porteur

«Sachant que si les marchés des entreprises et du scolaire deviennent de plus en plus matures, ceux des maisons de retraite, des établissements de santé : cliniques, hôpitaux…, et des crèches, progressent», explique Maxime Bobbia.

Pour parvenir à ses fins, le cuisinier de collectivité privilégie l’activité de restauration sur place et agit alors comme prestataire dans les locaux de ses clients à l’issue de l’obtention d’un contrat de délégation, notamment de service public.

Il travaille à partir d’agence multirégionales, dont plusieurs seront créées pour mieux couvrir le territoire national, en dépêchant du personnel.

Mais l’entreprise n’en oublie pas pour autant le métier plus traditionnel du repas livré, où elle intervient dans un rayon d’une centaine de kilomètres à partir de ses sites de production.

Deux cuisines centrales devraient ainsi voir le jour avant 2016, au sud de Paris et dans le midi (entre Marseille et Montpellier). «Pour celle de Dijon, nous venons de décrocher la restauration scolaire de la ville de Talant», précise le dirigeant.

SHCB trouve un axe porteur et qui séduit de plus en plus en introduisant près de 20% de produits bio dans ses repas, en référence au Grenelle de l’Environnement 2012.

«Nous nous approvisionnons en France, mais ce n’est pas évident car les filières ne sont pas encore assez structurées, alors qu’il serait tellement plus facile de le faire à l’international», argumente Maxime Bobbia.

Crédit photo: SHCB

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