NTIC. A l’occasion des Rhénatic Days, le 9 juin à Mulhouse où ont exposé 20 entreprises alsaciennes, l'association Rhénatic s'est affirmée comme la structure de référence pour fédérer le monde des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) d'Alsace.

Rhénatic change de braquet. Née comme groupement informel fin 2006, la structure de promotion et représentation des NTIC en Alsace s’est transformée en association en janvier dernier, quelques jours après avoir décroché le statut de "grappe d’entreprise" auprès du gouvernement.

Elle se sent légitimement pousser des ailes car elle regroupe une centaine d’entreprises, soit 20 % du périmètre NTIC alsacien, et espère gagner de nouvelles recrues. Notamment dans le Bas-Rhin, pour ne pas être assimilée à une porte-parole du seul Sud-Alsace où elle est née et a son siège (à Mulhouse).

«Nous approchons de l’équilibre 50/50 entre les deux départements au niveau des adhérents», indique Patrick Hett, le président de Rhénatic et PDG de Kimoce (logiciels de gestion) à Mulhouse.

Son statut nouveau de grappe, l’association entend le capitaliser auprès des pouvoirs publics, pour se poser comme leur expert de référence, garant du sérieux de telle ou telle entreprise ou de la validité technique de tel ou tel projet. chaque adhérent signe une charte de qualité dont le bureau de Rhénatic veille au respect.

E-marketing, e-réputation et green business

Elle entend amplifier son rôle dans le financement des entreprises NTIC, sous deux formes. Fin 2011, un Fonds de garantie spécifique au secteur d’activité complètera le conseil aux organismes financeurs, comme les fonds d’investissements de la Région Alsace et ceux de business angels locaux. Rhénatic est prête à assurer la gestion de ce fonds, que certains de ses membres pourraient alimenter.

S’agissant des compétences, le pôle Rhénatic se veut polyvalent par nature :  Internet, multimédia, solutions logiciels, sécurité des systèmes, infrastructures et réseaux, fourniture d’accès… Elle œuvre aussi pour que les PME puissent sauter dans le train des appels d’offres remportés par les grands groupes.

Quelques spécialités sont néanmoins susceptibles de caractériser l’Alsace à l’échelle nationale : le e-marketing et l’e-réputation, objets des travaux de Cogifactory, un centre de brainstorming unique en son genre en France, ou encore, le green business sous la bannière Rhenergy. «Les TIC peuvent diminuer de 15 à 20 % la consommation d’énergie sans même changer le comportement de l’utilisateur», avance Patrick Hett.

La 1ère licence professionnelle référenceur web

Les liens avec les universités alsaciennes sont bien établis. Le constat est plutôt rassurant dans ce domaine high tech. Ils peuvent encore s’intensifier, selon le président de Rhénatic.

«Au niveau de la formation, nous avons bien avancé, jusqu’à construire en commun avec l’Université de Haute-Alsace, la première licence professionnelle de France dédiée au métier de référenceur web. Mais dans les relations pour la recherche-développement, nous pouvons encore mieux faire ».

Rhénatic ne se conçoit pas comme une île alsacienne. Membre du cluster national France-IT, elle tisse une coopération avec des homologues en Suisse en Allemagne. Et, de ce côte-ci de la frontière, avec l’association homologue Franche-Comté Interactive.

Rhénatic en chiffres

100 entreprises adhérentes, représentant 4.000 salariés et 220 millions d’euros de chiffre d’affaires.

1.800 heures de formation mutualisées depuis la création fin 2006.

http://www.rhenatic.eu

Photos: Christian Robischon

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