
ETANCHÉITÉ. Fabricant de joints d'étanchéité pour l'industrie, Repack-S affiche de dévorantes ambitions : une croissance de 20 à 30% par an, en se positionnant sur les marchés à l'export.
Transmise en 2011 à un groupe d'anciens entrepreneurs, la PME de Cuisery (Saône-et-Loire) parie sur des innovations brevetées et une incursion dans le secteur promoteur de l'aéronautique.
Le 8 avril, Christophe Rodriguez, le directeur général a ouvert les portes de l'entreprise aux adhérents du club Atouts Bresse Entreprises (*), porté par l'agence de développement économique Bresse Initiative.
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Insoupçonnables, les joints d'étanchéité que Repack-S fabrique sont pourtant présents presque partout, dans les usines et les gros équipements industriels.
On les trouve dans les lignes de soufflage des bouteilles chez les minéraliers, les turbines des centrales hydroélectriques, les vannes des plateformes pétrolières, les stations de recompression des gazoducs, les chaînes de peinture de l'industrie automobile etc...
La visite de l'atelier d'usinage attestent de la diversité de la demande. Ici, une machine à commande numérique taille un joint de 1,6 millimètre. Là un bras articulé s'attaque à une pièce de 2,5 mètres de diamètre.
La taille se fait directement dans les blocs de matière plastique synthétique : polyuréthane, élastomère, thermoplastiques.
Compte tenu de sa dimension (4,6 millions d'€ de chiffre d'affaires, 35 salariés) face à des géants de l'industrie, la PME a fait du sur-mesure sa spécialité.
« Nous contrôlons 100% de notre production, ce qui serait impossible avec de la grande série », affirme Christophe Rodriguez, le nouveau directeur général, en poste depuis un an.
En croissance régulière depuis 7 ans - sauf un léger recul en 2009 -, Repack-S voit l'avenir en rose. Dans les cinq années à venir, l'entreprise vise une croissance annuelle de 20 à 30%.
Ce potentiel de développement se trouve dans de nouveaux segments de marché et à l'international.
Parce que « il serait insensé de ne pas profiter du dynamisme du secteur de l'aéronautique », Repack'S affichera bientôt les normes de l'aérospatiale.
Le directeur général compte aussi inverser l'origine du chiffre d'affaires en développant les ventes à l'export, essentiellement en Europe, de 30% aujourd'hui à 70, voire 80% du chiffre d'affaires.

Des joints d'une taille infinie
Pour ce faire, Repack-S s'appuie sur des innovations. Le dernier brevet « encore à optimiser » porte sur un procédé d'aboutage des joints. Basé sur l'injection de matière plastique, il permet de fabriquer des linéaires « de dimension infinie » sans aucun moule.
La conception des solutions sur-mesure se fait désormais sur des outils numériques de pointe qui permettent de modéliser le comportement des joints et d'optimiser leurs profils.
Puisse t-il ne pas attendre 10 ans, s'est inquiété le dirigeant, pour voir la Bresse équipée de fibre optique…
Mise au point sous la précédente direction, une autre technique renforce l'étanchéité entre un gaz et un liquide, ce qui lui vaut une fiabilité même dans les régions sismiques.
Créée par Jean-Marc Cazier en 1997 sous la forme d'un négoce de joints d'étanchéité, Repack-S a changé de main en 2011 à l'occasion du départ à la retraite de son fondateur.
Elle est aujourd'hui l'affaire d'un groupe de business angels bourguignons : des anciens industriels du cru.
(*) La prochaine rencontre Atouts Bresse Entreprise se déroulera le 24 juin 2013, chez le transporteur Norbert Dentressangle à Cuisery (Saône-et-Loire).









































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